Le groupe de soutien à la méditation de pleine conscience s’étoffe

J’ai la grande joie de vous annoncer que maintenant le groupe de soutien à la méditation de pleine conscience se réunit tous les jours sauf le dimanche en visioconférence et gratuitement !

Le collectif des animateurs s’est étoffé de 3 nouvelles recrues :

  • Pierre Carnicelli Daniel, psychologue & coach, instructeur MBCT à Saint-Prix (95 – France) C’est moi 😉
  • Sophie Basile, orthophoniste à Saint-Brice-sous-Forêt (95 – France)
  • Meryem Hajji Laamouri, life empowerment strategist à Rabat (Maroc)
  • Barnabé Levard, coach en développement personnel et professionnel à Paris (France)
  • Nathalie Hoang, coach professionnelle, psychopraticienne (thérapie brève) et formatrice, Paris et Val d’Oise

Nous sommes donc maintenant 5 pour animer ce groupe du lundi au samedi.

Planning des réunions (durée environ 45 minutes) : Horaires exprimés en heure de Paris calculez le décalage horaire

  • Lundi
    • 19:30 – Pierre Carnicelli Daniel
  • Mardi
    • 20:15 – Sophie Basile
  • Mercredi 
    • 08:00 – Nathalie Hoang
    • 19:00 (17:00 Maroc) – Meryem Hajji Laamouri
  • Jeudi
    • 19:30 – Pierre Carnicelli Daniel
  • Vendredi
    • 09:00 – Barnabé Levard
  • Samedi 
    • 10:30 – Pierre Carnicelli

Vous voulez rejoindre le collectif ? Animer une fois par semaine le groupe ? Écrivez-moi à pierre@carnicelli.fr

Les réunions ont lieu par Zoom. Le lien Zoom vous sera communiqué sur simple demande par email.

Chaque réunion commence par un espace de respiration pour se mettre au présent d’une durée de 3 à 10 minutes. Puis la réunion est « verrouillée » pour éviter les intrusions pendant la pratique, et l’animateur guide une pratique (entre 20 et 40 minutes) sur un sujet de son choix, ou à la demande des participants suivant le cas.

Un échange (optionnel) peut avoir lieu en fin de séance à la demande des participants.

Il est demandé d’activer sa caméra lors de la connexion pour assurer la convivialité puis vous pouvez la couper pendant la pratique si vous le désirez, mais vous n’êtes pas obligé… Je dirais même que les animateurs aiment bien avoir des visages en face d’eux plutôt qu’un écran noir… Mais il n’y a que des occasions pas d’obligation !

C’est complètement gratuit pendant le mois de juin… On révise nos positions de mois en mois et en fonction des animateurs…

Alors prêts pour le mois de mai ?

Pour ceux qui ont l’habitude de venir au groupe de soutien, rien ne change, même numéro de réunion… Sauf que maintenant c’est tous les jours ou presque. 😉

Participer à la réunion Zoom : https://us02web.zoom.us/j/916541076

Savoir comment ça marche, est-ce vraiment nécessaire ?

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 Je me suis aperçu que certains patients ont du mal à s’engager dans la thérapie que je leur propose. Surtout ceux qui viennent avec une idée bien arrêtée de la technique qu’ils veulent que j’utilise. Par exemple ils vont arriver en me demandant « vous pratiquez bien l’hypnose ? » ou bien « vous pratiquez bien TIPI ? »

Si je leur demande « pourquoi cela ? » Invariablement la réponse est parce que je veux pratiquer cette technique.  À quoi je leur demande « Et vous êtes sûrs que c’est cette technique qu’il faut pour vous ? »

C’est assez étonnant comme démarche, mais très courant !

Vous est-il arrivé d’aller chez votre garagiste en lui demandant, « j’aimerais que vous changiez les pneus de ma voiture avec des outils de marque X ? » Personnellement cela ne m’est jamais venu à l’idée et pourtant en thérapie, j’ai eu le même réflexe que mes patients.

Bien sûr, choisir entre une thérapie de 7 ans ou plus et une thérapie dite brève de quelques mois. Je comprends que le choix soit quelque chose de naturel et qu’entre un traitement qui fait mal et un traitement sans douleur, on peut se poser la question de ce que l’on préfère… Mais comme vous pouvez le remarquer ici il est question de conditions de pratique, et non pas de la technique elle-même.

Certains vont me dire, j’ai déjà essayé ceci ou cela et je n’en veux plus, car cela n’a pas fonctionné et je peux aussi le comprendre, cela me semble naturel. Là ou j’ai du mal à comprendre, c’est quand la personne vient avec un apriori tellement fort, sur telle ou telle technique qu’elle ne connait pas qu’elle ne veut même pas essayer autre chose que ce qu’elle a choisi, car « elle connait ! »  

Dernièrement, je racontais une personne professionnelle de la santé, le problème de douleur, que j’ai depuis plus de 20 ans suite à mon opération du colon. Il me disait la chose suivante, « Tu sais les techniques d’accompagnement à la douleur ont évoluées depuis 20 ans et tu pourrais essayer tel produit qui fonctionne mieux dans les cas comme le tien. »

À ce moment-là, j’ai vu arriver dans mon cerveau l’idée… « Merde alors! Ça ne va pas recommencer ! J’ai assez souffert comme cela et je n’ai pas envie de recommencer ! » Alors je lui ai dit… « Oui, mais aujourd’hui j’ai pratiquement réglé mon problème grâce à la méditation… » Or… Si j’ai réglé mon problème, cela ne m’empêche pas d’avoir mal… Et voyant mon cerveau à l’oeuvre, j’ai prêté l’oreille à son discours en disant finalement, « je vais prendre un rendez-vous avec un centre de traitement de la douleur, pourquoi pas ? » Car si je ne sais pas comment ça marche, ce que je sais, c’est que mon cerveau ne veut pas souffrir et ce que je sais aussi, c’est que la science évolue. D’où le décalage, entre ce que propose mon cerveau et la réalité !

Et pour mes patients c’est pareil ! Il y a décalage entre la réalité de la perception qu’ils ont de la thérapie et la réalité puisque la pratique avance aussi …

Alors j’ai pensé à la métaphore de la voiture. Est-ce que je comprends tout ce qui se passe dans la mécanique automobile ? NON ! Bien sûr, je ne suis pas un spécialiste… Je choisis ma voiture sur des critères très subjectifs en fonction de mes connaissances… Mais une fois que j’ai choisi ma voiture … Je l’utilise quand même !

Pour la thérapie si je faisais pareil ?

Si je choisis avec les articles et les conseils des journaux spécialisés un véhicule, puis je vérifie avec mes référents, la validité de mon choix, et ensuite je vais voir le vendeur qui va négocier avec moi en me présentant ses modèles… en me conseillant le meilleur choix d’après lui.

Ensuite j’utiliserai ma voiture alors que je ne sais pas comment fonctionne, la boite automatique, le système de stationnement automatique, le système ABS de mes roues, l’allumage électronique… Et bien d’autres choses que j’utilise dans ma vie de tous les jours… Comment fonctionne un micro-ondes ? Un four à chaleur tournante ? Une VMC ? Une oreillette Bluetooth ? Un smartphone ? Et pourtant je les utilise, non ?

Vous ne savez pas ce qu’est la théorie des cadres relationnelles, le conceptualisme fonctionne ? Comment fonctionne la méditation de pleine conscience ? Et pourtant ACT (Thérapie d’acceptation et d’engagement) a fait ses preuves (prouvé de manière expérimentale voir sur le site http://contextualscience.org)

Et si vous utilisiez la même méthode que pour le reste ? Mais il reste le piège des biais cognitifs. Par exemple, le  biais le l’excès de confiance, le biais de l’illusion du savoir… et bien d’autres… Ce que vous avez lu sur internet dans un ou deux articles, vous donne-t-il plus de compétence que celui qui a étudié le sujet pendant 5 à 10 ans ? Restez sur cette question… Posez-vous là ? Êtes-vous meilleur mécanicien que celui qui a pratiqué la mécanique en atelier depuis 20 ans, vous qui n’avez jamais pratiqué ?

Va savoir Charles ?

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La métaphore du ballon. (ACT)

La métaphore du ballon. (ACT)

swimming-pool-394298_1920Aujourd’hui j’aimerais vous présenter une métaphore, librement adaptée d’une métaphore de Matthew Jepsen* que j’utilise, et qui peut-être vous sera utile, qui sait ?

Vous est-il arrivé de lutter pour ne pas penser à une chose qui revient en boucle dans vos pensées ? Vous savez l’envie de se venger, ou de refaire une chose que vous avez ratée. Une pensée du type « Ah, si j’avais su, si j’avais agi différemment, et ça m’aurait évité bien des déboires. Que je suis bête ! Quel idiot je fais ? »  ou bien alors « Quand j’ai présenté mon petit ami à ma copine, j’aurai du me casser une jambe. La salope ! Et maintenant si ils pouvaient se disputer, jusqu’à la rupture ! Bien sûr sil il revenait je le jetterais comme une vielle chaussette. C’est tout ce qu’il mérite. Ah comme ils doivent se moquer de moi, maintenant… »

Ce type de pensée où vous vous dites… « Je veux penser à du positif, parce que je le mérite ! » Mais cela ne dure pas ! Et les pensées originales, celles qui vous dérangent, reviennent, encore et encore… Et cela vous fatigue… Et en plus,  vous n’arrivez plus à vous endormir…

Alors pour vous je vais vous raconter une histoire…

Imaginez que vous êtes dans une piscine… L’eau de la piscine est vierge de toute vague… C’est le calme plat et vous êtes heureux de voir cette eau si calme… Enfin le calme…

Tout à coup un ballon surgi de nulle part arrive dans l’eau et « Ploc »… Voilà des vagues qui rident l’eau… Fini le calme… Et le ballon reste là, juste à côté de vous…

Vous essayez de le renvoyer à l’extérieur, mais… Il y a toujours un « P… de salopard » qui vous le renvoie dans l’eau… Alors vous essayez de le repousser, c’est fatigant ! Et, finalement, vous n’y arrivez pas, car il revient toujours… Si vous essayez de vous éloigner… Il vous suit !

Il vous reste la possibilité, de le pousser SOUS L’EAU avec votre main !!! Et hop c’est gagné… Vous ne voyez plus le ballon, mais… Vous avez perdu l’usage d’une main, et ça, ce n’est pas très malin ! De plus au bout d’un moment à forcer pour garder le ballon sous l’eau vous le relâchez et … Il bondit très haut et retombe dans l’eau en vous éclaboussant ! Ce qui est, somme toute, un résultat non fonctionnel !

Alors que faire ?

Essayez de le laisser en surface sans vous en occuper… Que va-t-il se passer ?

Le ballon va « vivre sa vie de ballon ». C’est à dire, progressivement, se trouver entrainé par le courant de la piscine vers les skimmers (en français écumeur). Vous savez ? Ce qui sert à filtrer l’eau… Et là, le ballon va rester sur place… Près du bord, sans vous embêter, car, il sera, loin de vous…

Alors ? Comment faire cela ? Il suffit de ne rien faire… Arrêter la lutte… Accepter l’instant présent !

Accepter « CE QUI EST ».

Jon Kabat-Zin (MBSR) définit la méditation de pleine conscience comme : Une observation dans l’instant présent, orientée vers un « objet » de manière focalisée et intentionnelle, sans jugement.

Dans ACT nous utilisons cette pleine conscience, sous forme d’exercices, pour travailler ensemble. Cela permet de comprendre la notion d’acceptation. Pas facile d’accepter « ce qui est » … N’est-ce pas ?

Je vous invite à venir découvrir cela lors de la prochaine formation que j’anime.


* Métaphore librement traduite d’après la métaphore Ball in a Pool (Matthew Jepsen, 2012) – Stoddard, Jill A.. The Big Book of ACT Metaphors: A Practitioner’s Guide to Experiential Exercises and Metaphors in Acceptance and Commitment Therapy.