Comment motiver qui ne l’est pas ? (8/10)

Comment motiver qui ne l’est pas ? (8/10)

refusEn cette veille de Noël je vais vous livrer cet article, sur la motivation, il faut bien comprendre que je suis motivé pour faire cela. J’aurai pu après, l’article d’hier, trouver une excuse pour aujourd’hui, non ? Alors aujourd’hui je vais vous donner la stratégie du jour. Il n’y a pas que les chevaux qui font des refus d’obstacles.

STRATÉGIE 8 : DÉFUSIONNER D' »INVOQUER UNE RAISON »

Notre intelligence est une machine à donner des solutions. La façon la plus rapide de trouver une solution est de répondre à la question : « Comment ne pas le faire ? « 

Réponse : « Trouver une raison ».

Dès que vous avez à sortir de votre zone de confort, comme je l’ai évoqué hier, il est très facile de trouver des raisons de ne pas le faire.

Des exemples ?

  • Ce n’est pas si important que ça
  • Je suis trop occupé
  • C’est trop dur, et je ne suis pas assez bon.
  • Je ne peux pas le faire.
  • Je vais échouer.
  • J’ai toujours fait comme ça, alors …
  • C’est ma manière de faire….
  • Le passé m’a prouvé que je suis comme ça.

Et hop ! c’est fini… je reste bloqué… Et nos patients vont nous servir les mêmes raisons qui ne sont que des excuses finalement.

Si fusionner avec « invoquer une raison » est un obstacle majeur à la réalisation de l’action. Il est alors nécessaire d’apprendre à défusionner avec cette idée, peut-être en recommandant au patient de se dire à lui-même :

Teins, voilà la fameuse histoire de « Je ne peux pas ! ». Merci mon cerveau de cette solution. Et d’envisager les autres stratégies de défusion.

 

Comment motiver qui ne l’est pas ? (7/10)

Comment motiver qui ne l’est pas ? (7/10)

tatie-danielleSur le chemin de l’éveil de la motivation, après le précédent article qui abordait le prix à payer, nous allons maintenant rencontrer un nouvel écueil. Apprendre et pratiquer des compétences récemment apprises est souvent fastidieux et ennuyeux. Cela peut nuire à la motivation. Il est alors nécessaire de passer à la stratégie suivante.

STRATÉGIE 7 : PRATIQUER LE CONSENTEMENT.

J’ai déjà abordé le sujet dans un article précédent à propos du consentement éclairé. Nous allons sortir notre patient de sa zone de confort par l’acquisition de nouvelles compétences. Et si le patient n’accepte pas de faire de la place à son inconfort, il n’avancera pas, et ne posera pas d’action.

J’ai pris l’habitude de poser à mon patient la question suivante : « Consentiriez-vous à ressentir quelque inconfort pour faire ce qui est vraiment important pour vous ? »

Seriez-vous prêt à avoir les mains moites, des noeuds dans l’estomac, de l’oppression sur la poitrine, et peut-être même une voix dans la tête qui vous dit des choses pas très sympathiques, ce si sont ces choses-là qui vous rapprochent du centre de votre cible ? »

Si le patient n’accepte pas de faire de la place à son inconfort, nous allons devoir passer à l’apprentissage de l’acceptation d’abord. C’est-à-dire l’acceptation de type (ABCD) Accueillir avec Bienveillance, Consciemment et avec Douceur au lieu de (PIRE = Passif,Imposé, Résigné et Evitant)

Une belle manière d’aborder ces fêtes de fin d’année, qui arrivent avec leur lot d’inconfort pour certains d’entre nous. Vous savez la fameuse Tatie Daniel….

Comment motiver qui ne l’est pas ? (6/10)

Comment motiver qui ne l’est pas ? (6/10)

balanceHier, j’abordais les obstacles qui se présentent à la personne pour l’empêcher d’atteindre son objectif. Aujourd’hui je vais aborder l’écologie, ou économie, du système. Quand la balance coûts–recettes n’est pas équilibrée, l’objectif peut devenir un jeu de dupe.

STRATÉGIE 6 : PRÉCISER LES COÛTS.

Bien que la carotte soit préférable au bâton, comme je l’ai dit dans un précédent article, il est important de vérifier avec notre patient aux coûts inhérents à l’objectif.

Avec compassion et douceur nous pouvons poser la question suivante : « Si vous continuez à faire ce que vous faites, il va vous en couter quoi en termes de santé, de bien-être  ou de relation aux autres. Qu’est-ce que vous allez rater ? Qu’est-ce que vous ratez dès à présent ? Que va-t-il se passer dans votre vie dans 1 an, 5 ans, 10 ans ? »

Cela rejoindre la technique que nous appelons SPIRE entre initiés au coaching. Avec ses phases 4 phases : S=Situation,P=Problème,I= Implication, RE = résultat espéré.

Ici nous allons appuyer sur l’implication. Or impliquer, c’est vérifier que cela est écologique avec l’avenir. « Que va-t-il se passer dans X années ? Si tu continues comme cela »…

Cela nous ramène à la fonctionnalité dans un contexte. Car n’oublions pas que ACT s’appuie sur le contextualisme fonctionnel.

Nous vérifions qu’il y a un gros « bénéfice » à entreprendre l’action. C’est pourquoi je parlais d’économie, en plus de l’écologie.

Comment motiver qui ne l’est pas ? (5/10)

Comment motiver qui ne l’est pas ? (5/10)

courses-de-haieDéjà la moitié des articles consacrés à ce sujet. Aujourd’hui je vais un peu changer de perspective. Oui, dans mes précédents articles et dans mon discours en général, je dis souvent au lieu de regarder les problèmes concentrons nous sur nos forces, et nos talents, puis passons aux aspirations et enfin mettons résolument en oeuvre nos premiers pas. (Méthode SOAR VS SWOT). Je ne vais pas réellement revenir en arrière ici. Je ne vais pas regarder les problèmes, mais uniquement les blocages potentiels. Car nous voulons éveiller la motivation. Et donc nous allons, éviter de souffler trop fort pour ne pas éteindre la flamme vacillante, mais nous allons aider notre patient à entretenir cette motivation en restant dans l’action..

Stratégie 5 : ANTICIPER LES OBSTACLES.

Quand un patient se fixe un but, il est souvent utile de poser la question suivante : »Qu’est-ce qui pourrait faire obstacle à ce but ? »

Et comme cela nous pouvons planifier les moyens de contourner les obstacles une fois identifiés.

Exemples :

  • Y a-t-il des personnes près de vous, dont l’avis vous importe et qui pourraient faire obstacle à votre but ? Si oui, nous pourrions travailler sur « savoir présenter ses buts avec assertivité ».
  • Imaginons que l’aspect financier soit un obstacle, nous pourrions commencer par travailler sur l’objectif d’avoir les fonds nécessaires ou de reformuler un objectif où l’argent ne serait pas un problème.
  • Souvent l’obstacle est une question de temps. Dans ce cas, nous pouvons demander « Seriez-vous prêt à libérer du temps pour cette nouvelle activité, suffisamment d’énergie pour celle-ci  et donc d’en faire moins sur les autres domaines ?

Si l’obstacle est incontournable et que l’objectif est donc impossible à atteindre dans le contexte. Il nous faut travailler avec notre patient sur acceptation de la situation, et non la résignation, dans le contexte, et l’aider à définir un nouvel objectif, pour qu’il reste dans l’action engagée vers ses valeurs.

Nous devons travailler sur acceptation/défusion/valeurs/actions engagées.

 

Comment motiver qui ne l’est pas ? (4/10)

Comment motiver qui ne l’est pas ? (4/10)

carotte-batonHier nous avons vu comment faire de petits pas, aujourd’hui nous allons continuer sur ce chemin commencé. Vous préférez quoi ? La carotte ou le bâton ? Nous allons voir ensemble les bénéfices de la carotte.

STRATÉGIE 4 : UTILISER LA CAROTTE, PAS LE BÂTON.

Hier je discutais avec mes élèves coachs, et je me suis aperçu que pour certains, la motivation passait par l’auto punition, le jugement sévère, l’autocritique.

J’aime bien aborder cela par une certaine confrontation à la réalité. Depuis le temps que vous appliquez cette méthode, vous devriez être parfait non ? Ça ne marche pas ? Et si vous laissiez ce bâton ?

Et si vous commenciez par l’autoacceptation ? Au lieu de chercher une perfection, dans l’absolu, si vous alliez vers un certain optimalisme, comme le prône Tal Ben Shahar.. Faire de son mieux, ce n’est pas être parfait, c’est accepter que quelquefois le mieux ne soit pas parfait. Nous sommes humains, et si vous appreniez l’autocompassion ? (Voir l’article sur la pleine conscience et l’autocompassion)

Puis nous pouvons aider celui-ci à se fabriquer sa propre carotte, sa propre récompense en reliant ses actions à ses valeurs. « Et si vous faites cela qu’est-ce que cela change sur le long terme ? »

Nous voulons aussi que le patient reconnaisse ses petits pas dans le sens de la bonne direction. Pourquoi pas consigner nos progrès sur un carnet, au quotidien ? Se dire à soi-même : « Bien joué, tu l’as fait  ! »