Les semelles de mon épouse

Les semelles de mon épouse

PorticcioJe viens de vivre une expérience formidable avec mon épouse. Cela nous a rapproché et nous a permis d’analyser notre relation au delà de notre choix initial. je suis vraiment très heureux pendant cette journée de la gentilles de m’apercevoir que notre relation est réellement authentique et orientée vers la gentillesse envers l’autre. Allez ! je vous en dis plus ? oui…

Mon épouse et moi avons partagé cet été un magnifique voyage qui s’appelle « El camino Primitivo ». C’est un voyage à travers les Asturies (Espagne) puis la Galice pour aller vers Saint-Jacques de Compostelle. Nous avons découvert la beauté du soutien mutuel de notre couple dans cette épreuve (très physique)… Un soutien indéfectible qui met mon épouse dans mon camp de base comme je suis dans le sien… (Ce sera l’objet d’un autre article).

Nous avons aussi découvert nos problèmes de pieds ! Et nous avons décidé de faire des semelles orthopédiques pour que l’année prochaine notre périple à travers le Camino Francès soit plus agréable. 😉

J’ai fais faire les semelles chez le Podologue du coin et … c’est magique, mes problèmes de genoux sont réglés ! Aussi, mon épouse a décidé de s’occuper de ses pieds. Et à fait faire des semelles à sont tour… Elle est venue avec ses chaussures (38) alors quelle à des pieds plus petits (37) ce qui s’explique facilement quand on est soi-même randonneur (me contacter si vous voulez en savoir plus). Et le Podologue n’a pas tenu compte de cela et lui a fait des semelles à son pied !

Et donc les semelles ne sont pas adaptées aux chaussures… Il suffit donc de retourner le voir et de lui demander de faire des semelles « correctes » mais voilà ce n’est pas si simple ! Elle a commencé à se plaindre à moi de son problème… 1 fois … 2 fois… 3 fois.. et Là … Je l’ai arrêtée !

STOOOOPPPP mon amour que désirs-tu que je fasse ? Qu’attends-tu de moi ? Que je lui dise ? Tu ne peux pas le faire ? Que crois-tu qu’il va se passer si tu lui demande ? Et là, elle me dit … « Il va me les refaire ! Il me l’a dit » Ben alors tout est réglé non ? Et elle a ri…  Oui bien sûr c’est réglé !

C’est terrible, cette façon, que souvent nous avons de nous plaindre de nos problèmes, auprès de nos proches, alors qu’il suffit de s’adresser directement à celui avec lequel nous avons un problème… Pourquoi charger nos proches de nos problèmes ? Pour se justifier ?

Combien de personnes s’adressent à leur conjoint pour régler un problème qu’ils peuvent régler tout seuls… Nous avons besoin de quoi ?

Je pense réellement que c’est un simple problème de « RE-ASSURANCE » . J’ai besoin d’être validé par mes proches pour prendre une décision. Est-ce une façon de me déculpabiliser ? Peut-être… Je ne suis pas seul à avoir décidé ou Est-ce une illusion, tout simplement. Un moyen de ne pas être seul ? Ou alors la croyance qu’en partageant nos problèmes avec les autres nous allons en avoir moins ? Pourquoi-pas !

Pas facile d’avancer sans un cas de base, hein ?  (Voir prochain article à ce sujet) Et vous, quand vous avez un problème avec quelqu’un, ne vous arrive-t-il pas d’appeler vos proches à la rescousse alors que vous n’en avez pas vraiment besoin ?

 
 
 
 

L’expérience vécue en conscience est la réalité.

L’expérience vécue en conscience est la réalité.

Vous connaissez Mihaly Csikszentmihalyi ? Pas facile à prononcer comme nom hein ? J’ai trouvé sur le site http://fr.forvo.com/ cette prononciation.

Finalement c’est plus facile quand on l’écoute sur cet enregistrement. Entrainez-vous !

IMG_6820Cela éclaire ce dont je voulais vous parler aujourd’hui : « C’est l’expérience vécue consciemment qui est la réalité pour chacun » . (Milahly Csikszentmihalyi)

Epictète qui a vécu au 1er siècle après J.C. disait « Les hommes ne sont pas effrayés par les choses, mais par la façon dont ils les voient« 

Et Pascal (1623-1662) lui disait « Nous ne vivons jamais, mais nous espérons de vivre; et, nous disposant à être heureux, il est inévitable que nous le soyons jamais. »

Certains ne vivent d’ailleurs qu’en attendant un éventuel paradis que leur promet leur religion (Voir les religions dîtes du livre). D’ailleurs, certains iront même jusqu’à nier ce que j’ai écrit plus haut en me disant la réalité n’est pas de ce monde mais dans le prochain, celui qui est après la mort. Bah… Si cela leur permet de vivre heureux. Heureux ? Justement c’est la vraie question, que nous nous posons tous. Comment être heureux ? C’est quoi le bonheur ?

La psychologie positive étudie cela en profondeur, et fait de grands progrès. Comme souvent d’ailleurs quand la méthode scientifique est appliqué à un domaine, celui-ci progresse très rapidement… ou reste à l’écart car non soluble dans la science, il n’est que rarement accessible, à l’homme.

La psychologie positive, va dans le sens de la réconciliation avec les voies initiatique ou le vécu est essentiel, mais par un chemin différent. C’est passionnant que de s’apercevoir que les philosophes ont pu accéder à ces connaissances simplement par leur vécus personnels. Sans avoir à leur disposition, une armada de chercheurs et d’étudiants. Et c’est passionnant que de s’apercevoir que la science, à mis tant de temps à se mettre à la recherche du bonheur, qui est pourtant la chose que TOUT le monde recherche finalement.

Nous sommes éduqués en pensant que le meilleur est « à venir » … Ce sera plus tard que nous serons heureux… Le travail et la soumission aux lois nous apportera « la bonne vie ».  Cela permet à certains hommes peu scrupuleux de nous manipuler, pour nous promettre que le bonheur sera là demain (voir les diverses religions, et les divers partis politiques…). Tout tient dans les promesses « d’avenir meilleur ». Comme quand nous étions jeunes.

Nous confondons, la recherche du plaisir et la recherche du bonheur. Or la recherche du plaisir est inscrite dans nos gênes. Il suffit donc pour les diverses cultures de se servir de ces deux écueils pour « piloter » les humains. Cela s’exprime par : « Le bonheur viendra demain et en attendant laissons nous piloter par le plaisir immédiat »

Or cela ne fonctionne pas pour la quête du bonheur !

Pour aller vers le bonheur il est nécessaire de savoir « cueillir l’authentique plaisir de la vie » c’est à dire vivre des activités autotéliques (expériences optimales) indépendamment des impératifs du corps et des contraintes sociales.

Pas facile cela ? Hein ? C’est ce que Tal Ben Shahar appelle des objectifs « auto-concordants« 

Pour cela il est nécessaire d’élever notre niveau de conscience et cela passe par … La pratique quotidienne de la méditation consciente !

Et attention au piège de la formalisation de cette méditation, qui ne répond pas forcement à l’objectif initial qui est la « libération de l’esprit ».

Combien de techniques sont devenues des dogmes et des pratiques rigides qui se sont complètement éloignées de l’objectif en asservissant l’esprit qui voulait se libérer. Il est nécessaire donc d’expérimenter et savoir régulièrement arrêter la pratique et regarder le marcheur qui marche… On rejoint ici la nécessité de l’altérité pour l’observation de sa propre indépendance.

C’est bizarre ça hein ? Pour être libre, j’ai besoin du lien à l’autre. On rejoint ici l’essence du coaching.

Allez c’est assez pour aujourd’hui… A suivre 😉

 
 
 

Une chance ? Une malchance ? Va savoir ….

Une chance ? Une malchance ? Va savoir ….

StarskyVous connaissez l’histoire de cet homme qui gagne pendant la foire un cheval à la tombola de son village ?

  • Oui ? Passez directement à la fin (là où c’est indiqué) j’en ai une autre à vous raconter.
  • Non ? Alors, lisez juste la ligne suivante …

Ben voilà, il avait gagné un cheval et ses amis lui dire : »tu as de la chance ! » Et il répondit « Une chance ? Une malchance ? Va savoir… »

Quelque temps plus tard, son fils tombe de ce fameux cheval et se brise le bassin. Il restera boiteux toute sa vie. Et ses amis de dire « Tu n’as pas de chance ! » Alors il répondit « Une chance ? Une malchance ? Va savoir… »

Une guerre éclate et tous les garçons sont mobilisés et beaucoup en meurent alors que son fils reste au village où il se marie. Et ses amis à nouveau de dire « Tu as de la chance ! » Alors il répondit « Une chance ? Une malchance ? Va savoir… »

C’est vrai comment savoir ? Vous connaissez l’avenir vous ?

C’est ici que ceux qui ont répondu  « Oui » peuvent reprendre la lecture. Car c’est ici que je vais vous raconter une histoire que nous avons vécue mon épouse et moi. Mon épouse a un travail. Un vrai elle, puisque certains pensent que le métier de coach n’est pas un VRAI métier. Et d’ailleurs ont-ils réellement tort ? Puisque ce sont les clients qui font TOUT ! Je reprends donc mon épouse a un travail très prenant et elle se déplace régulièrement entre les lieux de réunion en voiture. (Avec la sienne…;) La frimeuse !)

J’étais donc moi en « NON travail » puisqu’un client travaillait tandis qu’avec mon fouet préféré je le motivais. Lorsque mon téléphone sonna… C’était mon épouse : « J’ai crevé, et je ne sais pas changer la roue avec ces nouvelles jantes ». N’écoutant que mon courage, je lui répondis « J’arrive ! » (Chance ? Malchance ?)

Et me voilà parti sur mon fier destrier de métal (ma vielle Fazer 600 rouge de plus de 150 000 km) et je m’aperçus qu’une magnifique voiture rouge (genre la Gran Torino de Strasky) me suivait. Je demandais à mon épouse (car j’ai un casque avec kit mains libres) de me guidait et l’informais de mon poursuivant, qui me talonnait. (Chance ? malchance ?)

Et je m’arrête devant mon épouse et … Starsky s’arrête aussi ! Et je suis obligé de déplacer ma moto ainsi que le véhicule de ma femme… En m’excusant d’avoir crevé devant chez lui (Chance ? Malchance?) car il habitait là… Drôle de coïncidence…

Et je vous le donne en mille ? C’était un garagiste qui avait de quoi réparer la roue sur place ! Et il l’a fait ! (Chance ? Malchance ?)

Ce fut une expérience délicieuse que de pouvoir discuter avec un amateur de vieilles machines comme moi… Vous imaginez que mon épouse était aux anges de pouvoir repartir si vite.

Bonne journée et Bonne chance 😉

Handicap et Déni

Handicap et Déni

Handicap-tousJ’anime régulièrement des séminaires en entreprise sur « L’intégration de personnes handicapées dans une équipe » avec ces même équipes qui vont accueillir ou qui viennent d’accueillir une personne handicapée.

Je commence tous les séminaires par le même rituel. : « Ecrivez sur ce pot-it que je vous distribue ce qui vous vient à l’esprit quand je vous parle de handicap ». Et je les laisse écrire quelques instants puis chacun à son tour indique ce qu’il a écrit pour commencer à partager. (NB : je recommence à la fin pour voir avec eux comment a changé leur vision du handicap ce qui me permet de faire évoluer mon message si quelque chose n’est pas clair)

Dans l’un des derniers séminaire, une participante était très en colère. « Pourquoi êtes-vous là ? Ce n’est pas normal ce genre de séminaire. Vous stigmatisez les personnes en situation de handicap par votre simple présence. Une personne en situation de handicap est une personne comme les autres ! Il n’y a pas besoin de faire ce genre de sensibilisation. Moi je les traite comme les autres ! »

J’ai accueilli sa colère avec intérêt car c’était la première fois que cela m’arrivait de me faire « cueillir à froid » par ce genre de remarques. Et le séminaire à continué selon mon programme habituel. On commence toujours par les idées reçues, présenter la loi de 2005 puis on aborde les expériences vécues sur le terrain, les jeux psychologiques, le triangle infernal, le cycle du deuil, le modèle de Hudson, etc…

Pendant l’échange un personne dit « ben, personnellement j’ai remarqué que XXX (la personne handicapée) est sujet à des mots de tête car il demande souvent si j’ai du Doliprane. » je lui demande « souvent ?  » Elle me répond « Il me l’a demandé deux fois. » Moi « En Combien de temps ? » Réponse « en 15 jours…. Bon pas si souvent que ça c’est vrai !  » Avec un sourire entendu.

Intervient alors la femme qui m’avait accueilli avec sa colère, (La colère était tombée). Elle me dit « Moi, je ne lui aurais pas donné le Doliprane! » Et moi  de lui répondre « Ah, bon ? Pourquoi ? » Elle « parce que on ne sait jamais, je l’aurai envoyé à l’infirmerie » « Bien-sûr cela parait plus sûr » répondis-je et de rajouter « Et vous auriez donné le Doliprane à quelqu’un d’autre » Elle « Bien-sûr » Moi « Ah ? Et pourquoi ? »

Elle, un peu gênée « Parce qu’on ne sait jamais avec sa maladie et si c’était incompatible ? » Moi, je rajoute « Et vous pensez qu’à son âge (29 ans) il ne le sait pas ? Si le Doliprane est compatible ou pas avec sa maladie avec laquelle il vit depuis sa naissance ? »

Silence… Alors j’enfonce le clou « Donc vous me disiez tout à l’heure que les personnes handicapées, on les traite comme les autres et là dans ce cas vous faites de vous même une différence, que vous ne pouvez pas rationnellement justifier, c’est bien cela ! (Rire et clin d’oeil) … réponse (Rire et clin d’oeil) « Ben dites-donc je ne l’avais pas vu venir celle-là… « Donc je fais de la discrimination injustifiée… » Moi, ne vous auto-flagellez-pas ce n’est pas le but de ce séminaire… Vous venez de découvrir une phase importante du deuil : Le DENI »

Nous avons donc repris les phases du modèle de Hudson (Apparté technique pour les coachs : RAPPEL : Phase 2 = haute énergie négative. La colère est souvent associée à une phase 2 ) puis les phases du deuil qui commence (presque)  toujours par une phase plus ou moins longue de déni.

Une grand moment dans ce type de séminaire.

Vous êtes chef d’entreprise ? Vous êtes cadre ? Vous devez intégrer une personne handicapée dans votre entreprise ou vous aimeriez savoir comment faire ? Et si on se causait dans le poste ? Appelez-moi.

Une chance ou une malchance ? Va savoir !

Une chance ou une malchance ? Va savoir !

POLOMBERIEUn de mes nombreux enfants s’est aperçu au bout d’un certain temps que que de gagner le SMIC avec un loyer proche de 600 € (charges non comprises) n’est pas viable à long terme. Il a vu ses dettes s’accumuler et il s’est replié stratégiquement vers son camps de base.

« Allo papa… Est-ce que je peux venir chez toi ? » et moi de répondre « Bien-sûr mon fils … »… Et voilà mon fils … ses meubles (à la cave) et son… lapin !

Bon, et alors ? Des contraintes en perspectives… Quelle malchance ! Juste au moment où nous avions fini les travaux au sous-sol pour l’atelier de poterie de mon épouse…

Un peu de calme et de sérénité ? Non… Changement dans les habitudes… un ouragan et un lapin dans la maison !

Je suis à Tanger où je viens de finir l’animation du premier séminaire de formation de coach… Et hier matin … vers 7:00 un SMS de mon fils… « Dégât des eaux… sous-sol inondé » … J’appelle mon fils immédiatement et il m’explique :

« L’arrivée principale d’eau s’est cassé au niveau du réducteur de pression… J’ai été réveillé par le bruit de l’eau… il y avait déjà de l’eau sur 2 cm quand je suis arrivé à la cave. J’ai coupé l’arrivée principale d’eau… »

J’ai appelé un réparateur qui passe cet après-midi parce mon fils à donné les clés à une voisine et hop ! C’est réglé ! Avant même que je rentre… Quelle chance !

Alors avant de nous plaindre d’une malchance, vérifions que c’est vraiment une malchance… Combien d’exemples aurais-je encore à vous raconter qui étayent ce constat ? Une malchance devient souvent une chance. peut-être d’ailleurs que l’inverse aussi… Et si au lieu d’attendre que la chance se produise nous construisions nos chances ?

Ma conclusion d’aujourd’hui :

Construis ta chance avec tes objectifs en t’appuyant sur tes talents et tes ressources… Tu le mérites 😉