Et surtout la santé !

Et surtout la santé !

6a00d834209e6353ef015432d76c11970cComme tous les ans, il y a une expression qui est sur beaucoup de lèvres : « Bonne année, bonne santé ! » et souvent l’on rajoute « Et surtout la santé ! »… Et tous les ans depuis quelques vingt ans maintenant je me dis, alors quoi, ce serait foutu ?

Et oui il y a presque 21 ans j’ai été atteint par cette maladie qui fait peur à tant de personnes : « le cancer ». Bon on ne va pas en faire un  fromage, car il parait que nous sommes des millions de héros ordinaires à vivre avec. « Vivre avec » ou « mourir à cause de » et c’est là que se fait la différence. Mais croyez-vous que cela s’arrête là ?

J’aimerais aujourd’hui élargir un peu la réflexion sur ce sujet : « La santé est nécessaire au bonheur ». Et c’est là que le bât blesse pour moi. En effet, pourquoi ne pourrions-nous pas être heureux, même en mauvais état.

Il est des cas où notre cerveau ne voit pas de solution, et ce manque de santé est considéré comme une montagne impossible à escalader. Nous ne sommes pas des lézards ! Notre queue ne repousse pas, en effet. Et ce qui est perdu est souvent perdu définitivement.

J’ai vu mon état corporel se dégrader avec le temps. J’ai commencé par perdre une dent, et elle est revenue ! Vive la souris 😉 Puis j’ai perdu une partie de ma vue… C’était le début de la fin ! Aujourd’hui j’ai une prothèse visuelle (lunettes) et depuis j’ai acquis, une prothèse dentaire partielle… J’ai perdu mes cheveux, et aujourd’hui je suis chauve, car je ne voulais pas de prothèse capillaire… Et de proche en proche… J’ai perdu mon colon, mon rectum… heureusement pas le sphincter et je n’ai pas eu de stomie permanente, seulement une temporaire… Puis ma tension artérielle, les reins qui faiblissent et demandent une révision, voire de prévoir un remplacement… Et aujourd’hui je perds l’ouïe… de l’oreille gauche… Bon OK il me reste l’oreille droite, une vision basse, mais active, un nez qui fonctionne, et pleines d’autres choses qui continent à fonctionner…

Ça ne vous rappelle pas une chanson ?

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=Mq24HSIDgRg]

Bon alors ? Est-ce pour cela que je ne peux pas être heureux ?

Le handicap est une situation non pas liée à une maladie, mais à un ou plusieurs désavantages liés aux actions de la vie courante en société. Aujourd’hui je suis TIH (Travailleur Indépendant Handicapé), car je suis embêté dans ma vie au quotidien.

Vous savez beaucoup de choses sur ma santé, mais savez-vous ce qui me handicape ? C’est assez complexe, hein ?  OK OK… La solution : « J’ai la diarrhée depuis 21 ans ! Je vais entre 28 et 30 fois par jour aux toilettes »

Vous avez déjà eu la diarrhée ? Non ? Quelle chance ! Sinon vous pouvez (ou pas) imaginer ce que je vis… Les brulures entre les fesses, les désagréments des levers chaque nuit (entre 2 et 5 fois)… Être tellement brulé que je ne peux plus marcher…

Ben voilà… Ce n’est pas la maladie… Ce n’est pas le cancer qui est le handicap, ce sont les dommages « collatéraux » !

LOL ! LOL ? Oui ! Car je suis vivant, j’ai une vie maritale de rêve, un métier que j’adore, des enfants que j’aime, des amis que j’aime… Et j’ai une vie pleine de sens ! Oui ce que je vous souhaitais lors de mon premier article de l’année : « Une vie pleine de sens », c’est cela que je vis aujourd’hui.

NON, je ne suis pas en bonne santé, mais je suis heureux. je vous rappelle que la santé ce n’est pas TOUT ! On peut être en bonne santé et pourtant, ne pas être heureux. Rappelez-vous que l’humain est le seul être qui peut aller mal quand tout va bien!

Bien sûr tout ne dépend pas de nous et il arrive que la vie nous serve une tartine de merde, quand nous aimerions avoir un peu de douceur. Mais c’est la vie ! C’est cela qui permet d’apprécier le bonheur. C’est l’ombre qui permet d’apprécier la lumière. Alors que vous souhaiter ? Vous n’êtes pas en bonne santé, et vous êtes tristes ? Vous avez le droit d’être tristes. Vous avez le droit d’être malheureux, et cela est normal que quelquefois vous soyez tristes. Oui, vous pouvez être nostalgique… Alors un peu de bonheur pur… Aimez-vous Brahms ?

 [youtube https://www.youtube.com/watch?v=1trE3ms3AGo]

Aujourd’hui j’accompagne des personnes en situation de handicap (acquis ou de naissance) sur un module collectif et individuel qui s’appelle « Savoir gérer son handicap au quotidien dans la vie et au travail ».

Cela passe par un accompagnement complet de là où vous êtes à la où vous voulez aller… Bien sûr pour aller vers une « vie pleine de sens » par simplement vers une santé illusoire ! cela passe par la pleine conscience, l’acceptation et surtout des actions engagées vers SES valeurs au quotidien… (ACT = Thérapie d’acceptation et d’engagement)…

Vous voulez en savoir plus ? Écrivez-moi et en plus si vous êtes chef d’entreprise et que vous voulez accompagner vos employés dans ce programme de qualité de vie au travail vous savez que mes prestations ouvrent droit aux unités bénéficiaires comme les établissements protégés ?

Et si vous deveniez content manager ou social media manager ?

Et si vous deveniez content manager ou social media manager ?

reseaux-sociauxVous êtes en situation de handicap ? Vous êtes Cinqua ? Vous avez une grande expérience derrière vous ? Vous pensez être trop cher ? Bref, Vous pensez que vous n’êtes plus employable ? Alors, lisez ce qui suit :

Dans le cadre du développement de son activité No Limit Academy International recherche des personnes pour assurer les fonctions de content manager et/ou social media manager :

  • Les postes sont ouverts aux personnes situation de handicap.
  • Les candidats connaissent bien les TPE, PME et ETI, parce qu’elles en ont une bonne expérience pratique.
  • Ils ont une expertise reconnue dans un des domaines suivants :
    • Industrie
    • Bâtiment
    • SSII
    • Artisanat d’art
    • Métiers d’accompagnement et relation d’aide (coach, sophrologue, psychologue, thérapeute, etc.)
  • Les personnes retenues recevront une formation de coach certifié dans des locaux adaptés.
  • Ces personnes doivent avoir une réelle appétence pour la rédaction.

Une bonne connaissance des réseaux sociaux est un plus.

Le travail est essentiellement en télétravail ou en travail à domicile, les déplacements sont réduits.

Leur mission :

  • Coacher nos clients pour leur permettre de déterminer leur ligne éditoriale lors d’entretiens hebdomadaires
  • Créer et mettre en place cette ligne éditoriale sur internet et les réseaux sociaux.

Écrire à contact@nolimit-academy.fr avec CV et lettre de motivation

Faut-il être handicapé pour coacher une personne en situation de handicap ?

Faut-il être handicapé pour coacher une personne en situation de handicap ?

Handicap-tousJ’ai aujourd’hui 3 activités professionnelles distinctes :

  • Le coaching
  • La formation de coach (coaching et outils du coaching)
  • La présence du coach sur les réseaux (Animation de blogs, et des réseaux sociaux…)

Je vais, aujourd’hui  aborder spécifiquement la question du coaching qui se subdivise en deux publics distincts.

  • Les chefs d’entreprise de PME et ETI, voire les TOP management dans l’implémentation stratégique en entreprise que j’appelle aussi business coaching. Cette approche s’appuie sur les techniques tirées de la psychologie positive pour accompagner l’entreprise dans son ensemble, par exemple avec l’appreciative  inquiry.
  • Le monde du handicap, avec l’accompagnement des équipes par la sensibilisation des dites équipes, et l’accompagnement des personnes face au handicap acquis ou à l’accès à un emploi avec une approche innovante autour du sujet « savoir présenter son handicap et le gérer au quotidien. »

Hier je discutais avec une personne, qui travaille dans les services sociaux, à qui je disais, « C’est fou ! Je viens de rencontrer une dame que je vais accompagner, et le rapport s’est établi quasiment instantanément et nous avons décidé de travailler ensemble pour aller vers ses objectifs »

Et la discussion a vite tourné autour de l’établissement du rapport : « Comment fais-tu ? Pour établir le rapport si rapidement ? Est-ce parce que tu es toi-même handicapé que cela est plus facile ? »

Et j’ai donc réfléchi sur le sujet : « Comment établir le rapport avec son client ? »

Pour que le client veuille être accompagné par moi, il est nécessaire que ce client soit :

  • En sécurité avec moi
  • Avoir confiance dans mes capacités (crédibilité)
  • Se sentir écouté et compris
  • Pouvoir se projeter dans l’avenir avec et sans moi vers ses objectifs.

La question posée initialement était « Faut-il être handicapé pour accompagner un handicapé ? »

Et la question pourrait aussi « Faut-il avoir perdu son enfant pour accompagner une personne qui a perdu un enfant ? » Ou « Avoir un chien pour accompagner un propriétaire de chien?  » ou…

J’arrête cela devient ridicule !

Si je prends les 4 indicateurs précédents :

  • Pour que la personne se sente en sécurité : Il suffit d’avoir un code de déontologie, et mettre en place un cadre clair et accepté par les deux parties. J’ai dit « clair » et je veux dire « transparent » et « prévisible »
  • Avoir confiance en mes capacités (crédibilité) : Je dois avoir une présentation claire (encore ?) et précise. Car ce qui se conçoit bien s’énonce clairement ! » (Voir Boileau)
  • Je passe directement à l’avenir : Savoir utiliser les techniques de coaching d’implication, et de responsabilisation. Savoir soi-même se projeter dans l’avenir pour accompagner l’autre dans sa vision, sans interférer dans celle-ci. Cela s’apprend…
  • Et pour finir : Se sentir écouté et compris ! Et c’est cela qui prime !

IMG_4180Pour établir un rapport, il est nécessaire que la personne se sente écoutée et comprise. Bien sûr il y a la théorie, par exemple être formé à l’écoute active sans jugement (voir Carl Rogers). Il y a surtout le principal instrument que nous avons à notre disposition pour ressentir ce que l’autre ressent. Pour cela pour utilisons nos « neurones miroirs » que l’on appelle aussi neurones emphatiques. Mais ces neurones nécessitent d’être entrainés ! Et pour cela nous devons gravir un a un les échelons de l’échelle émotionnelle* en 7 niveaux  (que j’ai reproduit en fin d’article) : (Voir mon article sur la frustration). Et le grand secret est LA !!!!!

Il faut développer sa capacité d’empathie !

Comment faire cela ? Il suffit de s’entrainer chaque jour… Répéter son entrainement, s’entrainer au lien. Savoir faire la différence entre l’empathie et la sympathie. Ce que l’autre ressent lui appartient ! Et, ce que je peux ressentir, grâce à mes neurones miroirs, me permet d’avoir une porte ouverte dans SON monde ! Suis-je capable de rentrer dans son monde « SANS LE JUGER » ?

  Voilà la clé du rapport : l’empathie.

Bien sûr il est plus facile de ressentir chez l’autre quelque chose que je ressens chez moi. Mais le piège est alors « La projection de mon monde sur celui de l’autre » car inconsciemment, je vais comparer ! Et comparer c’est juger !

Alors faut-il être handicapé pour pouvoir accompagner des personnes en situation de handicap ?

La réponse est clairement : NON !!!! Même si cela semble plus facile initialement, cela est un piège ensuite !  Sans travail, un talent n’est rien qu’une sale manie (comme disait Brassens dans le mauvais sujet repenti)

Travaillez votre empathie pour établir le rapport… Synchronisation, écoute active, silence… Travaillez, prenez de la peine ! C’est le fond qui manque le moins pour paraphraser La Fontaine.

Vous pouvez vous entrainer avec moi, pourquoi pas ?

* Échelle émotionnelle

  1. Engourdissement
    Je n’ai pas conscience de mes sentiments. Pas de ressenti émotionnel.
  2. Sensation physique
    Je ne ressens pas l’émotion, mais l’impact physique sur moi (l’implication les conséquences). Exemple : les personnes qui ont des migraines, de l’urticaire, le dos bloqué, ont nié leur émotion, ont une stratégie de dissociation par rapport à leur émotion et l’émotion reste là au niveau inconscient. A voir la même stratégie / dissocié en tant que coach pour les accompagner. Aujourd’hui tu as mal à la tête, imaginons que tu devrais ressentir une émotion à la place ce serait laquelle?
  3. Expérience primaire
    Être conscient des émotions sans être capable d’identifier, et donc pas capable d’en parler et de les comprendre. C’est souvent là que se situeront les personnes que l’on va accompagner.
  4. Différenciation
    Être capable de parler de ses sentiments et faire la différence. Avoir une vision claire des émotions.
  5. Causalité
    Perception de l’origine de cette émotion, de ce qui en est la cause.
  6. Empathie
    Aller vers les autres. L’empathie c’est être conscient des émotions des autres. Faire la différence entre l’empathie qui se situe au niveau de l’émotionnel Je me mets au même niveau que la personne pour pouvoir participer et interagir sur la relation) et la sympathie qui se situe au niveau du mental. L’empathie est la capacité à percevoir ce que l’autre ressent. Pour aimer vraiment et intensément, il est important de cultiver la capacité à s’identifier. Ce qui inscrit le couple dans la durée, c’est le partage émotionnel. Quand les échanges sont fluides, le mouvement est à l’intérieur, il n’a pas besoin d’être à l’extérieur. C’est une dimension très importante de l’intelligence émotionnelle. Elle demande à sortir de son égocentrisme, de ressentir sans juger. Dans tout ce qu’elle dit ou fait, une personne ne parle jamais que d’elle-même, de ses besoins et de ses attentes.
  7. Interactivité
    On est sensible à tout ce qui se passe. On est capable de ressentir les émotions qui sont tout autour de nous, dans notre équipe, comment les émotions interagissent ensemble et comment composer avec. toutes ces émotions (ce que devrait faire tout excellent manager).

Savoir présenter son handicap et le gérer au quotidien

Les mois se suivent et, quelquefois, se ressemblent. Les années succèdent aux années et le changement tarde à venir en ce qui concerne les mentalités. Souvent nous restons dans les starting-blocks sans jamais rien changer. Prêts à partir et pourtant nous restons là.
En ce qui concerne le handicap, les gouvernements successifs se sont heurtés à cette dure réalité.
Bien-sûr tout le monde est plein de bonnes intentions pour les pauvres handicapés mais les normes sont trop difficile à mettre en oeuvre et aujourd’hui où est la priorité ? D’abord le chômage ? D’abord le réchauffement climatique ? D’abord la lutte contre le terrorisme ? et ensuite ? le handicap ? Quand ? Jamais ! C’est évident… Non ?
Comment-çà, non ? NON ! Ce n’est pas si évident que ça… Et si on commençait à changer les choses en changeant de niveau logique ? Si on commençait à regarder du côté des handicapés eux-mêmes ?
Parce que vous croyez quoi ? Que le handicap c’est les autres ?  J’ai écrit un article le 8 août 2014 qui est toujours d’actualité. (Vous pouvez le lire en suivant le lien). dans cet article j’écrivais :
Lors de mes derniers accompagnements, j’ai souvent rencontré, d’abord, la remarque : 
« Mais cela sert à quoi de savoir présenter son handicap ? Moi je n’en parle pas ! Cela évite de faire peur aux autres et surtout aux employeurs… » 
Eh bien cela est FAUX : « Ne pas en parler c’est justement faire peur aux employeurs… Vous avez quoi à cacher ? » Savoir présenter son handicap est un moyen de montrer sa capacité d’adaptation et de présenter les avantages réels que nous avons en tant que travailleur handicapé. 
A la fin du compte, les personnes accompagnées reconnaissent : « Je suis plus à l’aise face aux autres, et je sais quoi répondre quand on me questionne au lieu d’essayer de noyer le poisson, et finalement mettre tout le monde mal à l’aise. »
Pour éviter cela j’ai créé un stage de 2 jours suivi de 1 mois de coaching qui s’appelle : « Savoir présenter son handicap et le gérer au quotidien »
Ce stage est particulièrement adapté aux personnes qui sont dans la situation suivante :

  • J’ai un handicap et je n’ose en parler.
  • J’ai un handicap mais pourquoi demander la RQTH ? Ca ne sert à rien !
  • J’ai un handicap et je n’ose pas demander la RQTH (reconnaissance de travailleurs handicapé)
  • Je viens d’avoir ma RQTH et je ne sais pas comment en parler à mon employeur
  • Je dois intégrer un nouveau poste et je ne sais pas comment en parler ?
  • J’ai des problèmes de communications avec mes collègues et je suis handicapé.
  • Je ne sais pas comment utiliser ma carte de priorité
  • On ne me laisse jamais une place assise dans le métro.
  • Je me dispute aux caisses de supermarché.
  • J’ai peur d’aller au travail
  • Je suis angoissé qu’on aborde le sujet du handicap.

Vous êtes dans un de ces cas ? Vous connaissez quelqu’un qui est dans ce cas ?
Ce stage est particulièrement adapté à votre cas ! Vous voulez en savoir plus ? Quand suivre le stage ? Où le suivre ? Comment le financer ?
contact@nolimit-academy.fr ou appelez-moi au 06 75 25 34 42 (Pierre)
 

Gérer son handicap passe son acceptation.

Gérer son handicap passe son acceptation.

Handicap-tousSavez vous combien en pourcentage de personnes sont atteints d’un handicap « non visible » ? D’après vous ? 30%, 50% ou 80% La réponse est 80%

Et combien en pourcentage les personnes en fauteuils roulants représentent ? Je ne vais pas faire durer le suspens, c’est seulement 3% !

De plus, savez combien de personne handicapées qui travaillent sont reconnues « TH » (Travailleur handicapé) ? D’après vous ? 30%, 50% ou 80 % ? La réponse est : 30 % seulement.

Quand on sait que le taux de chômage pour les personnes handicapées est de 250% supérieur au taux de chômage global… On a une idée, du pourquoi les personnes handicapées ne courent pas après le statut de travailleur handicapé, et vivent plutôt en essayant de ne pas reconnaître leur handicap sauf quand elles ne peuvent plus le faire !

J’y suis moi-même passé par là… Je suis en situation de handicap depuis 1996 et je n’ai réellement accepté ma situation de travailleur handicapé que en… 2011 !!!! Ce n’est pas vieux hein ?

Bien sûr, j’avais depuis 2006 la carte qui permet d’éviter les files d’attentes que je ne pouvais plus supporter physiquement et aussi la carte de stationnement pour me permettre un accès plus rapide aux diverses commodités en fonction de mon état….

Mais je dois aujourd’hui reconnaître, que ma vie a réellement changé, depuis que j’ai ENFIN, accepté ma situation et mon handicap.

En ce moment j’accompagne des personnes, et oui, je suis coach, donc c’est mon boulot d’accompagner les gens vers leurs objectifs ;), sur le sujet brûlant :

Comment présenter son handicap en entreprise et comment le gérer ?

Car contrairement aux idées reçues « Handicap n’est pas, synonyme de, perte de performance dans l’entreprise. Il existe bien des moyens de gérer son handicap.

Bien entendu, on pense tout de suite aux postes ergonomiques et aux adaptations de bâtiments (plans inclinés, etc…)… Mais pour les 80% de personnes aux handicaps non visibles, comment gérer son handicap ?

  • Souvent cela passe d’abord, par équilibrer sa vie et ses domaines de vie.
  • C’est accepter le changement et s’y préparer. c’est souvent accompagner le changement et donc connaître les phases du modèle du Hudson par exemple…
  • C’est travailler à entretenir son camp de base…

C’est… Un travail d’abord « PERSONNEL » !!!!

Et la nécessité de ce travail personnel passe par … LA PRISE DE CONSCIENCE QUE NOUS SOMMES LES PREMIERS RESPONSABLES (pas coupables 😉 Seulement responsables) DE NOS CHOIX.

Et de se souvenir de la phrase de Viktor Frankel :

« Entre le stimulus extérieur et la réponse que nous donnons,
nous avons la liberté de choix »

 Lors de mes derniers accompagnements, j’ai souvent rencontré, d’abord, la remarque :

« Mais cela sert à quoi de savoir présenter son handicap ? Moi je n’en parle pas ! Cela évite de faire peur aux autres et surtout aux employeurs… »

Eh bien cela est FAUX : « Ne pas en parler c’est justement faire peur aux employeurs… Vous avez quoi à cacher ? » Savoir présenter son handicap est un moyen de montrer sa capacité d’adaptation et de présenter les avantages réels que nous avons en tant que travailleur handicapé.

A la fin du compte, les personnes accompagnées reconnaissent : « Je suis plus à l’aise face aux autres, et je sais quoi répondre quand on me questionne au lieu d’essayer de noyer le poisson, et finalement mettre tout le monde mal à l’aise. »

Il ne s’agit pas de se plaindre, ou de se faire plaindre …. Ne pas entrer dans le triangle de Karpman (Sauveteur-Victime-Persécuteur) où n’oublions que c’est la victime souvent qui déclenche le jeu psychologique. Alors comment ne pas entrer dans le jeu psychologique ? D’abord être factuel… Et pour cela ? Il est nécessaire d’accepter de se regarder en face… Avec son handicap. Et pour cela la méthode la plus adaptée que j’utilise est l’Appreciative Inquiry ….

C’est quoi ? Demandez… ou regardez sur ce blog….

Bien à vous