Numéro masqué et autres joyeusetés.

Numéro masqué et autres joyeusetés.

6a00d834209e6353ef0163005f19a9970dCe matin, je vous écris pour partager avec vous un moment de rire, sur le principe « partage ta joie et elle augmente » (Voir l’article précédent sur le sujet).

Mon téléphone portable est un lieu de rencontre. C’est un outil des plus utiles pour parler avec ceux que j’aime. Il a la particularité de m’afficher le numéro de l’appelant. Mais je recevais régulièrement des appels de personnes qui voulaient me vendre des « fenêtres » de tout poil pour voir le monde à travers des carreaux plus propres. Cela m’indisposait au plus au point alors, je me suis mis à ne plus répondre aux numéros masqués. Et… Mon répondeur lui recevait les « messages vides » et en plus m’envoyait un SMS pour me dire…. « Un numéro inconnu vous a appelé et n’a pas laissé de message ». Très intéressant comme message non ?

Je me suis dis donc et si je filtrais les appels anonymes. Et j’ai activé un programme qui me permet

  • De filtrer les SPAMS identifiés comme tel sans autre forme de procès
  • De filtrer les numéro masqué et de les envoyer vers un répondeur, non enregistreur où je précise que « mon téléphone n’accepte pas les numéros masqués et donc si vous voulez me joindre, démasquez votre numéro ou appelez d’un autre poste non masqué. »

Et la semaine dernière j’ai reçu un message d’un numéro que je ne connaissais pas. la personne me disait : « Je m’appelle XXXX, et je vous ai appelé avec un numéro masqué. Mon numéro de portable est le YYYYYYY. Vous pouvez me joindre dès que possible ? »

LOOOOOOOLLLLL…. Voilà ce que j’appelle quelqu’un de précis. Croyez-vous que je vais le rappeler ? Et la marmotte met le papier alu….

Belle journée à vous.

Où est le dossier sur les unités bénéficiaires ?

Où est le dossier sur les unités bénéficiaires ?

Handicap-tousComme certains le savent, je suis engagé dans la lutte contre l’exclusion des personnes handicapées. je suis moi-même RQTH (Reconnaissance de la qualité de Travailleur Handicapé) et je suis membre du CA de l’UPTIH (http://www.uptih.fr) qui est une association de travailleurs indépendants handicapé.

Depuis plusieurs années, nous revendiquons la possibilité pour les entreprises dont le chef d’entreprise est handicapé, de pouvoir ouvrir l’accès aux UB (unités bénéficiaires). Voir en fin d’article (Rappel les UB)….

Cette année était une année charnière pour la loi de 2005… Et nous avons vu repoussé les diverses dates limites pour l’accessibilité. C’est pour ma part une honte!

C’est « faites ce que je dis, mais pas ce que je fais ! »

Nous étions en négociations avec l’ancienne Ministre Madame Carlotti, et lors de notre dernière réunion la déléguée ministérielle, nous indiquait : « Nous revenons vers vous très vite »… Et depuis … Silence !

Pourquoi ? le ministre a changé… la déléguée à l’emploi aussi?? En tout cas son téléphone est aux abonnés absents et tout semble enterré…Où en est le dossier ? Le nouveau ministre de tutelle est Marisol Touraine … Où en êtes-vous Madame le ministre ? Le dossier est-il passé SOUS la pile ?

Vive les changements de gouvernement qui permettent d’enterrer les dossiers !

Rappel sur les UB :
En France, les entreprises et les fonctions publiques de 20 salariés et plus sont tenues par la loi du 11 février 2005, d’employer des personnes handicapées à hauteur de 6% de la totalité de leurs effectifs. Par personne handicapée manquante (on parle d’Unité Bénéficiaire – UB), la structure se voit dans l’obligation de contribuer à un fonds (AGEFIPH pour le privé et FIPHFP pour le public). Plusieurs solutions sont offertes aux entreprises et à la fonction publique pour répondre à cette obligation d’emploi : l’emploi direct bien évidemment, le recours à des stagiaires handicapés ou encore le recours au secteur protégé.
Faire appel à un travailleur indépendant handicapé ne fait pas partie des recours possibles pour que les entreprises et les fonctions publiques répondent à leur obligation d’emploi. Pourtant, au même titre que le salariat, l’intérim, et les entreprises du secteur protégé, le recours au travail indépendant favorise l’insertion professionnelle des personnes handicapées.
Valoriser la prestation d’un travailleur indépendant handicapé (TIH) en Unités Bénéficiaires c’est offrir la possibilité, pour une petite structure, de répondre à ses obligations d’emploi de personnel handicapé en ayant recours aux services d’un comptable un peu différent, d’un juriste, d’un avocat, d’un formateur, d’un animateur… dont l’une des particularités est d’être handicapé. Ce sont des prestations de conseils, des services de maintenance informatique et tout ce dont le monde professionnel a besoin que proposent les TIH, qui sont plusieurs dizaines de milliers en France.
Forte de ses expériences au travers de ses adhérents, l’Union Professionnelle des Travailleurs Indépendants Handicapés est un acteur majeur pouvant contribuer à la rédaction d’un amendement à la loi du 11 février 2005, n’oubliant personne sur le chemin engageant de l’intégration professionnelle. En 2012 a été formalisée par la présidence de l’UPTIH, une ébauche de proposition de loi portant sur les Unités Bénéficiaires. Cette ébauche inclue une proposition de définition du TIH ainsi qu’une réflexion sur les modalités de valorisation des prestations des TIH en Unités Bénéficiaires (UB). 

https://www.facebook.com/rqthub

Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités

Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités

vous-etes-iciCe soir une mise au point. Je fais régulièrement le point… Et vous ? Je viens de couper la relation avec une personne avec qui j’étais en contact par les réseaux sociaux. Pourquoi ? Parce que je crois en cette phrase de Sipderman : « Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités ». C’est fou ça hein ? Siperderman ? Non mais dis-donc Pierre t’as pété un plomb ou quoi ?
Non ! Je n’ai pas pété un plomb. Cette personne publiait sur son mur un lien vers un site WEB dont les références scientifiques restent à démontrer où l’on affirmait que la chimio-thérapie serait peut-être contre productive. Pourquoi ? Quand ? pour qui ? On ne sait pas mais « une étude… bla bla… » pas de références tangible et hop c’est parti ! Cette personne par ailleurs est « coach » et là mon sens n’a fait qu’un tour. Qu’un coach affirme « C’est vrai par expérience, puisque qu’on se tue à vous le dire ! » Et j’interviens bien-sûr pour tempérer les propos en disant qu’un étude ne fait pas la science, et que la chimio-thérapie a sauvé des gens… Et non, elle et sa bande insistent ! « La chimio c’est de la M… », C’est tout juste si elles n’affirment pas toutes ensembles « la preuve c’est que ça tue les gens ».
Ben moi je me disais que c’était le cancer qui tuait les gens.
Je me disais comme je n’ai pas la compétence technique pour me soigner je fais confiance à mon médecin… et là je lis que les médecins, sont vendus aux laboratoires pharmaceutiques… Je me rappelle quand j’ai appris que j’avais un cancer. les seules personnes en qui j’ai pu avoir confiance étaient : mon médecin traitant, mon chirurgien, mon gastro, etc… Enfin MON équipe médicale… sans eux je serai mort aujourd’hui. A cette époque, j’étais désespéré et ils m’ont soutenu comme ils ont pu, mais ils l’ont fait avec leur, tripes ! Ce n’est pas juste de les mettre en cause comme cela. C’est la médecine qui m’a sauvé et non les charlatans qui se veulent plus efficace que… La chimio-thérapie. Et je pense aux personnes en situation de détresse comme je l’étais et je me dis : « On ne peut pas leur enlever leur espoir ! On n’a pas le droit surtout si on est coach ! Car nous c’est l’espoir, nous c’est la lumière dans la nuit. »
On ne peut pas dire à une personne malade : »De toutes façons les médecins c’est de la merde et la chimio va te tuer ! »
Je demande un entretien téléphonique avec cette personne pour échanger de vive voix, car par chat Facebookiens, cela est difficile, et, la réponse est : « Pierre, Je me dois de dire cette information, et les gens en situation de détresse, ne m’en parle pas, je connais ! »
Ben moi aussi, je connais et je dis : »Quand on est coach, on ne peut pas dire que on ne peut pas faire confiance à son médecin traitant ! » Pour moi c’est une faute déontologique. C’est pour cela que je ne veux plus être lié avec cette personne dans un réseau où l’on pourrait croire que je cautionne ces agissements.
« De grands pouvoirs impliquent de grandes responsabilités ! »
Je ne dis pas n’importe quoi, quand je n’ai pas la compétence, pour le dire. Et cette personne n’est pas un oncologue de renom et encore ceux-ci ne tiennent pas ces propos.
Bonne soirée.

A la recherche du bonheur : Vérités et dangers du simplisme

A la recherche du bonheur : Vérités et dangers du simplisme

3 singesLa psychologie positive s’appuie une étude de 2000, de Kahneman, Diener et Schawrz (The fondations of Hedonic psychology) pour faire la peau à quelques idées reçues.

Vous recherchez le bonheur et une vie satisfaisante ? Alors voici 4 choses qui ne devraient pas vous préoccuper outre mesure, car elles sont sans influence, sur votre niveau de bonheur.

  1. Gagner plus d’argent. Une fois que vous êtes à l’aise financièrement, c’est à dire que vous pouvez subvenir à vos besoins (Nourriture, vêtements) et que vous avez un toit sur la tête. Au delà d’un certain seuil les gens matérialistes sont moins heureux.
  2. Modifier votre appartenance ethnique ou aller habiter vers une région ensoleillée. Cela n’a aucun effet sur le niveau de bonheur !
  3. Etre aussi instruit que possible, en effet cela non plus n’a aucune influence sur le niveau de bonheur.
  4. Enfin, rester en bonne santé ! Ce n’est pas la santé qui compte mais bien la perception que l’on a de notre santé)

Etonnant non ?

Voici d’après les travaux de Martin Seligman, 5 choses sur lesquels vous pouvez agir mais cela n’a que peu d’influence (pas plus de 15 %) (Voir La fabrique du bonheur – Vivre les bienfaits de la psychologie positive au quotidien ). Enfin ces paramètres ne sont certainement pas suffisants et à part le premier la causalité n’est pas démontrée !

  1. Vivre dans une démocratie riche et pas une dictature pauvre avec un effet important
  2. Etre marié (Effet important mais… Causalité non démontrée
  3. Eviter les émotions et événements négatifs. Avec un effet modéré
  4. Développer un riche réseau social. Cela un effet important mais… Là non plus, la causalité, n’est pas démontrée.
  5. Etre croyant. Avec un effet modéré.

Etonnant non ?

Courte-echelleLa première partie de cet article m’a un peu surpris mais finalement en y réfléchissant je suis conscient que cela est vérifiable et pour la plupart de ces 4 choses j’ai pu toucher du doigt que cela est réel. Il n’y a pas d’influence sur le bonheur sur ces paramètres. La deuxième série quant à elle me pose encore problème à ce jour. En effet celle-ci tend à montrer que les gens sont plus heureux si… Ils vivent en démocratie. ils sont mariés et croyants, sont membres de clubs divers et font des rencontres et … ne s’occupent pas du malheur des autres ! Pour vivre heureux, vivons cachés et enfermés dans un autisme sociétal ? Les valeurs « famille », « patrie », « religion », « quant à soi » seraient les valeurs phare du bonheur ?

En lisant ce que je viens d’écrire, je sens monter en moi, une colère diffuse. Une de mes valeurs est violée par ce que j’ai lu… Et l’altruisme alors ? Faire et agir pour le bonheur des malheureux, me rend heureux. Je me sens utile en faisant cela, et pourtant cela ne me rend pas malheureux. C’est même l’inverse qui me rend malheureux.

Si je reprends maintenant cela sous l’angle de l’action. Pour vivre heureux, je vais continuer à agir comme je le fais depuis 1999 (et avant, aussi un peu… Mais avec moins de conscience) : « Mettre ma vie en accord avec le sens que je lui donne. »

En lisant la suite du livre je me suis aperçu que cela à véritablement une grande influence sur le bonheur. Heureusement que je ne me suis pas arrêté à la page 93, de ce livre. Cela explique que, sortis de leur contexte, les résultats, même les plus intéressants, des enquêtes de tous poils, ne restent que des informations sans portée universelle.

Attention à toutes ces tentatives de généralisations et de simplifications qui tournent au simplisme.

OUF ! Me voilà rassuré.

 
 

Quand l’acquis modifie l’inné

Quand l’acquis modifie l’inné

IMG_7321Dans le magazine « Science et vie » numéro 1152 de septembre, un article retient mon attention, car, faisant suite à une discussion sur l’inné et l’acquis avec un ami. Vous savez une discussion comme il en existe le soir après un repas où l’on va reconstruire le monde. C’est magnifique comme le monde est souvent reconstruit pour le meilleur et pour le pire au cours de ces soirées. On y laisse tous un morceau de notre vie, sur une table et un banc comme le chantait Michel Fugain voir la vidéo ci dessous :

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=7kxxO4AG8kU&w=420&h=315]

Dans cet article de science et vie l’idée de base est : « Penser acquis plutôt qu’inné »

Dans les années 2000 un chercheur a prouvé qu’un épisode de famine vécu par un ancêtre modifie le métabolisme des petits enfants ! Un régime alimentaire peut suffire à désactiver certains gênes sur plusieurs générations. cela signifie que nous pouvons aider nos descendants… Génial non ?

Il suffit que je modifie ma manière de vivre pour pouvoir aider mes descendants à lutter contre des maladies que je pourrai transmettre et les aider à avoir une vie meilleure. Bon, comment la modifier ? Et quand le faire ? Bien sûr, pour moi, qui ai déjà eu, mon petit cancer et qui ne peut plus avoir d’enfants c’est trop tard ? Ben non… Car mes petits enfants inter-agissent encore avec moi. Simplement, je peux par exemple leur transmettre ma joie de vivre en espérant que celle-ci sera et restera contagieuse.

Mes enfants aussi peuvent encore agir… Ils vont avoir des enfants … Ils ne sont pas encore né… Et les actions de papa et maman avant la conception agissent dans le « bon » sens… Donc mon action est aussi de les informer.

Y -a-t-il un danger à cette magnifique nouvelle ?

OUI !!!! Les intégristes, de tout poil, qui vont maintenant faire pression sur nous pour changer notre façon de vivre « pour notre bien » ! Et je ne parle pas d’action de respect, pour l’autre, comme dans le cas de la cigarette, mais de « respect » de notre descendance…. Que nous ne connaissons pas encore et que nous ne connaîtrons peut-être jamais.

« A cause » de nos enfants pourrons-nous encore détruire nos petites cellules grises avec un « bon » verre de whisky ? Pas facile de placer le curseur, hein ? Notre liberté est un bien fragile. Et si je ne veux pas être heureux ? Ai-je le droit ?

Bien-sûr nous n’en sommes pas encore là mais lorsque j’entends que je peux aider ma descendance en me changeant moi-même, que j’en ai le pouvoir, est-ce que j’en ai le devoir ?

Allez… A vos neurones ! C’est VOTRE CHOIX ! Et heureusement 😉