Et si je participais à un groupe de méditation de chez moi ?

J’anime régulièrement des groupes de méditation dans l’entreprise. Ces groupes sont basés sur le principe des MBI (Mindfulness Based Intervention), c’est-à-dire que chaque séance est indépendante des autres, mais si vous suivez toutes les séances il y a une progression pédagogique.
Certaines de ces MBI sont basées sur des moyens « modernes » comme la visioconférence. Et je me suis dit, pourquoi ne pas le faire pour les particuliers à un prix modique pour permettre à tous l’accès à ces groupes.
Pourquoi un groupe ? Pare que le groupe soutient la motivation, parce que le groupe permet une économie d’échelle. Parce qu’avec le groupe « on se sent moins seul ! »
Pour organiser ces groupes, je propose un sondage que j’ai publié sur Facebook. Vous voulez participer ? Cela me rendrait service !
N’hésitez pas à partager cette page avec vos amis… Plus on est de fous plus on rit ! Et merci d’avance !

Lancer un programme de méditation de pleine conscience dans son entreprise.

Lancer un programme de méditation de pleine conscience dans son entreprise.

Je reçois de plus en plus de demande sur ce sujet par des responsables de ressources humaines, ou des dirigeants d’entreprise : « Comment lancer un programme de méditation de pleine conscience dans son entreprise? »

Souvent la demande va passer d’abord sur « À quoi ça peut servir dans l’entreprise ? », « Attention ne pas utiliser le mot thérapie ! », « Est-ce que cela ne va pas mal être pris par les salariés ? Ils ne vont pas m’accuser de vouloir souscrire à une mode plutôt que de régler les VRAIS problèmes ? »

Quelques réponses à ces questions essentielles :

A) Le public visé.

  • Annoncez le programme, soyez clair sur vos intentions.
  • Privilégiez le volontariat et laissez faire le bouche à oreille.
  • Mon expérience m’amène à penser que l’imposer à tous est contre-productif.

Bien que le Mindfulness soit complètement laïque certains ne sont pas sensibles ou pas encore « prêts » à passer la pas. Selon la culture de votre entreprise, il peut s’avérer utile de faire un groupe à part dédié au Comité exécutif ou aux cadres dirigeants. Pensez aussi aux filiales, aux usines et pas seulement au siège.

B) La taille des groupes :

  • 15 à 20 personnes semblent optimal, afin de profiter des partages d’expérience et de palier les absences de certains au cours du programme.
  • Si vous utilisez le support de la visioconférence soyez attentif aux demandes des participants distants car les groupes peuvent rapidement passer la taille des 40 à 50 participants favorables à ceux qui ne veulent pas intervenir.

C) La fréquence :

Nous le savons, une pratique quotidienne est essentielle pour toucher les bénéfices. Donc je recommande un programme d’initiation sur 8 semaines consécutives, adapté à l’entreprise (Mindfulness Based Intervention – MBI) autour du programme (MBCT ou MBSR) avec entrainement entre les sessions grâce au matériel fournis la plupart du temps (guide papier, fichiers audio de méditation..) .

Il existe d’autres  programmes sur 4 demi-journées, espacés de 15 jours ou sur une ou deux journées le temps d’un séminaire. Les programmes originaux de MBSR sont possibles mais plus gourmands en temps (8 séances de 2:30 + 1 journée de pleine conscience)

D) La durée des sessions :

1h à 1h30 à l’heure du déjeuner ou en fin de journée, prises sur le temps de travail pour le programme d’initiation. Ensuite, un entrainement collectif hebdomadaire, à distance, de 30 minutes fonctionne bien.

E) Le format :

Il peux s’agir d’un programme en présenciel, ou bien à distance (par visioconférence comme Zoom, par exemple pour les itinérants comme les équipes commerciales).

La présence est cependant à privilégier.

Le lieu :

Nul besoin d’avoir une salle de méditation. Une salle de réunion au calme, dont les chaises et tables sont poussées, fait l’affaire. Investir dans des tapis de yoga (<10€) et/ou des briques de méditation.

L’instructeur :
Il est préférable de privilégier un instructeur formé suivant le programme de Jon Kabat Zinn (MBSR) ou de Zindel Seagal (MBCT).

Si vous me choisissez, sachez que mes prestations sont en plus déductibles des contributions AGEFIPH (handicap) car je suis moi-même TIH (Travailleur Indépendant Handicapé)

Et après ? Quelle suite donner au programme ?

Pourquoi pas, faire former un instructeur en interne, encourager les groupes de pratique en autonomie. Proposer aux premiers volontaires d’en parler autour d’eux.

Et puis intégrer cette pratiques dans les processus de travail (démarrer une réunion, conduire un entretien de recadrage ou de fin d’année, gérer un conflit…).

L’objection n°1 qui revient: »Cela me fait du bien mais je n’ai pas le temps de pratiquer! »

trop occupé

Si la pratique est « ritualisée » dans les processus de travail et de pause, incarnée par les dirigeants et managers, valorisée par la culture et raisonnablement compatible avec la charge de travail, il n’y a pas de raison de ne pas réussir à trouver 10 ou 20 minutes par jour pour s’entraîner. En dernier recours: la méditation 3 minutes. Mais attention à éviter la « méditation fast food », à l’opposé de l’esprit de la pleine conscience.

Alors ? Vous voulez qu’on échange sur ce sujet ? Je peux vous présenter mon programme MBI pour l’entreprise et même l’adapter à votre actualité ! Aujourd’hui les expériences que j’ai vécu sur le sujet sont très positives… je peux échanger, avec vous, sur mes pratiques, si vous le souhaitez.

 

Lancer un programme de méditation de pleine conscience dans son entreprise.

Je veux changer ma manière de penser.

C’est une vraie demande chez mes patients que de vouloir changer leurs pensées. Ils me demandent un truc dans le genre : « J’en ai marre de penser ça ! Je veux penser autre chose… » Et souvent ma réponse est… « Pour répondre à votre question, j’aimerais d’abord m’entretenir avec vous au sujet des éléphants bleus. »Et là… Mon client se fige « Mais que voulez-vous dire ? » Alors je lui explique… « Vous n’êtes pas venus parler avec moi d’éléphants bleus, ou je me trompe ? » … « Non, bien sûr que non ! »… Mais j’aimerais m’entretenir avec vous des éléphants bleus, pour me permettre de répondre à votre question. Vous les connaissez ? »… « Quoi ? Les éléphants bleus ? »… « Oui… Vraiment eux ! »… « Alors que voulez-vous savoir ? »… « Qu’en pensez-vous ? » … « Mais rien, vraiment, rien… »… »…Et là, j’en arrive à mon argument massue… »Alors, fermez les yeux et ne pensez pas à un éléphant bleu ! » … Et là le client me dit… « Mais je ne peux pas ! » … Et moi d’enfoncer le clou… « Et si vous insistez, vous avez un troupeau d’éléphants bleus qui arrive dans votre tête non ? Et en plus quand vous passerez dans la rue devant un magasin de lavage de voiture, maintenant vous penserez à moi ! »… Et là nous rions ensemble !

Et là je peux conclure… « Vous n’avez pas choisi les éléphants bleus… Vous ne voulez pas y penser et cela ne marche pas ! N’est-ce pas ? »…
C’est ce que j’ai l’habitude de présenter comme « la loi du bas » en ACT… C’est-à-dire la loi du bas de la matrice ACT…
LA MATRICE ACT

Et j’ai l’habitude de dire : « On ne peut pas changer ce qui est en bas par contre on peut changer ce qui est en haut ! »

Et je viens de lire un article sur Cerveau et Psycho de ce mois-ci … Qui bat en brèche la loi du bas !

Voici un extrait qui vous parlera :

« Comme je vous le disais, certains exercices s’inspirent de techniques de méditation anciennes, qui ont été transformées en versions laïques. Pour entrainer son attention, on peut par exemple se focaliser sur sa respiration, en prenant conscience de chaque inspiration et de chaque expiration, et en se reconcentrant sur son souffle chaque fois que son esprit vagabonde. Si vous souhaitez plutôt développer votre capacité à éprouver des émotions positives (dimension de la perspective), des pratiques portant sur la bienveillance et la compassion le permettent.  » …/…

Plus loin il traite de l’amplitude des changements :

« Quelle est l’amplitude des changements obtenus ? Peuvent-ils être importants ?
Oui, il est possible de beaucoup changer. On a longtemps cru que le cerveau ne pouvait évoluer qu’à la marge, mais plusieurs expériences récentes ont montré que ses capaci- tés de transformation sont plus importantes qu’on ne le pensait. Quand on observe le cerveau de personnes qui ont médité pendant des dizaines de milliers d’heures, par exemple, on constate des différences énormes avec celui de sujets témoins.
Bien sûr, ces personnes – souvent des moines bouddhistes – ont eu une vie particulière et nous ne pouvons donc pas attribuer avec certitude les spécificités observées à leur seule pratique. Mais d’autres types de travaux, où l’on étudie le cerveau de novices avant et après un certain temps passé à méditer, complètent ces études. Après avoir passé en re- vue toutes ces découvertes avec mon collègue Daniel Goleman, nous avons conclu que l’amplitude des changements dépend de l’intensité de la pratique : si vous vous exercez un peu, vous ne changerez que légèrement, mais si vous pratiquez souvent et longtemps, vous évoluerez beaucoup. »

Bien sûr si vous voulez en savoir plus… Achetez Cerveaux et Psycho de ce mois-ci (Numéro 111)

Cela rejoint ce que j’ai l’habitude de dire à propos de la méditation de pleine conscience dans mes précédents articles; à savoir que « sans la pratique pas de progrès ! »

Mais aujourd’hui, je rajoute … Le progrès est possible ! Vous pouvez changer votre manière de penser, votre profil émotionnel… Il suffit de s’y mettre ! 😉

Lancer un programme de méditation de pleine conscience dans son entreprise.

Initiation gratuite à la méditation de pleine conscience

A l’occasion de la journée mondiale du bien-être, le 8 juin 2019, j’organise une initiation gratuite à la méditation de pleine conscience.

De 14:00 à 18:00, soit 4 séances d’une heure, d’initiation gratuite. À mon cabinet ou en visioconférence, selon vos disponibilités et les miennes. (6 places au cabinet, voir les modalités en fin d’article.)

La méditation de pleine conscience (Mindfulness) est à la base de nombre de thérapie comportementale et cognitive que l’on appelle aussi TCC de 3ème génération. Les interventions basées sur la pleine conscience sont toutes orientées pour un usage spécifique. Par exemple :

  • MBSR : Pour la réduction du stress, un classique maintenant
  • MBCT : Prévention de la rechute de la dépression, animée par un professionnel de santé obligatoirement.
  • MBI : toutes les autres interventions basées sur la Mindfulness pour les TAG (troubles anxieux), TCA (Troubles du comportement alimentaires), et bien d’autres qui se développent très rapidement actuellement.

Mais comment agit la méditation de pleine conscience, dans le cas de la MBCT voyons le schéma ci-dessous. :

En regardant ce schéma, vous pouvez vous apercevoir que la pleine conscience agit sur les zones inscrites en rouge, par la suppression des ruminations, grâce à la prise de conscience de la situation, et l’auto prise en charge du méditant. Mais la méditation ce n’est pas « magique »… Cela demande de la pratique !
Ce que n’est pas la méditation :

  • De la relaxation
  • De l’hypnose
  • Du calme
  • Du bien-être immédiat
  • Du plaisir à coup sûr
  • et bien d’autres choses encore.

La méditation n’est pas une action posée pour obtenir un résultat !
L’idée même de la médiation est de passer du faire (résultat cherché) à l’être (dans le processus) et cela change beaucoup notre manière de voir ou de prendre les choses en main dans sa vie. (J’ai écrit un article sur le sujet sur mon blog personnel)
Une définition de la pleine conscience :
Pleine conscience (mindfulness) signifie diriger son attention d’une certaine manière, c’est-à-dire: délibérément, au moment voulu, sans jugement de valeur.
(Jon Kabat-Zinn (2005). Où tu vas, tu es. Éditions J’Ai Lu)
Alors vous voulez découvrir la pleine conscience gratuitement ?
Venez à mon cabinet le 8 juin de 14:00 à 15:30 et de 16:00 à 17:30 (séance d’une heure 30).

  • Pour vous inscrire et venir sur place, réservez sur mon agenda:
    http://agenda.carnicelli.fr avec comme motif de RDV :
    Atelier de groupe – Psychologie : la gestion du stress
  • Si vous voulez participer par Visioconférence :
    écrivez-moi à pierre@carnicelli.fr pour que je vous envoie une invitation par email.

Je me fais une joie de vous retrouver ce jour-là.

Lancer un programme de méditation de pleine conscience dans son entreprise.

Soyez fort ou soyez souple ?

Depuis le décès de ma mère, je reçois des messages de condoléances. Dans ces messages, il revient très souvent ce thème : « Soyez fort » suivi de diverses choses comme la mort mort est inévitable…

Face à la mort, j’ai un peu l’impression d’être face aux vagues de la mer qui sapent la falaise. Avec la mort de frère, j’ai été surpris par la première vague, il y a 5 mois déjà, mais face à la deuxième vague je l’ai vue venir de loin, ma mère était âgée (88 ans) et la fin pouvait être prévue de longue date, par le jour exact, mais plus on est âgé plus la mort est proche logiquement. Enfin c’est ce que mon cerveau me disait il y a bien longtemps, c’est pourquoi le décès de mon frère m’a tant surpris.

Je suis comme un surfer émotionnel et la première vague est arrivé et je n’étais pas suffisamment en position sur mon surf pour prendre la vague. J’ai été déséquilibré. Il a fallu, quelques semaines avant de commencer à stabiliser, mon état émotionnel.

Pour le décès de ma mère, je suis sur ma planche, je surfe… Bien sûr que je prends des gouttes, je suis mouillé par mes larmes, et c’est bien normal. J’ai arrêté de travailler une soirée… J’ai beaucoup médité, j’ai écrit, j’ai médité, j’ai écrit… Aujourd’hui pour garder mes temps de méditation intacts, je sélectionne encore le travail… Car je travaille encore. Hier je recevais, mes patients, aujourd’hui aussi… J’anime mes groupes MBCT (méditation) et demain j’anime une journée de pleine conscience avec mes clients… Bien sûr la vague est haute, et je bouge beaucoup sur ma planche.

courant-baine-surf-prevention-652x489Et analysant cette métaphore ce matin, je me dis, suis-je fort ? NON ! Je suis « souple »… je ne lutte pas contre les vagues, elles sont plus fortes que moi, je me contente de surfer… je glisse dessus… Bien sûr je ne suis pas à l’abri d’une chute ! Mais alors je me laisserai flotter en nageant sur le côté pour laisser la vague passer…. Comme dans les baïnes (autres métaphores ACT)…

Entre être fort et être souple, j’ai choisi… Bien sûr, pour grimper sur le surf il a fallu un peu de force, mais plus l’entrainement est grand et moins la force est nécessaire. (Voir mon article précédent sur le sujet.

Alors merci, mes amis, qui me demandent d’être fort… Je ne veux pas être fort… Je veux être juste moi, et pour cela il me faut rester souple. Depuis tout jeune j’entends le message « Sois fort » C’est un message qui a généré tellement de peines et de déconvenues dans ma vie… Depuis que j’ai découvert ACT, je me soigne… Ce n’est pas si simple quelquefois, que de défusionner avec mes schémas d’enfant… N’est-ce pas ?