Valstartan !? J’ai les tempes qui battent !

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En 1996, je découvre un beau matin par une rectoragie que je suis atteint d’une polypose génétique, qui a dégénéré en cancer… J’en perds mon colon, mon rectum et beaucoup de mes illusions sur la vie et la sécurité qu’assure notre mode de vie.

Les années passent et je m’adapte comme je peux à ma nouvelle situation, je change de vie et de métier. Progressivement le stress lié au choc initial se dissipe dans les méandres de ma mémoire. J’aime ma nouvelle vie, je suis handicapé, mais je me suis adapté. je suis ce que l’on appelle un TIH (travailleur indépendant handicapé).

Les dommages collatéraux du cancer et des changements vécus sont nombreux comme je l’ai expliqué dans d’autres de mes articles. Un des changements vécus presque de manière concomitante, ces mon hypertension qui apparait à cette époque. Y a-t-il une relation de cause à effet ou simplement est-ce un hasard ? Allez savoir…

Depuis cette époque donc depuis 1996, je prends une molécule qui s’appelle valstartan dans un médicament qui s’appelle TAREG 160. Puis les années suivantes je reste avec ce médicament qui convient parfaitement à mon état, et j’ai une tension de jeune homme de 13/7… « Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles » comme dirait Candide, fidèle adepte de Leibniz à travers Pangloss…

En 2006, un changement se profile à l’horizon… Je passe sous valstartan, générique, du laboratoire Biogaran. Là, je pense comme beaucoup d’entre nous, c’est normal, et cela permet de baisser le cout des frais de santé… Ça va dans le bon sens…

Sauf qu’en septembre lors du renouvellement, le pharmacien me dit, Biogaran est en rupture de stock, donc voici le Valstartan que nous avons, Arrow Labs, et je me dis bon c’est pareil.  La molécule active est là, pourquoi pas ?

Ce matin j’écoute la radio et j’entends sur France Inter : « Le valstartan, contient des substances cancérigènes, il est donc retiré des pharmacies, prenez contact avec votre médecin. »

Je prends immédiatement RENDEZ-VOUS avec mon médecin pour lundi prochain, et je m’en vais lire sur internet le pourquoi du comment de la bécane à Jules, et je lis sur le site de France bleu… Que les laboratoires concernés sont (la liste) et dans la liste je trouve le mien de labo… Arrow Labs… Mince ! Mais je lis aussi Biogaran et j’apprends que la rupture de stock est due à un premier rappel des médicaments concernés, et c’est pour cela que je n’ai pas eu mes « Biogaran » … Aïe…

Et ça fait combien de temps que ça dure ? Il y a une alerte maintenant, mais depuis combien de temps je prends des substances « possiblement cancérigènes » ? Là je sens mes tempes qui tapent très fort, encore le cancer ? Merde alors ! Je vais mourir un jour, mais je ne suis pas pressé et le cancer, je connais déjà… Si je pouvais éviter de recommencer, ce serait mieux, je pense, non ?

Je sens monter en moi l’angoisse ! Mon cerveau me sert des pensées comme :

  • Et ça recommence !
  • Je n’ai vraiment pas de chance !
  • Et pourquoi toujours sur moi ?
  • J’ai peur de recommencer à souffrir ! J’ai envie en fuir… De frapper sur la table…
  • Je sens mon corps tout entier qui se révolte…

Alors je me pose, j’arrête de bouger… Et je commence une méditation qui s’appelle « espace de respiration pour faire face »… « C’est comme ça maintenant ! » « L’avenir sera ce qu’il sera, je verrai bien » « j’ai en moi les ressources pour que ça aille »…

Je me pose. Qu’est-ce qui dépend de moi ? De prendre RENDEZ-VOUS avec mon toubib… C’est fait ! Il ne faut pas arrêter le traitement, car sinon je peux en mourir. Donc je continue à prendre cette merde en attendant mieux… On verra lundi, ce n’est pas en 3 jours que je vais déclarer un cancer, et même si c’était le cas… Que puis-je y faire maintenant ?

C’est une situation très inconfortable… mais finalement je le savais au fond de moi, non ? Quand on fabrique des médicaments dans des pays qui ne respectent pas les droits de l’homme, et où les humains sont traités comme du bétail, que puis-je attendre d’autre ? Nous voulons faire des économies sur le dos de notre humanité… Les baskets fabriquées par des gamins qui ne peuvent pas aller à l’école… Les gens qui veulent toujours des prix plus bas, sans regarder les conséquences de ces baisses de prix… On tire les prix vers le bas et … On mange de la merde ! On fabrique de la merde… Et finalement on détruit notre planète. Alors on peut me traiter de Bobo avec mes idées de commerce de proximité, de déplacements réduits ou des covoiturages, le vélo ou l’agriculture bio…

Je persiste et signe. Il ne faut pas sacrifier notre santé, notre planète pour une simple histoire de coût… Vous croyez que le bonheur c’est de gagner beaucoup d’argent ? Ou de vivre entouré d’amour ?

Dans vivre entouré d’amour, il y a VIVRE et AMOUR…

Bien sûr nous avons besoin d’un minimum de revenus… Et cela c’est le rôle de la solidarité entre « HUMAINS » … Bouuhhh encore un mot qui perd son sens devant « MONNAIE »…

Le monde est-il sérieux ? Mon angoisse est tombée… Je verrai mon toubib et je vais continuer l’enquête … Depuis combien de temps c’est le B… avec cette molécule ? Et je vais vous apprendre l’espace de respiration pour faire face gratuitement, si vous voulez.


Inscrivez-vous au prochain groupe de méditation en visioconférence et/ou sur place pour mercredi prochain…. (5 décembre 2018) …
sur http://agenda.carnicelli.fr

 
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Qui paye le poids du handicap ?

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Vous connaissez mon engagement pour permettre l’intégration du handicap en entreprise, puisque vous liez, bien sûr, mes articles à chaque publication… 😉 Ok, Ok, Ok… J’arrête de rêver ! Comme diraient mes enfants, je sors ! LOL

Je reviens aujourd’hui sur cet engagement et ses corollaires. J’ai passé dernièrement un examen, pour valider mes connaissances sur le sujet, de l’intégration du handicap en entreprise et garder le contact avec la réalité de sa perception. Alors je l’ai mis en image « à la une » sur cet article. J’ai passé un bon moment, à répondre aux questions, à lire les documents, à faire les études de cas… Une belle aventure que je conseille à tous ceux qui veulent gagner en efficacité dans l’accompagnement de l’intégration du handicap en entreprise. Après cette introduction un peu longue, je m’en excuse, je vous propose de visite les méandres du handicap, ensemble, à travers une aventure que je viens de vivre cette semaine.

Je me suis inscrit à un stage de validation des compétences d’animation des protocoles MBCT (dit niveau 2, ou confirmé), car je ne suis que débutant et j’ai besoin de cette confirmation pour m’inscrire dans l’annuaire de l’Association de Développement du Mindfulness, dite « ADM » et pouvoir donc publier mes stages MBCT dans cet annuaire et d’autres… Ce stage est en résidentiel dans le Morvan, et donc j’ai du réserver mon hébergement.

À titre indicatif voici les tarifs d’hébergement, qui ne sont pas trop chers pour une pension complète quoi que…

  • Chambre triple : 77.44/jour, 309.76/séjour
  • Chambre double : 88.44/jour, 353.76/séjour
  • Chambre individuelle : 110.44/jour, 441.76/séjour

C’est vrai que ce n’est pas gratuit, bien sûr… Or je suis handicapé… Vous connaissez mon handicap ? Un peu ? Maintenant, n’est-ce pas ? Après avoir lu mes articles précédents… je vais résumer,  le problème actuel.

Je me lève pour aller aux toilettes 3 fois (les bonnes nuits) à 10 fois (les nuits d’enfer) avec une moyenne à 5-6 fois par nuit pour aller aux toilettes… Et prendre une douche dans le meilleur des cas, quand c’est possible, ou à la bonne franquette, avec du papier hygiénique et le lendemain, dans ce cas, je ne peux plus marcher, car je suis complètement brulé entre les fesses !

Donc je pourrai ne pas tenir compte des autres et prendre une chambre triple… Après tout s’ils ne dorment pas c’est leur problème… Moi je me lève et je vais aux toilettes quand j’en ai besoin! Mais je ne réagis pas comme cela… 🙁 Alors je prends une chambre individuelle pour ne pas déranger les autres… Et je paye 132 € de plus parce que je suis handicapé et que je tiens compte du confort de mes collègues…

Hier, je me demandais, mais est-ce normal ? Mon handicap, ne nécessite pas une chambre individuelle, mais mon handicap, qui n’existe que parce que je suis en société le nécessite, qui doit compenser le handicap ? À priori et selon la définition du handicap, c’est bien la société qui doit le faire… Et, bien sûr, elle ne le fera pas ! Je me contente de payer… C’est la double peine ! Je suis handicapé, et je paye un supplément, car je suis handicapé…

Il y a encore du boulot pour que le handicap soit réellement pris en compte dans notre société, ne croyez-vous pas ? Vous avez des pistes pour améliorer cela ?

 
 
 
 
 
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Les dangers de la méditation.

Les dangers de la méditation.

bol_tibetainTout d’abord et que les choses soient claires pour tout le monde, cet article n’est certainement pas exhaustif sur le sujet. Il va simplement relater les dangers que J’AI rencontrés sur la route de la méditation et que j’ai pu identifier.

Tout d’abord, il y a plusieurs types de méditations, mais bien sûr vous savez cela, n’est-ce pas ? Et bien ce n’est pas si évident que ça pour moi au départ de ce voyage vers et avec la méditation.

Historiquement vous pouvez voir sur ce schéma ci-dessous que cela vient de loin :
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Les pratiques de la méditation ont des origines diverses :

  • Issues du bouddhisme : zen, vipassana, le très riche corpus de la méditation tibétaine
  • Issues du christianisme : oraisons silencieuses des pères du désert
  • Issues de l’islam : la mouraqaba, le soufisme
  • Issues du judaïme : le courant hassidique notamment
  • la pratique laïque : elle est proche des traditions contemplatives
  • Aujourd’hui : La pleine conscience ou mindfulness c’est une pratique laïque issue du vipassana.

 

Le premier danger c’est de se perdre dans la forêt des pratiques ! Car bien sûr il reste tous ceux qui vont s’appuyer sur des pseudosciences pour utiliser la méditation comme outil d’embrigadement dans leurs dérives sectaires. Donc avant de s’engager dans une pratique quelconque on vérifie ! On se documente sur les origines de la pratique et son but avoué et son but caché… Vous pratiquez une religion ? Pourquoi pas ? Vous êtes athée ? Et alors ? Ça n’empêche pas de pratiquer la méditation. Simplement sachez ce que vous faites et avec qui vous le faites.

Chaque jour de nouvelles études scientifiques étudient la méditation et concluent aux bienfaits qu’apporte la pratique de la méditation de pleine conscience. Malgré tout ce n’est pas magique et instantané.

Alors, qu’est-ce que c’est la méditation de pleine conscience ?

Il s’agit de se tourner délibérément vers l’expérience de l’instant présent, de s’arrêter d’agir pour ressentir son souffle et son corps, écouter les sons, observer le flot de ses pensées avec recul, sans les alimenter ou les relancer.

Pas facile à faire ? Ou très facile ? Allez savoir…

Moi-même en expérimentant la méditation, j’espérais pouvoir calmer mon esprit et surtout mes douleurs permanentes liées aux conséquences de mon opération sur à mon cancer du côlon. Mon rêve initial ? « NE PLUS AVOIR MAL AU CUL ».

En effet, comme le savent certains de mes lecteurs, j’ai été opéré en 1996 et je n’ai plus de colon (colectomie totale) et je n’ai plus de rectum, non plus… Donc j’ai la diarrhée depuis cette époque et je vais aux toilettes entre 15 et 30 fois par jour avec une diarrhée persistante et liquide. Et conclusion : « J’AI MAL AU CUL TOUT LE TEMPS ! » Il y a même des jours où je ne peux pas marcher du tout en raison des brulures entre les fesses… C’est clair pour vous ? je ne sais pas, mais pour moi, il est clair que cela a perturbé ma vie au point même de ne plus me laisser tranquille un instant ! Et cela dans tous mes domaines de vie…

  • Le couple ? Explosé…
  • La famille ? Il fait chier !
  • Le travail ? Pas possible de continuer comme ça !
  • La vie sociale ? Agoraphobie… Vous connaissez ?
  • La santé ? Je n’en parle même pas !

Et donc je voulais « NE PLUS AVOIR MAL » et … ça ne marche pas !
Les grandes étapes :

  1. Morphine : A la fin je voyais des dragons descendre du plafond… La route faisait des vagues… Sale temps pour avoir une vie en dehors de la morphine…
  2. La codéine : Cela ralentit le transit… Mais la douleur reste présente… Ça ne suffit pas… Efferalgan Codeïne… pas suffisant
  3. L’hypnose : Ça marche, mais il faut recommencer tous les jours … et cela marche de moins en moins avec le temps… toutes heures on recommence ! C’est terrible…
  4. La méditation : La douleur augmente ! Car j’en suis encore plus conscient… Aïe !

Et oui la méditation ne fonctionne pas pour supprimer la douleur ! Et même au contraire cela augmente la perception de celle-ci.

Alors ? Alors j’ai découvert ACT (thérapie d’acceptation et d’engagement) et je me suis aperçu que le problème c’est justement cette recherche en elle-même. Ce n’est pas cela que je recherche… Ce n’est pas « NE PAS AVOIR MAL » que je recherche, mais… « AVOIR UNE VIE PLEINE DE SENS » avec ou sans douleur !

Et là ça marche ! J’ai toujours mal au cul… J’ai toujours la diarrhée… mais j’ai une vie que j’aime !

  • Le couple ? Une belle histoire d’amour que je renouvèle tous les jours avec mon épouse… Il y a des hauts et des bas … Mais j’adore ça !
  • La famille ? Je suis heureux d’avoir tous ces enfants qui font Ch… et qui m’aiment… Enfin ils sont eux ! Et j’adore ça !
  • Le travail ? j’ai changé de boulot ! J’ai adapté mon travail à mon nouvel état… J’accompagne des gens à aller mieux dans leur vie… Et j’adore ça !
  • La vie sociale ? Je suis membre de plusieurs associations, je m’engage dans la vie de la cité et de mon pays… J’ai des amis, et des ennemis… J’ai une vie riche… Et j’adore ça !
  • La santé ? C’est toujours la douleur ! Je suis toujours handicapé… Quelquefois je en peux plus marcher… Et d’autres fois je vais sur les chemins… J’ai accepté ma douleur. C’est ma compagne intime… Des fois j’en parle comme aujourd’hui… des fois je cache notre intimité, car cela ne regarde que nous deux… Je remercie ma douleur de me rappeler que je suis vivant, à chaque instant de ma vie… Et je pratique la méditation tous les jours pendant une heure… Sauf quand je pars en  retraite pendant 3 à 5 jours…

Alors ? Le bilan ? Le deuxième danger c’est de croire que la médiation va régler les problèmes instantanément et sans effort ! 

La pratique tous les jours et une « obligation »… Cela devient aussi un plaisir, à la longue, mais… Pour la plupart des gens que je côtoie. Cet effort est rédhibitoire ! Il y a beaucoup d’abandons à cause de cela… Le bien-être obtenu est réel, mais sans l’effort initial, le résultat peut-être pire que sans la pratique de la méditation. Et cela est normal, car on augmente sa capacité d’observation de la douleur. Et cela n’est pas si facile à comprendre, au début. De plus si le but de la médiation est un bien-être compris comme une absence de douleur, cela ne marche jamais.

Le troisième danger est de méditer pour se sentir bien et sans douleur, alors que ça ne marche pas, et donc de se retrouver dans une impasse !

La méditation permet d’observer l’instant présent. De « sortir de sa boite crânienne » et c’est déjà pas mal ! Pour le reste … Il faut faire un travail en parallèle avec une TCC par exemple ou avec son guide spirituel si vous avez une pratique religieuse… Vous imaginez bien que personnellement, comme je suis athée… Je me suis tourné vers les TCC…

Mon conseil du jour pour éviter ces dangers ?

  1. S’informer sur des sites de confiance, ou avec des gens de confiance, avant de faire un choix de pratique
  2. Ne pas y aller tout seul si c’est possible, c’est plus sécurisant
  3. Se rappeler que seule la pratique est efficace dans ce domaine.

DangerBien sûr, comme je le disais au début de cet article, ce n’est pas exhaustif. Pour résumer, il y a 3 dangers :

  • Le premier danger c’est de se perdre dans la forêt des pratiques.
  • Le deuxième danger c’est de croire que la médiation va régler les problèmes instantanément et sans effort.
  • Le troisième danger et de méditer pour se sentir bien et sans douleur, alors que ça ne marche pas, et donc de se retrouver dans une impasse.

Et il y a tous les autres dangers dont je n’ai pas encore parlé… Mais c’est peut-être parce que je ne les ai pas encore rencontrés.
Vous voulez échanger avec moi à ce sujet ? Contactez-moi.
 
 
 

Permis de conduire et handicap. Un traitement honteux au Maroc

Permis de conduire et handicap. Un traitement honteux au Maroc

Une de mes amies et handicapée à Rabat. Et c’est comme cela que j’ai découvert le traitement du handicap face au permis de conduire au Maroc.

Comme vous le savez, je suis contre l’assistanat systématique du handicap. Moi-même étant handicape, je ne supporte plus de devoir prendre une chaise roulante qui ne roule pas pour être traité correctement lors de l’embarquement dans l’avion. Mais je reviendrai dans un prochain article sur ce sujet.

Aujourd’hui je vais aborder le permis de conduire au Maroc.

Mon amie décide de passer le permis de conduire, il y a quelques mois et veut s’inscrire au permis de conduire. Elle découvre qu’il faut s’inscrire à une auto école loin de chez elle car c’est la seule auto école agréée pour passer le permis si vous êtes handicapé. Cela retarde son inscription mais quand elle se présente à cette auto école, elle découvre que le prix est le double du prix « normal ».

Elle décide donc de s’inscrire à une auto école normale ! Et elle va au ministère concerné pour faire une réclamation et obtient l’assurance qu’elle peut s’inscrire à n’importe quelle auto école si elle a un certificat médical. Elle obtient le certificat indiquant qu’elle peut conduire un véhicule sans aménagement et s’inscrit à une auto école proche de son domicile.

Le jour de l’examen, elle est refusée par l’examinateur car son certificat ne vient pas d’un hôpital seul habilité à délivrer ce type de certificat d’aptitude d’après lui. Elle va donc prendre un rdv à l’hôpital et obtient le certificat. Lors de son deuxième passage. L’examinateur la refuse car elle ne vient pas le la « bonne » auto-école …. Re-belote !

Cela sans aucun écrit. Bien sur ! Tout est à l’avenant et la tête du client ! Le racket organisé pour le permis de conduire des personnes handicapées est une honte !

Alors que va-t-elle faire ? Elle a refait un dossier pour le permis avec les bons certificats médicaux… Et recommence ! Et que vont-ils faire ?

Allez savoir… La loi est la loi ? Vous croyez ? Personne ne réagit dans son pays … Le handicap au Maroc ? Mais non ça n’existe pas ! À suivre…

JE VOUS TIENDRAI AU COURANT !

Comment la pratique de ACT m’a aidé face à un manipulateur.

Comment la pratique de ACT m’a aidé face à un manipulateur.

PerspactiveDepuis maintenant presque 2 ans complets, je vous parle de ACT et des indications pour diverses pathologies ou inconfort de la vie de tous les jours. Le principe est relativement simple. Il tient en un processus basé sur la pleine conscience, et une matrice très facile à utiliser. (Voir le schéma de la perspactive au début de cet article.)

L’idée est la suivante : tout d’abord, je ralentis pour observer, j’observe et je choisis de poser une action en direction de mes valeurs, même si cela provoque un inconfort pour moi. C’est à dire, je refuse d’aller vers mes évitements qui pourtant me permettent d’éviter un certain inconfort dans l’instant, mais vont m’éloigner de ce que je veux vivre vraiment !

Hier, j’ai pu toucher du doigt la puissance acquise par l’utilisateur de ACT que je suis. Comme vous le savez je suis en train d’arrêter la partie formation au Maroc, sauf pour l’instant à Rabat avec mon amie Bouchra. J’ai arrêté d’aller à Tanger. En parallèle j’arrête les formations de coachs, d’hypnose et de PNL en France, car je me concentre sur ma pratique de l’accompagnement avec mes patients et mes clients ainsi que sur l’intégration du handicap en entreprise. Donc, je recherche des personnes qui vont me remplacer, avec mes partenaires en formation, pour ne pas laisser tomber mes partenaires. je recherche aussi pour les clients qui me demandent ces prestations pour pouvoir les conseiller vers de bons formateurs, ou enfin vers des personnes que je considère comme telles. Cette démarche n’est pas toujours comprise par tous. Qu’est-ce que j’y gagne ? Et bien je reste connecté à mes valeurs au quotidien qui dans ce cas-là sont :

  • Aimer et savoir accepter l’amour des autres.
  • Contribuer au bien-être de ceux que j’aime (et j’aime beaucoup de monde)

Et simplement, cela, me fait déplacer quelques montagnes qui ne se raient jamais rencontrées. La semaine dernière je cherchais quelqu’un qui pouvait me remplacer dans les formations d’hypnose dont je vais assurer la dernière formation à Rabat, bientôt. Dans ce cadre je reprends contact avec un très bon formateur dans ce domaine, que je connais bien. Il se trouve que je ne l’ai pas contacté depuis longtemps, car la vie que je mène m’a entrainé ailleurs. Avec les études, mes reins qui me font c…, ma maman qui vieillit et qui a eu un incendie chez elle, mon frère qui réclame ma présence, mes nombreux enfants qui avancent résolument dans leurs vies avec plus ou moins de bonheur et de réussite, l’Association pour le Coaching Social, le démarrage de mon cabinet de Cergy… Et bien des choses que l’honneur et la décence m’invitent à taire. Enfin la vraie vie quoi …

Et je lui envoie un mail lui disant : « Comme tu le sais j’arrête les formations d’hypnose au Maroc, es-tu toujours intéressé par ces formations ? « 

Il faut que je vous précise que cette personne que je considère comme un ami, a été gravement malade il y a deux ans et a dû mettre entre parenthèses son installation au Maroc, et son partenariat. J’ai été le voir à l’hôpital dans sa salle « protégée » en mettant la combinaison qui va bien… Et un jour il est sorti de l’hôpital, je l’avais eu au téléphone la veille de sa sortie… Et depuis… Plus de nouvelles, et je ne vais pas vous expliquer à nouveau le maelstrom dans lequel je suis entré à mon tour sans lui dire d’ailleurs que j’y étais dans ce tourbillon.

Et voici sa réponse : « Je te remercie de prendre des nouvelles de ma « maladie », elle va bien. » J’ai remplacé volontaire le nom de sa maladie par le mot « maladie » pour garantir l’anonymat de cette personne que certains peuvent connaitre.

Et là j’ai écouté mes émotions. J’ai pris le temps d’accepter sa réponse. Il peut avoir toutes les raisons de répondre comme cela, et je ne connais sa vie de ces dernières années. Le plus simple pour moi aurait été pour éviter toute émotion négative de « couper les ponts » ou alors de me mettre en colère, mais alors j’aurai vraiment souffert.

Alors je me suis connecté à mes valeurs. Et ma réponse a été ma suivante.

« Je ressens de la colère, de l’ironie ainsi qu’une tentative de culpabilisation, dans cette réponse. J’ai été peiné de celle-ci, car je n’ai pas compris cette violence que j’ai ressentie. Je croyais que nous avions une relation amicale qui est une relation d’égal à égal et dans ce cadre, prendre des nouvelles l’un de l’autre est réversible. Je t’appelle pour prendre de tes nouvelles et la réciproque peut être vraie. Si tu l’avais fait, je t’aurais donné des nouvelles de mes reins… Et de ma vie qui a été compliquée, par exemple et peut-être que le lien n’aurait pas été coupé. J’ai essayé de renouer ce lien, qui me semblait valoir cet email. Tu as le droit de ne plus vouloir avoir de relation avec moi, pourquoi pas ? Il suffisait de le dire. La tentative de culpabilisation n’était pas nécessaire à notre relation. Quant à moi ce n’est pas le genre d’échange qui m’intéresse. Je te souhaite une bonne route pour la suite de ta vie, que je te souhaite heureuse. « 

Dans cette réponse, je n’ai pas refermé la porte. J’ai affirmé mes valeurs dans la relation et mes intentions. Je n’ai pas reçu de réponse et je n’ai vraiment pas envie de vivre une relation de ce type avec quelqu’un. Alors je préfère ne plus avoir de relation que de continuer comme cela.

Merci ACT !  Alors si on faisait le point ?

Avant ACT :

  • J’aurais ruminé
  • J’aurais peut-être culpabilisé
  • Je me serais mis en colère
  • J’aurai été désagréable à la maison
  • j’aurais peut-être eu du mal à dormir. (j’ai déjà vécu ça)
  • Je n’aurai pas clarifié la relation et cela ce serait reproduit.

Bien sûr, j’aurais pu avoir une  autre réaction, par exemple avec ma mère ou ma tante, je n’ai pas eu du tout la même réaction… J’ai simplement pardonné à celle-ci ce fonctionnement, car à partir de 85 ans (et plus)… Je laisse passer… LOL

Ah oui … Suite à ma réaction avec ACT :

  • J’ai ressenti de la fierté de ma réaction et j’ai augmenté mon estime de moi.
  • J’ai bien dormi.
  • J’ai échangé sur le sujet avec mon épouse et nous avons bien ri ensemble du chargement chez moi.
  • J’ai regardé cette rupture avec sérénité.
  • Je reste confiant en l’avenir.

Vous voyez ? ÇA MARCHE !