Oser… Ce n’est pas si facile !

Oser… Ce n’est pas si facile !

pierre vole

Oser ! C’est une injonction, à la mode, sur tous les réseaux sociaux et que tiennent à promouvoir tous les coachs ! Et moi aussi d’ailleurs…

Cela à quelque chose de gênant, voire de culpabilisant pour celui qui n’ose pas oser !Aussi je me suis penché sur cela en regardant les choses sous l’angle de ACT. Vous connaissez la thérapie d’acceptation et d’engagement que je pratique.

Oser, tout d’abord c’est quoi ? C’est prendre son courage à deux mains pour faire quelque chose qu’on n’a pas encore fait parce qu’on se l’interdit. Oser c’est braver l’interdit, explicite ou non, qui nous barre la route. C’est franchir la limite imposée par soi-même ou par les autres, la loi, les usages, nos croyances, nos peurs… Et j’en passe.

Bon, alors à quoi ça sert d’oser ? Par exemple pour aller vers ses valeurs et vivre une vie pleine de sens. Ou bien pour faire face à la souffrance et sortir de celle-ci.

Comment cette souffrance se manifeste-t-elle ? Par une douleur persistante… par une dépression continue, par exemple. Ça fait mal hein ? Vous ne voulez plus souffrir ? Ou ne plus avoir mal ? C’est là que le bat blesse !

La confusion qui existe entre la douleur subie et la souffrance choisie… Et sans jouer sur les mots, et les maux… ce n’est pas parce que j’ai mal que cela n’a pas de sens…

Avoir mal c’est naturel ! Je suis vivant donc je vais avoir mal… Tout le temps ? NON ! Bien sûr, mais je vais rencontrer la douleur. Vous connaissez une famille qui n’a jamais rencontré le deuil ? La douleur fait partie intégrante des expériences de la vie. J’ai mal au coeur quand je quitte ma famille pour aller vivre ma vie… Et cela a du sens pour moi !

La où cela est terrible c’est quand cette douleur ne veut rien dire ! Alors on peut parler de souffrance…

J’aime bien la définition de l’entrepreneur… Entreprendre c’est comme de sauter d’une falaise et construire son avion en tombant… Mais que ça fait peur de sauter ! Et puis quelquefois l’avion n’est pas suffisamment construit et c’est le choc avec la réalité !

On s’écrase au sol ! Et on se relève groggy… Entreprendre demande d’avoir la pleine conscience de là où nous sommes ! Avant de sauter, je suis conscient … Pourquoi je saute ? En quoi est-ce important pour moi ? Ça a du sens ? Le jeu en vaut la chandelle ? Et pourtant certains ne sautent toujours pas ! Ils n’osent pas…

Dans la carte heuristique suivante, j’ai résumé pourquoi on n’ose pas oser !

Vert = bien-être
Orange = douleur, inconfort
Rouge = grande douleur
Vous remarquerez que des 2 coté il y a du rouge ! ceux qui veulent sortir de leur souffrance sans douleur en seront pour leurs frais… Mais remarquez comment à gauche le rouge s’installe à long terme, alors qu’à droite le vert s’installe à long terme…

Long terme ? C’est certainement là qu’est le piège du 21e siècle ! Car nous sommes sous le signe de la vitesse non ? J’ai écrit un article sur le Tempstalitarisme… (Totalitarisme du temps) que je vous invite à relire… Et si nous commencions par ROAR comme je l’ai déjà dit ? Et maintenant, place au schéma qui vous parera mieux qu’un grand discours…

 

Stratégies ACT

 

Apprendre à accepter ? Pas si facile !

Apprendre à accepter ? Pas si facile !

papier-pocheLorsque je parle avec mes patients, ou mes clients, du mot « acceptation » très souvent j’entends une confusion qui est latente entre accepter une expérience pénible et tolérer, se résigner, aimer cela, rechercher cela, voire s’en accommoder…

Pas facile de comprendre l’acceptation quand on n’a pas vécu l’acceptation « correcte ». Le plus simple pour expliquer l’acceptation est de le vivre physiquement ! Une métaphore physique est plus efficace qu’une métaphore verbale.

Vous voulez tester ? Si vous en voulez pas ne lisez pas la fin de cet article. Vous gagnerez du temps. Nous aborderons la prochaine fois les freins à l’acceptation, si vous préférez attendez le prochain article. Bonne journée.

Vous êtes encore là ? Vous voulez lire la suite ?

Bienvenue sur mon blog !

Voici la procédure à suivre :

  1. Asseyez-vous.
  2. Prenez une feuille de papier.
  3. Imaginez que cette feuille de papier est votre émotion désagréable, ou votre expérience pénible.
  4. Tenez-la fermement des deux mains.
  5. Poussez là le plus loin possible. Aussi loin que vous pouvez.
  6. Vous pouvez encore pousser plus loin en tendant les bras et vous penchant en avant ? Alors, faites-le !

Ce que vous faites c’est ce que notre culture nous a appris… Éloigner le plus loin possible les émotions négatives…

C’est fatigant ? C’est gênant ? Imaginez que vous vouliez lire un livre… Pas facile dans cette position avec les mains occupées, hein ? Vous voulez avoir une conversation ? Pas facile, on plus… Vous ne pouvez pas faire des choses qui pourtant sont importantes pour vous, comme, comme conduire, ou faire la cuisine.

Maintenant, posez le papier sur vos genoux… remarquez comme c’est moins fatigant… Votre émotion n’a pas disparu… Le papier est là sur vos genoux ! Et pourtant vous pouvez maintenant lire un livre, converser…

Vous pouvez même mettre le papier dans votre poche si vous faites de la place dans votre poche pour celui-ci et alors… Vous pouvez reprendre vos activités importantes… Même conduire si vous le désirez !

Le papier est là. Il est toujours avec vous, mais ne vous gêne plus !

Peut-être vous dites-vous : « Et si je le jetais ? », mais cela vous avez déjà essayé maintes fois ! Et cela ne fonctionne pas ! Lisez l’article précédent sur le sujet du contrôle …. Ou les articles sur le désespoir créatif… Vous savez que cela n’est pas possible ! Plus vous luttez et plus cela est difficile !

Vous voulez apprendre à faire de la place dans vos poches, dans votre vie ? Vous voulez apprendre à accepter ?

Parlons-en…