Les vertus de l’imperfection

Les vertus de l’imperfection

Tour de pisePeut-être, avez-vous lu, les livres de Tal Ben Shahar, dont « L’apprentissage de l’imperfection ». J’en parlais dans un article de 2014 à propos du sacre mitigé du PSG en championnat de France. Ce mois-ci, dans Cerveau et Psycho de mars 2018, il y a un sujet très intéressant qui reprend tous les aspects de la « charge mentale« , depuis le partage des tâches à la maison entre Monsieur et Madame, qui est  la charge mentale ménagère, à toutes les formes de la charge mentale qui est une saturation de nos mémoires. En effet, cet article traite, du flow psychologique (voir article), du lâcher-prise et même de GTD (Getting Things Done de David Allen) sans le nommer précisément…  et dont je reparlerai le sujet dans un prochain article.

J’aimerai dans cet article la notion dont nous parle si bien Tal ben Shahar, qu’est l’optimalisme… Pourquoi ? Parce que l’optimalisme a une vertu fondamentale :

« L’optimalisme permet d’accéder au lâcher-prise »

Nous allons voir ici comment. La personne optimaliste  :

  1. Se donne le droit à l’imperfection
  2. Elle observe le présent pour y voir ses avancées et éprouve de la fierté à cela.
  3. Elle analyse ses échecs pour réparer, et pour apprendre et en tirer profit. Elle ne confond pas erreur et faute.
  4. Elle accueille les remarques ou les laisse glisser, sans s’y attacher.
  5. Elle fait toujours de son mieux malgré les obstacles et les ennuis de la vie quotidienne.
  6. Elle peut changer de point de vue et de direction, facilement, selon le contexte et sans se remettre en cause pour cela.
  7. Elle savoure ses réussites et ses victoires avec humilité et bienveillance.
  8. Elle profite des opportunités et des apprentissages chaque fois que le contexte lui propose de le faire.

Grâce à tous ces points précédents … ELLE SAIT LÂCHER PRISE !
Maintenant un peu de comparaison avec la personne qui ne sait pas le faire :

  1. Elle veut que tout soit parfait, et fini selon le plan établi.
  2. Elle s’autocritique avec excès.
  3. Elle dénigre ses échecs et même souvent minimise ses succès, voir les dénigre aussi.
  4. Elle est toujours sur la défensive face aux remarques. Elle cherche toujours à se justifier.
  5. Elle ne supporte pas les obstacles et les aléas du quotidien.
  6. Elle s’obstine et s’enfonce dans les détails qu’elle est la seule à prendre en compte. Elle chasse le moindre défaut en permanence, et recommence sans cesse les vérifications et se mets en retard sur ses tâches à faire.
  7. Elle utilise ses échecs pour se confirmer sa nullité.
  8. Elle se sent condamnée à la victoire ou à l’échec, pas d’entre-deux possibles. Pour elle c’est bien ou mal, vrai ou faux.

ELLE NE SAIT PAS LÂCHER PRISE !

Alors vous avec reconnu la deuxième catégorie de personne ? Ce sont … Ce sont les … PERFECTIONNISTES.

Le perfectionniste a beaucoup plus de chance de souffrir de charge mentale excessive. Et c’est celui qu’on retrouve malheureusement dans la majorité des cas de burnout…

Comment changer cela ? Et si vous essayez ACT ? La Thérapie d’Acceptation et d’Engagement vous offre un moyen très efficace de développer ce lâcher-prise.

Bien sûr vous pouvez commencer par la méditation de pleine conscience… Et surtout, ne tombez pas dans le piège du perfectionniste qui veut absolument être parfait dans l’imperfection… 😉

 
 
 

Comment motiver qui ne l’est pas ? (4/10)

Comment motiver qui ne l’est pas ? (4/10)

carotte-batonHier nous avons vu comment faire de petits pas, aujourd’hui nous allons continuer sur ce chemin commencé. Vous préférez quoi ? La carotte ou le bâton ? Nous allons voir ensemble les bénéfices de la carotte.

STRATÉGIE 4 : UTILISER LA CAROTTE, PAS LE BÂTON.

Hier je discutais avec mes élèves coachs, et je me suis aperçu que pour certains, la motivation passait par l’auto punition, le jugement sévère, l’autocritique.

J’aime bien aborder cela par une certaine confrontation à la réalité. Depuis le temps que vous appliquez cette méthode, vous devriez être parfait non ? Ça ne marche pas ? Et si vous laissiez ce bâton ?

Et si vous commenciez par l’autoacceptation ? Au lieu de chercher une perfection, dans l’absolu, si vous alliez vers un certain optimalisme, comme le prône Tal Ben Shahar.. Faire de son mieux, ce n’est pas être parfait, c’est accepter que quelquefois le mieux ne soit pas parfait. Nous sommes humains, et si vous appreniez l’autocompassion ? (Voir l’article sur la pleine conscience et l’autocompassion)

Puis nous pouvons aider celui-ci à se fabriquer sa propre carotte, sa propre récompense en reliant ses actions à ses valeurs. « Et si vous faites cela qu’est-ce que cela change sur le long terme ? »

Nous voulons aussi que le patient reconnaisse ses petits pas dans le sens de la bonne direction. Pourquoi pas consigner nos progrès sur un carnet, au quotidien ? Se dire à soi-même : « Bien joué, tu l’as fait  ! »