Le savoir, la connaissance et la sagesse.

Le savoir, la connaissance et la sagesse.

Triflexe ACTDans mon métier, je rencontre de nombreuses personnes qui sont piégées par leur intelligence. J’ai moi-même été dans ce cas de nombreuses années sans réellement comprendre le piège.

La première question qu’on peut se poser à ce sujet c’est qu’est-ce que l’intelligence ? Eh bien, c’est notre capacité à régler des problèmes. Sur ce point tout le monde semble d’accord. Il y a plusieurs types d’intelligence e fonction du type de problèmes que nous voulons régler. L’intelligence cognitive, émotionnelle, situationnelle, et j’en passe. Nous en voyons apparaitre de nouvelles régulièrement, car il n’y a pas de limites à la recherche de nouveaux problèmes à régler pour notre intelligence. Et à chaque fois, on essaye un nouveau type de manière de régler les problèmes.

Certains terrains sont des pièges à notre intelligence d’ailleurs, car la méthode la plus simple pour régler un problème c’est … je vous le demande ? C’est de la supprimer !

Par exemple : Vous avez un problème qui est de ne pas être à l’aise quand vous prenez la parole en public … Pour le régler il suffit de … ??? Alors ??? IL SUFFIT D’ÉVITER D’AVOIR A LE FAIRE ! et le tour et joué. 😉 C’est malin, hein ?

Un autre exemple : Je ne sais pas comment a été créé l’univers… J’évite le problème en créant un mythe ! J’appelle cela religion et je mets en place un dogme qui empêche de se poser la question. Et hop ! L’affaire est réglée …. J’ai, d’ailleurs, par ce biais réglé tous les problèmes que je pouvais me poser au niveau éthique… Plus de problèmes puisque c’est écrit dans un livre qui donne la solution… J’évite le problème !

Certains de mes lecteurs religieux vont m’en vouloir pour cet exemple qui illustre bien notre capacité à éviter les problèmes. Et cela illustre bien aussi comment on s’en crée d’autres en voulant éviter les premiers… Puisque maintenant ils ont un autre problème … C’est tous les gens qui comme moi ne croient pas à leur religion… Boooouuuuhhhh… On en sortira jamais ?

Ben si, il suffit pour cela d’aller au-delà du piège de l’intelligence, de dépasser le cap du savoir… De passer au niveau de la connaissance. C’est-à-dire que connaissance est un mot composé de « CO », et de plus loin, « NAISSANCE ». Donc comme si vous aviez eu cela avec la naissance. Comme votre tête, vos bras, vos jambes, etc.. Et donc que cela est complètement intégré à qui vous êtes.

Comment faire ? Simplement comme vous avez toujours fait pour intégrer qui vous êtes. C’est à dire en le vivant !

Un exemple est la « pleine conscience » ! On peut lire un livre sur la pleine conscience, voire sur la méditation de pleine conscience et tout savoir sur celle-ci sans rien en connaitre. Vous n’avez pas essayé ? Vous ne pratiquez pas ? Alors vous ne connaissez pas… C’est pareil que pour le sexe ! Vous pouvez lire des livres à ce sujet, et même voir des films… cela ne remplacera jamais de le vivre ! Et c’est pour cela que tant de jeunes (et de moins jeunes) aujourd’hui se font piéger par les films pornos… Puis après viennent me voir avec des problèmes de libido… Pourquoi ? Parce que ce n’est pas leur fantasme, mais les fantasmes des autres qu’ils ont dans la tête ! Et ils ne savent pas créer leurs propres fantasmes. Ou alors ils se font piéger, par des théories fumeuses sur la liberté dans le couple et le libertinage… Souvenez-vous du livre de Choderlos de Laclos, « les liaisons dangereuses »… Combien de couples viennent me voir après s’être brulé les ailes en croyant tout connaitre… Et s’en mordent les doigts… « Mais dans les livres que j’ai lus, ce n’était pas décrit comme ça… Moi je suis jaloux (se)… Et nous en souffrons tous les deux… » me disent-ils.

Dans un article précédent, je vous expliquais comment jeter l’ancre dans le présent. Donc vous savez le faire…. En théorie ! Mais avez-vous testé ? Vous vous souvenez de la méthode générale de la pleine conscience ? Il suffit d’observer… Vous l’avez fait ?

Comment observe-t-on le présent ? A priori c’est simple, il suffit d’observer 3 choses :

  • Le monde qui vous entoure. (par exemple les sons autour de vous)
  • Vos sensations physiques (sans aucun jugement)
  • Vos idées qui passent, jugements, projets, idées bloquantes, croyances

Puis recommencer… Et prendre conscience que certaines choses sont hors de vous, et d’autres en vous, puis vous apercevoir que vous observez… Votre intelligence… Votre corps… Votre environnement… Donc vous n’êtes pas ce que vous observez… Vous pouvez alors comprendre que vous n’êtes pas « vos pensées »… Alors qu’êtes-vous ? Ça donne le vertige non ?

Essayez… Vivez-le puis … Vous pourrez alors choisir de passer au-delà de cette connaissance et de passer à l’action. La connaissance en action c’est le premier pas vers la sagesse….

Vous voyez le topo ? Savoir puis connaissance et enfin … Peut-être, éventuellement sagesse.

Allez on commence par un premier bout ? Le savoir c’est quoi l’instant présent ? Je vous propose un extrait d’un film « le guerrier pacifique » où cela est magnifiquement illustré. C’est à vous ensuite !

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=pyv6pWP7fsI]

Les naufragés du développement personnel.

Les naufragés du développement personnel.

ile-deserteLe développement personnel mal compris, mal vécu, est dangereux. Il est même très dangereux ! Je l’affirme, je confirme et je signe.  combien de personnes en déroute j’ai rencontré dans mon passé professionnel.Aujourd’hui, combien je rencontre de personnes qui sont « perdues » qui se sentent seules, abandonnées incomprises. Et pourtant, combien de travail « sur elles » ont-elles fait ?

Je les appelle, aujourd’hui, les naufragés du développement personnel. Ces personnes ont suivi une formation de coach, ou autour d’un outil comme la PNL, l’analyse transactionnelle, le communication non-violente, et j’en passe et des meilleures. Si vous regardez de près leurs CV, ce sont des personnes qui ont passé ces dernière années à apprendre à se développer.

Mais autour de ces formations malheureusement, il y a beaucoup de pièges. Je ne veux pas dire que les formateurs ne sont pas bons. Oh non ! Ils sont bons ! Techniquement certains sont même meilleurs que moi dans des domaines où je me considère comme techniquement au top. Je ne remets pas en cause leur technicité, ni leur bienveillance, ni d’ailleurs leurs compétences pédagogiques. Je remets simplement en cause leur spécialisation !

Pourquoi ? Parce que le développement personnel n’est pas une fin en soit ! Parce que la PNL n’est qu’un outil, et si vous avez un bon outil et même le meilleur outil qui soit. Si vous ne savez pas ce que vous voulez en faire, vous n’en ferez rien.

Vous pouvez avoir une table à dessin, le meilleur papier, des crayons de qualité, et en plus savoir dessiner si vous n’avez pas d’idées, vous n’aurez pas de résultat.

La grande question est « Pour quoi faire ? ». Une autre question est « A quoi ça sert le développement personnel ? » On pourrait même se poser la question « à qui ça sert ? »

Souvent la réponse que je reçois est « Pour être soi-même ! » ou bien »Pour s’affirmer » ou « Pour avoir confiance en moi ou d’augmenter mon estime de moi (on ne sait pas trop en fait) » Et hop c’est parti pour un naufrage annoncé ! Pourquoi ? Parce que pratiquement l’ensemble des objectifs annoncés ne sont pas des raisons suffisantes pour faire un travail de développement personnel. Et donc les solutions proposées correspondent à la demande et termine par une série de « règles de bases » à suivre pour arriver à ce résultat et hop nous voilà parti dans une démarche où l’arbitraire côtoie la logique simpliste.

Exemple de règles qui, mal comprises envoient le pauvre cherchant dans le mur :

  • Il faut être égoïste : Impact sur la vie de la personne  : Je me retrouve seul !
  • Il faut éliminer les gens négatifs : impact sur la vie de la personne : Je me retrouve seul !
  • Il faut penser positif : impact sur la vie de la personne : Je déprime, je suis nul car je n’y arrive pas…
  • La loi d’attraction c’est facile : impact sur la vie de la personne : Je suis un gros Naze, car je n’y arrive pas

Et si on regardait un peu ce qui se passe dans la démarche du développement personnel ?

  • D’un coté il y a Sarthe avec « l’enfer c’est les autres » et les accros du développement personnel qui deviennent progressivement ou tendance vers un solipsisme bon teint.
  • Et de l’autre coté un penchant naturel à se laisser porter par la culture et la société, en tendant vers le paradigme suivant : « Le paradis c’est les autres » et effectivement les études de psychologie positive tendent à montrer que le bonheur est toujours lié à une bonne interaction avec son réseau relationnel.

Alors quoi ? Les autres c’est quoi ? Et si la voie était au milieu ? Au milieu entre le moi d’abord et les autres d’abord… Et si le développement personnel était un truc genre : « Me permettre de vivre, le bonheur au quotidien, avec et sans les autres. »
Et si la solution n’était pas simple ? Mais une solution comme si souvent dans ce monde « complexe »… Mais notre temps où nous sommes si pressé est-il propice à l’émergence de solutions complexes ?
Et si on commençait par « ralentir et observer » et si nos DVC (Directions de vie choisies) étaient vraiment les nôtres ? Si nous commencions par nous approprier notre réflexion, au lieu de vivre notre vie par procuration ?
Un simple axiome peut nous y aider : « Il n’y a pas le feu au lac ! »
 

Pour sortir de son trou ? Savoir lacher sa pelle !

Pour sortir de son trou ? Savoir lacher sa pelle !

HappyJe viens de proposer sur un groupe Facebook et une communauté Google+ qui s’appellent toutes les deux : « Bonheur ? Vous avez dit Bonheur ? » et dont le but est d’échanger sur le bonheur sous toutes ses formes.

Qu’est-ce que le bonheur ? Comment et pourquoi je suis heureux ? Comment êtes-vous heureux ? Ce sont les questions qui se posent et auxquelles chacun tente de répondre comme il peut…

Et alors qu’est-ce que j’y lis ? Des pubs ! Des pubs ! et des pubs… Chaque coach, thérapeute et psychopraticien de tout poil s’y exprime pour faire SA pub… Ça vous choque ? Moi non !

Je partage avec vous sur ce blog, depuis toutes ces années (depuis 2004) mes états d’âme, mes pubs, mes observations, mes joies… Quelquefois mes découvertes… J’ai rencontré beaucoup des personnes qui échangent avec moi. Je pense que l’important c’est l’échange « vrai ». C’est quoi cet « échange vrai » ? Un échange, «c’est donner et c’est recevoir» et internet permet ce type d’échange. On appelle cela le WEB 2.0 je te donne… Tu me donnes. Je reviendrai sur ces échanges dans un autre post.

Je vais échanger avec vous sur une expérience que j’aimerai lancer.

J’ai découvert ACT, il y a un an. ACT est une thérapie de type TCC de 3e génération, c’est à dire qui s’appuie sur la pleine conscience. Voir le site en référence. Et je me suis aperçu avec le recul que cela change réel ma vie. Comment ? Cela me permet de vivre au plus près de mes valeurs. Comment ? En travaillant sur mes valeurs, en posant des actions engagées… En … commençant par observer. Comment ? Tout d’abord en ralentissant !

Nous vivons dans une société au rythme effréné. Plus le temps de s’arrêter ! Plus le temps de réfléchir. Ou plutôt si… Insomnies, tourner en rond, déprimer ou se changer les idées, partir pour ne plus réfléchir… Voilà le mode de réflexion…Déprime ou évasion ? Vous pensez réellement que c’est le choix de la vie ça ?

Et pourtant imaginez que je vous propose de réellement vous poser pendant toute une semaine prochaine pour faire le point sur vos valeurs, et poser des actions engagées. De reconnaitre vos évitements, d’accepter vos émotions… En fait d’apprendre la souplesse psychologique nécessaire pour vous permettre de vivre une vie pleine de sens pour vous. Et cela en passant par des exercices d’observation en pleine conscience.

C’est à dire

  1. Pendant une heure chaque soir, je vous propose la méthode et les outils pour le faire. Et nous échangeons sur ces outils.
  2. Vous mettez en applications ces outils pendant la journée à votre rythme.
  3. Nous nous retrouvons le soir pendant une heure pour débriefer des expériences faites et je vous donne les outils suivants…
  4. Cela pendant 7 jours.

Que répondriez-vous ?

  1. C’est trop cher !
    Réponse : C’est gratuit pour cet atelier (c’est le premier et c’est une expérience)
  2. Encore une méthode magique ?
    Réponse : Rien de magique. C’est une méthode tirée de la recherche scientifique, sur la psychologie positive. (Voir le site)
  3. Et est-ce que cela va me permettre de me sentir bien au moins ?
    Réponse : je ne promets rien de tel, pensez-vous que se « sentir bien » vous permet de vivre une vie pleine sens ? Vous avez essayé ?
  4. Je connais une méthode meilleure.
    Réponse : L’avez-vous appliqué ? Si oui et que ça fonctionne dans votre contexte de vie , c’est vraiment super ! Ne changez rien. Sinon, choisissez ce qui fonctionne en fonction du contexte.
  5. Je n’ai pas le temps !
    Réponse : Lisez l’histoire suivante : Et si vous sortiez du trou ?
  6. Je ne vous connais pas !
    Réponse : Appelez-moi au 06 75 25 34 42 (France) … Et faisons connaissance 😉
  7. Je n’ai pas d’objectif sur lequel travailler.
    Réponse : Et si vous commenciez par le plus important ? Et l’important dans la vie, c’est de faire ce qui est important, non ? Alors c’est quoi pour vous l’important ? C’est le début de la méthode….
  8. Autre réponse : Voir le point 6.

Et pour finir aujourd’hui (28 octobre 2015), il y a 5 inscrits sur cet atelier qui aura lieu du 24 novembre 2015 au 30 nombre 2015 et il y a 12 places. Vous voulez prendre la pilule rouge ? (référence à Matrix, suivre ce lien si vous ne connaissez pas cette histoire)

Je mettrai cet article à jour en fonction du nombre d’inscrits : Le 3 novembre c’est COMPLET !!! 12 inscrits : France – Maroc – Belgique ! Yep !

Les émotions positives dans notre vie et dans les organisations.

Les émotions positives dans notre vie et dans les organisations.

Appreciative Inquiry Phase 3

Un travail collectif dans la bonne humeur : L’appreciative Inquiry

Il y a encore peu lorsque j’abordais les émotions, je commençais bien-sûr par l’origine du mot. C’est une origine latine « emovere » qui veut dire grosso-modo mettre en mouvement. C’est OK, mais cela ne suffit pas bien-sûr. Alors je développais, suivant les écoles on arrive à un consensus sur 6 émotions (Voir Paul Ekman (1972)) qui sont la peur, la colère, la tristesse, le dégoût, le surprise et la joie. Et cela donnait UNE SEULE EMOTION POSITIVE ! Il est évident que la plupart des gens se concentrent sur … les autres émotions. 😉

Et les émotions positives là-dedans, et bien ce serait un simple composé des autres, avec de la joie et du reste… Depuis de très nombreuses émotions ont retenus l’attention des chercheurs. Une liste de dix émotions positives parmi les plus étudiées nos montre les limites que nous sommes en train de franchir aujourd’hui dans la marche vers la connaissance de nos émotions. Elles sont : La joie, la gratitude, la sérénité, l’intérêt, l’espoir, la fierté, l’inspiration, l’admiration et l’amour !

Enfin nous allons pouvoir nous focaliser sur ce qui amène à l’épanouissement (Travaux de Seligman, 2000). On ne nie pas l’utilité des émotions négatives, ni leurs existences, mais on s’intéresse en priorité aux émotions agréables ou positives. Et cela se retrouve dans la philosophie de la psychologie positive organisationnelle. Vous imaginez bien que cela se rapproche de notre travail à nous les business coachs, qui nous focalisons, sur l’implémentation stratégique en entreprise et donc dans les organisations.

Un principe de base du coaching est « Là où tu focalises ta conscience, tu focalises ton énergie »

Les émotions positives élargissent notre attention.

Travail horizontal

Travail horizontal ? Créativité assurée !

Quand nous ressentons des émotions positives notre attention peut se tourner vers ce qui nous entoure plus facilement car nous ne restons pas focalisé sur notre « nombril ». Cela facilite l’inclusion (Travaux de Isen et Daubman -1984) , la créativité (Isen, Daubman et Youg – 1997), et la réceptivité aux nouvelles informations (Estrada, Isen, et Young – 1997)

Une plus grande attention aux autres et moins de discrimination (ce serait un vrai changement pour nous les Français non ?). Et elles augmentent la confiance entre les gens et les liens interpersonnels.

Les émotions positives aident à construire des ressources.

Nous utilisions cela en PNL et dans bien d’autres outils de manière pragmatique, mais les avancées de la psychologie positive, nous permettent d’aller plus loin encore. les émotions positives permettent de construire des ressources d’après les travaux de Fredickson – 2003 :

  • Ressources sociales
  • Ressources physiques
    • Coordination
    • Renforcement et préservation de la santé
    • Niveau d’énergie plus haut
  • Ressources psychologiques
    • Résilience et optimisme
    • Identité positive
    • Sens des priorités
  • Ressources intellectuelles
    • Compétence à résoudre des problèmes
    • Créativité

Et dans les organisations, l’humeur positive ça donne quoi ?

  • La créativité et la pro-activité (Amabile, Barsade, Mueller et Staw – 2005)
  • Motivation et performance (Erest et Isen – 2002)
  • Processus relationnel amélioré, réduction des conflits
  • Comportement citoyens
  • Négociations plus productives
  • La confiance et l’échange
  • Requêtes plus satisfaites
  • Recherche d’emploi plus faciles
  • Changement organisationnels plus faciles

RigolusDans la transformation organisationnelle, les émotions positives ont un réel impact.

Par un phénomène de contagion émotionnelle (vous vous souvenez des Rigolus et des Tristus ? Une bande dessinée de PIF) les émotions positives, d’une personne, sont vécues par les autres. Et cela créé une chaîne d’évènements positifs qui génèrent fierté et motivation et cela construit une spirale d’entraide. La gratitude favorise les actions altruistes et cela pousse chacun à vouloir se sentir meilleur. (Chacun voyant cela à travers ses propres filtres bien-sûr) et cela amène à un plus grand épanouissement personnel et collectif.

Alors en pratique on fait comment ? On appelle un business coach, bien-sûr, pourquoi pas moi ? 😉 Et on continue de lire ce blog 😉
A bientôt

Je ne connais pas l’avenir et c’est tant mieux !

Je ne connais pas l’avenir et c’est tant mieux !

sens obligatoireDans mon précédent billet « Une chance une malchance va savoir » je décrivais une histoire vécue avec mon épouse, où le hasard (ou autre chose, va savoir) nous avait favorisé.
Vous connaissez la stochastique ? C’est quelque chose d’imprévisible, d’aléatoire, et cela s’oppose à la notion de déterminisme. Et cela me convient bien ! @Hassan àa commenté mon billet en disant « On ne connaît pas l’avenir, et il faut être optimiste. » Et je dois dire que j’approuve cela à 200%.
Il y a quelques années, j’ai lu un roman de Robert Silverberg qui s’appelle « L’homme stochastique » où un homme spécialste du hasard et de l’aléatoire rencontre un certain Carjaval qui est voyant et qui perturbe sa belle organisation en lui donnant un aperçu de l’avenir.
Cela rejoint l’opposition entre le déterminisme où « Tout est écrit » et le libre arbitre où « Chacun fait des choix impliquant son propre avenir et donc peut le construire où en avoir l’illusion si on considère que c’est un être supérieur qui finalement le dirige par l’intermédiaire d’une partie « divine » qui serait aux commandes de l’être sans se laisser découvrir par celui qui est « habité »… Enfin nous nageons ici en pleine science fiction, où en pleine métaphysique c’est comme vous voulez.
Personnellement je préfère croire que j’ai les commandes même si ce n’est pas vrai dans les faits en permanence. Agir en « conscience ». Etre présent à ses choix. Faire des choix impliquant pour construire sa vie. C’est pour cela que je suis coach. Pour permettre à chacun d’avoir en face de lui quelqu’un qui va lui poser des questions sans préjuger de la réponse à venir. (j’y reviendrai un jour dans un autre billet).
Je vais vous raconter pourquoi j’ai fait ce choix un jour.
Lorsque que j’ai été atteins d’un cancer du colon en 1996. le médecin que j’avais en face de moi m’a dit la chose suivante :
« Si vous avez quelques choses d’important à faire, alors faites le maintenant car dans 3 mois ce sera trop tard ! »
Alors j’ai fait… J’ai fait… J’ai fait tout ce qui me semblait important à l’époque puis… Après mon opération et mes traitements, je me suis rendu à l’hôpital pour « mourir » et vous connaissez la suite ! Je ne suis pas mort ! Le médecin n’était pas un voyant extra lucide. LOL
Malgré tout sa phrase a eu un impact sur ma vision de l’avenir et je me suis mis à vivre comme si demain n’existait pas. (Voir mon article sur le Bonheur et réussite) et j’ai arrêté d’avoir des projets. Je ne me suis plus lancé dans aucune tentative de projet de plus d’une journée. Et cela a duré pendant 3 ans puis un jour j’ai pris conscience que cela pouvait changer car je n’étais pas mort et que la vie était la plus forte chez moi et que l’avenir n’est écrit encore. Seul le passé est écrit et encore … On peut le réécrire non ? Mais cela est une autre histoire… Qui s’écrira quand j’aurai décidé de le faire. Et j’ai donc repris le pouvoir sur ma vie… Puis… La vie enfin a repris ses droits.
Alors je ne connais pas l’avenir et c’est très bien comme ça je vais pouvoir écrire une nouvelle page. Et ce sera une page d’amour, avec mon épouse, mes enfants, mes petits enfants et …. VOUS !
Alors comment vous comment pensez-vous que votre avenir va venir ? Déjà écrit ? Vous le connaissez ? Quelle expérience avez-vous de ça ?