Vigilance et persévérance pour reconnaitre ses émotions.

Vigilance et persévérance pour reconnaitre ses émotions.

Ça y est, j’ai été vacciné le 8 janvier 2021 ! Bien sûr, j’ai été vacciné contre la COVID. Enfin je veux dire que j’ai reçu la première injection de ce vaccin (Pfizer-Biontech), et bien tôt la deuxième injection à la fin du mois. Cela veut dire que je dois faire extrêmement attention pendant la période jusqu’au 8 février où j’aurai une protection maximale.
Pourquoi faire attention ? Parce que pendant cette période, je ne suis pas encore complètement protégé et je pourrai donc être infecté et là… Le virus a plus de chance de muter ! Je ne rentrerai pas dans les détails, car ce n’est pas le but de mon article d’aujourd’hui, mais vous pouvez trouver des références de ce que je dis dans les propos du président de l’académie nationale de médecine sur France Info
Bon, bon…. Alors je vous raconte un peu ? (avec quelques jours de décalage)
Et bien je me sentais comme un judoka qui sort du tatami après un combat (et je connais bien ça)…
Je ne pensais pas que la situation m’avait touché tant que ça !
J’ai passé quelques nuits d’enfer ! Des cauchemars toute la dernière nuit avant le vaccin… Et au moment de la piqure un grand PFFFFFFF…. Comme si je sortais d’un grand danger ! Comme si un ballon se dégonflait. En fait je comme au sortir d’un grand danger puisque  sans le vaccin si j’attrapais la COVID j’avais beaucoup de risque de développer, une forme grave de la maladie, et de mourir. C’était comme si j’étais un « survivant » …
Et je ne l’avais pas vu ! Incroyable … Je n’avais pas réalisé l’impact réel de cette peur sur mon état psychologique. Pourtant, je médite pour être présent et je m’aperçois que malgré cela je continue à me raconter des histoires ! Il y a du boulot pour être réellement présent à soi, vous ne croyez pas…
Depuis j’ai fait une petite méditation sur l’autocompassion, pour commencer … Puis j’ai repris mes pratiques quotidiennes… Et je suis apaisé aujourd’hui.
Pendant la crise, je me disais que j’étais courageux … Ben oui je suis courageux, mais cela n’empêche pas la peur d’être là aussi !
Bien sûr, j’ai continué à recevoir mes patients malgré le risque parce que cela à du sens pour moi, mais quelle énergie dépensée ! Et cela sans réellement en être conscient. C’est étonnant de se voir réellement en face ! Une très belle expérience que je partage avec vous mes amis, aujourd’hui.

Matrice ACT


J’étais dans la lutte. Il faut être courageux, il ne faut pas montrer sa peur, il faut… Je dois… J’étais souvent dans la partie gauche de matrice ACT… (Voir ci-contre, en cliquant dessus elle sera en grande taille)
C’est-à-dire que j’étais en mode automatique ! Alors que je croyais que j’étais conscient de mon état…
J’avais oublié, « la honte » … la honte de reconnaitre que j’ai peur de mourir étouffé dans d’atroces souffrances… Oui j’ai peur ! J’ai vu mourir mon grand-père « étouffé » par son emphysème (il avait été gazé à Verdun)… J’ai vu mourir mon frère de son emphysème, suite à sa BPCO… Il est mort d’un simple rhume… J’ai vu la peur dans ses yeux…
Et OUI ! J’ai peur… Avec ma BPCO… La COVID, les images des personnes intubées ventilées dans les hôpitaux…
Et alors, j’ai peur, c’est normal, car je suis un être humain et que les émotions que je ressens ne dépendent pas vraiment de ma volonté… Aujourd’hui j’accueille ma peur ! Aujourd’hui la honte est partie… Aujourd’hui je sais que le courage n’est pas de ne pas avoir peur… Et cela au-delà de la théorie…
Je crois que certains vont avoir des surprises encore plus grandes que la mienne après le vaccin … Comment vont-ils vivre la sortie de ce traumatisme (de type 2) ?
Alors je suis heureux de participer, à cette prévention en offrant chaque semaine 2 séances gratuites de méditation de pleine conscience d’une durée environ 30-45 minutes :

  • les mardis à 9:00
  • les jeudis à 20:30
    Vous voulez venir ? Inscrivez-vous sur Doctolib… C’est gratuit ! (suivez le tuto ci-dessous)


 

Vigilance et persévérance pour reconnaitre ses émotions.

Le séminaire de méditation : « BÂTIR UNE ESTIME DE SOI STABLE ENTRETIENT LA CONFIANCE EN SOI » est confirmé.

Comme annoncé depuis janvier, le séminaire est confirmé. Jusqu’à ce jour, je ne savais pas si notre lieu d’accueil confirmerai mais c’est fait. OUF !

Comme il reste quelques places, je vous informe à nouveau pour les retardataires. 🙂

chateau de FayCe sera le week-end du 11-12-13 septembre 2020, au Château de Fay, le même endroit que mon précédent stage, si propice à la méditation et proche de Paris, dans le Vexin, suffisamment loin pour se sentir à la campagne et suffisamment près pour y aller facilement. À moins d’une heure de paris, et à peine à 30 min de l’aéroport de Beauvais… Ce château est idéalement placé pour moi.

J’ai écrit un précédent article sur le sujet de l’estime de soi où je parle de l’impact d’avoir une estime de soi stable sur le bonheur durable. Je vous propose aujourd’hui ce stage, qui est un stage en résidentiel, basé sur la pleine conscience, pour explorer avec ACT, la manière dont vous construisez votre confiance en vous.

salleEn utilisant en alternance des pratiques méditatives, des pratiques dans le silence et des exercices exploratoires sur vos croyances, vos valeurs, vos douleurs… Le stage basé sur ACT (Thérapie d’acceptation et d’Engagement) va vous permettre d’explorer la manière dont votre estime de vous peut vous aider dans cette démarche.

  • D’où vient cette estime de vous ?
  • Comment y accédez-vous ?
  • Quels sont les paradigmes fondateurs de cette estime ? Et est-ce que ça marche ?
  • Et si ça ne marche pas, sur quels hypothèses fondatrices, allez vous vous appuyer dans ce stage et, ensuite dans votre vie pour entretenir une estime stable de soi.?

Pas besoin d’avoir suivi une formation ACT pour participer à ce stage ni d’avoir pratiqué la méditation de pleine conscience. (Si vous voulez en savoir plus sur ACT)
Je vous accompagne, pendant 2 jours sur les chemins de la pleine conscience pour explorer l’impact de cette estime de soi sur votre confiance en soi.salon
Organisation pratique : 

  • Date : Arrivée 11 septembre 2020 – Départ 13 septembre 2020
  • Lieu : Château de Fay (voir site web)
  • Tarif
    • Stage
      • 150€ TTC
    • hébergement (environ 160€ pension complète à régler au château)
  • Matériel
    • Les draps sont fournis, et apportez vos serviettes de toilettes.
    • Il y aura des tapis de yoga sur place
    • Venez avec votre matériel de méditation habituel (pour ceux qui en ont) et pour les autres demandez-moi, je vous aiderai à choisir.
    • Venez avec un plaid pour éviter d’avoir froid, car pendant la pratique méditative souvent la température corporelle baisse.

Organisation du stage :

  • Vendredi :
    • Accueil à partir 16 heures sur place.
    • Petit café d’accueil (ou thé)
    • Installation des affaires dans les chambres.
    • 17:30 Accueil dans la salle principale et présentation du séminaire.
    • 18:30 Première pratique en pleine conscience
    • 20:00 Repas du soir.
    • 21:00 reprise de la pratique
    • 22:30 fin des pratiques
  • Samedi :
    • Petit déjeuner à partir de 7:00
    • 9:00 – 10:30 Pratique
    • 10:30 – 11:00 Pause
    • 11:00 – 12:30 Pratique
    • 12:30 – 15:00 Déjeuner et pause méridienne
    • 15:00 – 17:30 Pratique
    • 17:30 – 18:00 Pause
    • 18:00 – 20:00 Pratique
    • 20:00 – 21:00 Repas
    • 21:00 – 22:30 Pratique
  • Dimanche :
    • Petit déjeuner à partir de 7:00
    • 9:00 – 10:30 Pratique
    • 10:30 – 11:00 Pause
    • 11:00 – 12:30 Pratique
    • 12:30 – 14:00 Déjeuner
    • 14:00 – 15:30 Pratique
    • 15:30 Départ

coucher de soleil
Pour s’inscrire : pierre@carnicelli.fr

Vigilance et persévérance pour reconnaitre ses émotions.

La peur du bonheur est un générateur de pensées négatives.

Certains patients viennent me voir avec des pensées intrusives et gênantes pour eux, car elles sont tournées vers la possibilité de vivres de catastrophes et cela leur pourrit la vie au quotidien.

Ils ont des pensées comme :

  • Et si mon enfant mourait ?
  • Et si mes amis avaient des problèmes ?
  • Et si je tombais malade ?
  • Et si j’avais un accident de voiture ?

Ils veulent « changer » leurs pensées et bien entendu n’y arrivent pas ! Pire que ça plus ils essayent de ne pas y penser et plus cela est présent. Et si je leur demande : « Que voulez-vous ? » La réponse est pratiquement toujours la même : « Je veux que ces pensées cessent. »

Mais comme vous le savez maintenant si vous avez lu mon blog depuis quelque temps, sur la matrice ACT, nous avons deux lois : la loi du haut et la loi du bas (voir le schéma, ci-dessous)

LA MATRICE ACT

  • La loi du haut c’est « Je peux changer facilement ce qui est en haut de cette matrice »
  • La loi du bas c’est « Il est presque impossible d’agir directement sur ce qui se passe en bas »

Lorsque je questionne mes patients sur leur expérience du bonheur. Je commence toujours par faire une carte SIM (vous vous souvenez ce que c’est ? S (Sensations) I (Intelligence) M (Monde), c’est-à-dire que je leur demande de me décrire complètement leur expérience. (Voir l’article suivant pour plus de précision sur la carte SIM) et donc leurs pensées.

Et souvent c’est là que viennent ces fameuses pensées intrusives. « Maintenant ça va, mais ça ne va pas durer ! » Lorsque le patient se rapproche d’expériences positives qui le rapproche du bonheur, il commence à avoir peur de perdre celui-ci, et comment pourrait-il le perdre ?

Et cela fini pas l’éloigner du bonheur et d’avoir peur de vivre le bonheur ! Je me suis aperçu avec étonnement qu’il y avait corrélation entre ces pensées et la peur d’être heureux. Et encore plus loin que çà il y avait aussi corrélation avec l’aversion de la compassion et de la gratitude envers soi. Pourquoi cette aversion ?

Parce que si je pratique l’autocompassion, je vais me ramollir. Je vais devenir paresseux. Je vais me laisser aller ! Pas de place pour la compassion, pour les autres non plus ! Ils n’ont qu’à se bouger le popotin ! Et moi aussi d’ailleurs ! C’est quoi ce cirque ! La dépression c’est pour les faibles… etc.

Et pour la gratitude, l’aversion se manifeste souvent par « parce que je le vaux bien ! » « Cela m’est dû ! » Pourquoi remercier pour ce qui est « normal » ?

Et cela finit pas se blâmer soi-même ! Par se dénigrer parce : « Il n’y a aucune raison d’avoir des pensées comme çà » Je ne suis pas normal !

CQFD…

Bien sûr ce ne sont que des constatations au cabinet et simplement des corrélations, pas des causalités, mais … cela va bien dans le sens des thérapies basées sur la compassion, non ?

Et bizarrement, il y a toujours au centre de cette recherche : « La conception individuelle du bonheur »

Alors est-ce que le bonheur serait la conséquence de circonstances extérieures qui ne s’expérimente que trop rarement, ou bien, le bonheur serait l’expérience volontaire de la paix intérieure par le choix engagé de vivre la compassion, et ses attributs la bienveillance, la gratitude, la bonté, la sensibilité, la sympathie, l’empathie, la tolérance à la détresse, le non-jugement, et les soins que l’on se prodigue pour le bien-être ?

Bien sûr le chemin vers le deuxième choix demande d’être dans la pleine conscience de ce que l’on vit au présent… Et si vous choisissiez cette deuxième voie qui ne dépend que de vous ? Par quel attribut commenceriez ? Personnellement j’ai choisi de commencer par la bonté… La route est longue !

 
 
 

Vigilance et persévérance pour reconnaitre ses émotions.

Le monde a changé ! Vous avez compris ?

Certains n’ont pas compris que le monde a vraiment changé !

Et effectivement, quand j’étais plus jeune. (Ça y est je parle comme un vieux ?) ….Bla-Bla…

  • Je jouais à la dinette avec, mes copains et copines, et nous utilisions, de la boue et de l’herbe, pour mettre dans les assiettes. Certains d’entre-nous en mangeaient, d’ailleurs…
  • Je jouais sur une balançoire où le sol, était aussi dur que tu béton (de la terre battue). Lorsque l’on tombait, il arrivait qu’on se casse un bras, d’ailleurs.
  • Je faisais « la guerre des boutons » avec un lance-pierre fabriqué avec une fourche bois, un morceau de pneu, et un bout de cuir pris dans une vielle godasse.
  • Je « chassais » les oiseaux avec un arc et des flèches que j’avais moi-même fabriqués. Je vous garantis que les oiseaux ne risquaient rien, mais moi je faisais de la route !
  • Nous avions des cabanes dans les arbres à 4 mètres de haut et un réseau de passerelles nous permettait de passer d’arbre en arbre.
  • Je marchais pieds nus pour éviter d’abimer mes espadrilles et je marchais dans les bouses de vaches pour faire une semelle qui protège de la chaleur du goudron l’été. Ça fonctionne, mais ça pue ! LOL
  • Je fabriquais un cerf-volant avec du roseau trouvé près d’un étang, du papier journal, de la ficelle à poulet, et de la farine et de l’eau pour faire la colle.
  • J’élevais des vers de terre, dans du carton mouillé que je trouvais dans la décharge, et que je revendais au magasin de pêche, pour acheter des mistral gagnant… ou autre roudoudou…
  • Je faisais des glissoires dans la rue, avec mes bottes en caoutchouc et du carton, je passais la journée à descendre en glissant dans la rue gelée et j’avais les doigts qui piquaient quand je rentrais au chaud…
  • Nous faisons des batailles de boules de neige dans la cour de récré.
  • Je jouais à l’élastique sur le goudron de la cour… Nous jouions au football avec une boule de papier recouverte avec du scotch…

Puis j’ai eu des enfants… J’ai appris à avoir peur pour eux, mais je les ai laissé faire des cabanes dans les arbres, jouer avec la terre, et le chien… Courir dans les bois. Quelques os cassés plus loin… J’ai vu les mentalités changer… « Vous êtes inconséquent ! » Me disait-on, « c’est dangereux ! »  Et les enfants ne pouvaient même plus aller dans la cour quand il avait de la neige… Les balançoires se sont sécurisées et les vaccins sont devenus une véritable sécurité… À tel point que la génération suivante veut tellement supprimer le risque qu’ils ne se font même plus vacciner, car il y a des produits dangereux dans le vaccin… Ben oui…. !

La vie c’est dangereux ! La vraie vie c’est le risque… Plus de risque et plus de vie ! On chipote sur tout, on préfère l’artificiel, complètement maitrisé, au naturel qui pue ! Et c’est vrai, que la durée de vie a augmenté… Mais si on regarde la longévité des arbres … Nous en sommes loin ! Alors quoi ? Devenir des arbres ?

Le coronavirus, nous renvoie à l’incertitude de la vie et cela nous l’avions, une peu oublié… Dans les années 80, le sida nous a envoyé un coup de semonce, puis Ebola, puis la grippe H1N1 (et la H5N1 qui nous guette), puis le SRAS, puis le MERS… et enfin arrive le COVID-19… Et c’est le B….

Moi, l’humain de 2020, je veux des certitudes ! Je suis dans MON monde de certitudes, et j’ai un avis bien arrêté sur TOUT ! J’ai raison et les autres qui ne sont pas de mon avis ont tort ! D’ailleurs je m’appuie sur des avis scientifiques, qui n’ont pour certains qu’une vague ressemble avec la science, car j’ai perdu le contact avec la réalité !

Le danger ? Je n’en veux pas… Je limite la vitesse ! Je mets une ceinture de sécurité. Je mets un casque pour faire du vélo, et de la trottinette.

Je veux être protégé contre tout ce qui pourrait me faire tomber malade… J’active mon système émotionnel, « Prévention de la menace » en permanence. Je veux vivre des sensations fortes, mais « en sécurité »

Une petite parenthèse. Vous connaissez nos 3 systèmes émotionnels  ? Peut-être. Je vous fais un rapide résumé dans le schéma ci-dessous.

Les systèmes émotionnels

La société de consommation actuelle tend à nous pousser à développer notre système « menace » et notre « système ressource ». C’est un couple qui nous pilote que vous pouvez retrouver dans un article précédent sur ACT. Dans le 3e cercle, nous voyons le terme « sécurité » apparaitre, qui représente la sécurité par rapport au lien affectif, et ,non la sécurité en général.

Qu’avons-nous fait ? 

Le système menace a pris toute la place ! La motivation elle-même disparait si elle n’est pas soutenue par des artifices commerciaux.

L’état des lieux ?

Nous sommes en état de sidération, en comprenant que l’avenir ne ressemblera plus au passé. Comme lorsque le sida est apparu, et que j’ai dû commencer à mettre des préservatifs… Combien de personnes de mon âge ne supportent pas le préservatif ?

Qu’est-ce qui va changer ?

  • Si un traitement ou vaccin arrive rapidement et qu’il fonctionne plutôt bien… Rien ne changera ! Car progressivement nous reviendrons à nos vieilles habitudes…. C’est le principe de l’inertie d’un système qui est difficile à changer, de direction ou de vitesse…. Et progressivement les gens vont perdent les habitudes de « gestes barrières » et vont se féliciter de l’intelligence humaine, et vont continuer dans un monde aseptisé où l’on veut éliminer l’incertitude.
  • Dans tous les autres cas : L’incertitude devra être intégrée comme un facteur du vivant, au risque de voir arriver une société hygiéniste et autoritaire. Une société jugeante et moralisatrice… Observez la manière dont déjà cette société a eu du mal à sortir de la stigmatisation des comportements face à la maladie. S’il est comme cela, c’est parce que son comportement l’a amené là où il est… (exemple : sida ou drogues diverses). La société va vouloir contrôler tous les comportements (Big Brother is watching you). Traçage, flicage et dénonciations sont au programme. Déjà nous en voyons les prémices, dans les discours politiques et pourtant nous ne savons pas du tout de quoi demain sera fait.

Alors quoi ?

Je ne suis pas grand clair, mais je peux affirmer déjà que ce qui peut nous sauver, de la faillite de tous les systèmes sociaux actuels des démocraties occidentales. C’est la volonté commune d’activer notre système  émotionnel « Affiliation » pour établir des relations « secure » et permettre l’émergence, de la compassion.

Nous avons une vie actuellement, qui est basée sur un nombre grandissant d’illusions. C’est la course à la consommation, et à la certitude. Nous voyons bien que l’être humain veut éviter la douleur. Et c’est cette stratégie qui provoque sa plus grande souffrance sans qu’il le sache. Pour laisser de la place à notre système émotionnel « affiliation »… Nous devons faire des choix qui engagent nos vies, vers ce qui est vraiment important pour nous… Et j’en reviens encore à « nos valeurs ».

Matrice ACT

Passer à la droite de la matrice ACT… C’est regarder ce qui est important pour nous avant de poser une action… Ralentir-Observer-Accepter ce qui est puis faire un choix vers une action engagée vers nos valeurs.

C’est aussi, tenir compte de tous ceux qui vont rester sur la touche, en plus de ceux qui y sont déjà avec le système élitiste actuel, piloté par le gain immédiat. Vous avez pensé vous aux émeutes qui vont venir si on ne change rien ? Le système précédent a promis le bonheur par l’avoir et bien entendu ça ne marche pas, mais personne ne le dit. Même ceux qui ont des tunes, peuvent, et sont malheureux ! Car la douleur est inhérente à la nature même de la vie ! Nous tellement attaché à la vie… Je vais citer le Dalaï-lama (une fois n’est pas coutume, pour moi) :

« Si nous n’arrivons pas à comprendre que la nature de l’existence se caractérise par la souffrance, notre attachement à la vie [que nous avons] augmente. Si nous cultivons notre prise de conscience de la nature misérable de la vie, nous surmontons notre attachement cette dernière. »
(J’ai ajouté entre crochets des mots qui rendent plus « aimable » sa phrase pour les Occidentaux, car certains seraient désespérés…)

C’est édifiant, non ? Tous les humains souffrent ! C’est normal de souffrir quand un parent décède, mais c’est inévitable ! Vous connaissez l’histoire des graines de moutarde ? (Voir à la fin de l’article)

Alors ? Dans ce Nouveau Monde ? Aujourd’hui plus d’embrassades, et de poignets de main… Et demain ? Et si nous avions le temps ? Et si nous n’étions pas pressés par la construction collective de nos sociétés ? Comment agirions-nous ? Hier le gouvernement français, et notre président en tête, nous envoyaient pour des élections « à marche forcée » et nous avons payé avec plus de 20000 morts! Demain, ce même gouvernement veut nous envoyer à marche forcée vers la reprise des écoles… Qui va payer la note ?

  • Personnellement quand j’ai évalué la situation, je n’ai pas été voter ! Pourquoi ? Parce que je ne suis pas pressé… J’aurais pu garder Enjalbert comme maire pendant encore un an, pourquoi pas ?
  • Le 11, mais certains de mes patients me demandent si j’ouvre mon cabinet. Et je réponds, mon cabinet n’est pas fermé, mais je ne reçois qu’en téléconsultation. Et ça marche bien ! Et pour ceux qui n’ont pas d’ordinateur ? Ça fonctionne aussi avec le smartphone. Et pour ceux qui n’ont ni ordinateur ni smartphone, et qui donc ne peuvent pas lire mon article. Je crois qu’il est urgent de mettre à disposition des « cabines de téléconsultation » dans nos villes et nos campagnes ! Ça existe déjà, il suffit d’investir. Mais pour cela il faudrait que nous prenions conscience que c’est l’affiliation et donc la solidarité qui prime… Ce n’est pas encore ça… Personnellement donc, je ne recevrais pas de patients en cabinet avant , le mois d’octobre… J’ai expliqué dans un précédent article pourquoi je ne veux pas me retrouver à l’hôpital quand il sera très chargé… Dès que l’hôpital peut me recevoir, j’irais volontairement au contact avec le virus, à moins qu’avant un vaccin ou un traitement fonctionne bien… Pourquoi pas ?

Peur ? Moi ? Oui, bien sûr, j’ai peur de souffrir ! J’ai déjà expliqué cela dans mes articles précédents… Je vais reprendre la phrase de Valéria dans Conan le Barbare (j’ai des références moi Mossieur !) :

« Crois-tu qu’on vive éternellement ? »

Alors je choisis de vivre, ici et maintenant… Je m’engage dans cette nouvelle existence avec réalisme et en regardant tout le travail à faire… Un beau chantier, ma foi !

Pleine conscience et compassion.

On y va, vers ce nouveau monde ? Et comme promis voici l’histoire des graines de moutarde pour finir ce long post du dimanche au soleil. 🙂


Histoire des graines de moutarde :

Kisagotami, perdit son seul enfant alors il n’avait que quelques années. Elle était incapable d’assumer son décès, folle de chagrin, elle passait de maison en maison, demandant qu’on le soigne. Finalement quelqu’un eut le cœur et la bonne idée de lui conseiller d’aller demander de l’aide au Bouddha, si bien qu’elle alla le voir et lui demanda de ramener son enfant à la vie.

Il ne refusa pas. Il ne lui fit pas de sermon, il savait que c’était inutile, vu son chagrin.  En fait, il ne répondit pas du tout à sa question. Il dit seulement : « Apporte-moi quelques graines de moutarde, mais apporte-les moi d’une maison où personne n’est mort. » Elle partit, allant d’une maison à l’autre. Partout où elle allait, les gens voulaient bien lui donner des graines de moutarde. Mais quand elle posait la question : « Est-ce que quelqu’un est mort dans cette maison ? » ils répondaient :« Ne nous rappelez notre chagrin, les morts sont nombreux, mais les vivants sont peu nombreux. » Dans chaque maison elle apprit la même leçon : la mort va vers tous. Finalement, elle laissa le corps de son enfant dans la jungle, revint au Bouddha, et s’assit calmement à ses pieds. Elle ne dit plus rien pendant longtemps. Et elle dit enfin : « Donne-moi un refuge », et elle devint nonne.

 
 
 
 
 
 
 

Comment motiver qui ne l’est pas ? (4/10)

Comment motiver qui ne l’est pas ? (4/10)

carotte-batonHier nous avons vu comment faire de petits pas, aujourd’hui nous allons continuer sur ce chemin commencé. Vous préférez quoi ? La carotte ou le bâton ? Nous allons voir ensemble les bénéfices de la carotte.

STRATÉGIE 4 : UTILISER LA CAROTTE, PAS LE BÂTON.

Hier je discutais avec mes élèves coachs, et je me suis aperçu que pour certains, la motivation passait par l’auto punition, le jugement sévère, l’autocritique.

J’aime bien aborder cela par une certaine confrontation à la réalité. Depuis le temps que vous appliquez cette méthode, vous devriez être parfait non ? Ça ne marche pas ? Et si vous laissiez ce bâton ?

Et si vous commenciez par l’autoacceptation ? Au lieu de chercher une perfection, dans l’absolu, si vous alliez vers un certain optimalisme, comme le prône Tal Ben Shahar.. Faire de son mieux, ce n’est pas être parfait, c’est accepter que quelquefois le mieux ne soit pas parfait. Nous sommes humains, et si vous appreniez l’autocompassion ? (Voir l’article sur la pleine conscience et l’autocompassion)

Puis nous pouvons aider celui-ci à se fabriquer sa propre carotte, sa propre récompense en reliant ses actions à ses valeurs. « Et si vous faites cela qu’est-ce que cela change sur le long terme ? »

Nous voulons aussi que le patient reconnaisse ses petits pas dans le sens de la bonne direction. Pourquoi pas consigner nos progrès sur un carnet, au quotidien ? Se dire à soi-même : « Bien joué, tu l’as fait  ! »