Comment bien démarrer une journée quand on est un entrepreneur isolé ?

Aujourd’hui, je viens partager avec vous une expérience vécue par plusieurs de mes connaissances et par moi-même. Comme vous le savez, je suis depuis des années travailleur indépendant handicapé (TIH), et comme tel mes prestations en entreprise ouvrent droit à une déduction des contributions aux Agefiph des entreprises de plus de 20 salariés. Si vous voulez en savoir plus, contactez-moi ou consultez le site TIH Business.

Dans TIH, il y a I comme indépendant… Et c’est là que le bat blesse souvent…. Car être indépendant, c’est être son propre patron, mais pas que… Quand je suis le patron de mes activités, en fait, je transfère une grande partie de cette indépendance à mes clients. Car si je n’ai pas de clients, alors… Mon activité, n’a pas vraiment se sens. Et finalement, les contraintes que j’ai quittées dans l’entreprise, je les retrouve, dans mon cabinet au quotidien. Qui ne s’est jamais posé la question suivante en regardant un agenda « non plein »… Comment je vais réaliser mon CA, ce mois-ci ?

Et cette charge mentale est toujours présente, dans nos professions, même quand ça marche bien ! Quand le carnet de réservation est plein, c’est la phrase suivante qui apparait « Oui, mais là c’est trop ! Je n’ai le temps de rien …. » et la charge mentale est transférée, ailleurs, mais elle est toujours là… Et ajoutez les moments où nous devons faire notre 2035… (Vive les impôts !) Puis payer nos charges… Et hop la musette est pleine dans tous les cas.

Que ça marche ou non, la charge mentale pour un travailleur indépendant est toujours présente. Et le temps passant, les jours succèdent aux jours, et tous les matins, en arrivant dans notre bureau, nous nous retrouvons avec notre charge mentale,

Si en plus vous êtes « loin de chez vous » parce que vous êtes expatrié(e)s alors le poids augmente tout seul sans que nous nous en apercevions…

Puis un matin nous constatons que nous sommes avec un tas de tâches à faire et que nous commençons à procrastiner… Alors que nous sommes « motivés », nous faisons un métier qui a du sens, nous sommes connectés à nos valeurs… mais nous ne faisons quand même pas ce que nous avons à faire, car nous n’avons pas d’énergie !

Ça vous est déjà arrivé ? Moi oui ! Alors je consulte mon KIT de survie, ce petit carnet rose, qui ne me quitte pas et je regarde la première page qui s’intitule « JUST DO IT » et là je vois la liste des choses qui me donnent de l’énergie instantanément. Et dans cette liste, il y a des trucs comme « passer un coup de fil à Létitia », qui est ma fille. Je vois aussi « appeler Jérémy, Ange, Valentin, PJ (Pierre-Jean) et Lou » qui sont mes fils. Je vois aussi « appeler Valérie »… Puis une série de choses comme « Marcher 30 minutes dans la forêt de Montmorency » ou « aller à la pêche dans l’Oise »…. Whouaouuuu…. Quand je pose une de ces actions… En rentrant au cabinet, je suis vraiment en forme et je reprends mes tâches quotidiennes….

Je constate que dans ces tâches il y a des tâches de socialisation, dont cette tâche élémentaire : « causer avec un être humain, sympa… » Et là j’ai eu une idée… Et si j’organisais de manière informelle, un ou deux petits-déjeuners par semaine de 8:30 à 9:00 (car je commence à travailler à 9:00…

Nous en avons parlé avec Valérie, et c’est parti ! Tous les mardis RENDEZ-VOUS à 8:30 pour un petit déjeuner ensemble, facile non ? Eh bien non ! Car Valérie est dans le sud de l’Espagne et moi à Saint-Prix… Et si nous faisions ça par téléphone ? C’est facile, mais on ne se voit, et ce n’est pas pareil ! Et si nous faisons cela par Zoom (Visioconférence) puisque nous avons l’habitude d’utiliser ce mode de rencontre…

Alors c’est parti ! Nous avons commencé… Et ça marche ! Je retrouve de l’énergie… Valérie est remise en action… Et si vous veniez partager ce moment avec nous le mardi ? Et si nous trouvons cela chouette, nous pourrons passer à deux fois par semaine… Pourquoi pas ?

Prendre un café ensemble le mardi matin à 8:30 ça vous tente ? Parler de choses et d’autres, un peu comme à la machine à café dans l’entreprise, pas de discussions obligatoires… C’est l’auberge espagnole, tu y trouves ce que tu apportes…

Si ça vous tente, c’est facile, envoyez-moi un mail,  je vous envoie l’invitation pour le mardi. Juste un programme à installer sur votre téléphone ou tablette, ou PC ou Mac….  C’est fun et c’est un bon moyen de se recharger en énergie, sans faire de longs déplacements. Pas d’engagement, vous venez quand vous voulez…. Vous restez 5 minutes, 15 minutes… ou 30 minutes… C’est comme vous voulez ?

Vous êtes travailleur indépendant ? NE RESTEZ PAS SEULS !

La motivation ? Encore ? Tu ne vas pas recommencer ?

La motivation ? Encore ? Tu ne vas pas recommencer ?

Et si on parlait de la motivation ? Depuis le livre de Daniel PINK en 2011 qui s’intitule, « La vérité sur ce qui nous motive ». A-t-on vraiment progressé dans les entreprises ? Si je reprends les propos de Julia de Funès : « Le bonheur au travail est une hypocrisie managériale », alors que se passe-t-il ?

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=mH6r-7UzxGM&w=560&h=315]

Dans l’entreprise, peut-on prendre en charge le bonheur des salariés ? Je suis du même avis que Julia de Funès, là-dessus, finalement, il n’est pas possible de prendre en charge le bonheur de quelqu’un d’autre que de soi ! Le bonheur est vraiment une affaire personnelle. Ce qui me rend heureux est différent de ce qui rend les autres heureux et c’est normal, puisque je ne suis pas les autres. Alors imaginez dans une entreprise de 3000 personnes, il y a près de 3000 définitions du bonheur individuel.

Bien sûr il y a des points communs dans la perception de chacun au bonheur. Déjà, pour commencer, il est nécessaire de savoir se mettre au présent de temps en temps, qui est une compétence individuelle. Qui peut s’apprendre, si on veut, mais encore fait-il le vouloir ? Ensuite, vivre en posant des actions qui nous rapprochent de ce qui est important pour nous au quotidien, ce que l’on appelle les valeurs personnelles ou directions de vie choisies (DVC) , en ACT, et cela dans chacun de nos domaines de vie, car les DVC sont contextuelles. Houla, ça se complique notablement, non ?

Alors ? Verdict ? Je crois réellement qu’elle a raison, les tenants de la psychologie positive ont beau mettre en place un contexte favorable au bonheur, c’est vraiment « Le bonheur si je peux » et non le bonheur, si je veux ! Arrêtons de culpabiliser les gens en leur leur disant « Tu as tout pour être heureux, alors ? Que fais-tu ? »

Vous vous rendez-compte ? Cela rejoint le discours des tenants de la loi d’attraction : « Il suffit de penser à la réussite, pour réussir »… J’ai longuement écrit là dessus, et j’ai affirmé mon désaccord, avec cette fameuse, fumeuse, loi, qui n’en est pas une !

Julia de Funès, dans ces discours, affirme plutôt qu’il faut cultiver d’une part, le sens, d’autre part l’autonomie et l’écoute, et la compréhension des salariés… Mais cela… Je l’ai déjà lu, et écrit…  En 2016 j’écrivais une série de 10 articles sur « Comment motiver qui ne l’est pas ? » où je recherchais comment faire naitre la motivation.

Mais si je reprends ce que j’enseignais, à mes élèves coachs, il y a plus simple comme approche en entreprise, il suffit de reprendre le cycle de la motivation 3,0 de Daniel Pink. (voir schéma ci-dessous)

Cycle de la motivation 3.0 V1.1
Nous y retrouvons dans ce cycle, le triptyque  :

Finalité – Autonomie – Maitrise

Et l’on y retrouve, la charpente du raisonnement de Julia de Funès quand elle défend, l’idée que l’entreprise perd ses ressources vives, parce que l’entreprise ne permet pas le développement de celles-ci.

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=f5lNn7J8jmU&w=560&h=315]

Et si les happyness officers de tout poil étaient remplacés par des architectes de l’organisation d’entreprise qui tenaient compte des ces principes simples ?

  • Si au lieu de mettre en place des baby-foot, et des constructions autour des Kaplas ou des Légos, on recherchait comment rendre l’autonomie aux salariés ?
  • Si au lieu de créer des process complètement fermés on travaillait sur la finalité de ceux-ci au plus proche des valeurs des salariés.
  • Si au lieu de faire des PowerPoints abscons, on recherchait comment capitaliser sur les erreurs de chacun ?

Pas facile ça, hein ? Au lieu de confondre bonheur et bien-être , et tomber dans ce piège du bonheur, les dirigeants d’entreprise pourraient se pencher sur les clés de la motivation. En commençant par eux-mêmes !

Finalement, la motivation est toujours au coeur du réacteur… Tu vois qu’il faut y revenir de temps en temps…

Le paradoxe de l’engagement.

Le paradoxe de l’engagement.

great resultsDe nombreux dirigeants de sociétés viennent se plaindre à moi du manque d’engagement de leurs salariés. Ils veulent que les salariés, managers et autres collaborateurs, soient plus impliqués dans le bon fonctionnement de l’entreprise. Que les salariés ne soient pas là uniquement pour « toucher la paye en fin de mois », mais pour faire progresser l’entreprise, la rendre plus compétitive, gagner en performance tout simplement.

Alors Coach ? Comment faire ?

La première chose que je leur demande c’est : « Avez-vous des employés engagés ? les connaissez-vous ? Comment les traitez-vous actuellement ? »

Avant de vouloir penser à « engager » les salariés, il est nécessaire de savoir comment ils sont traités actuellement. Pourquoi ? Parce que les salariés les plus sujets au burn-out sont … Tadaaa… Je vous le demande ?

Ces fameux salariés dits « engagés et motivés ». Plus un salarié, un collaborateur ou un manager est motivé plus il s’engage, plus il se fragilise vis-à-vis de la performance individuelle et collective. Et… Plus il est sujet à la possibilité d’un Down émotionnel… Et donc à la dépression ou au burn-out.

Lorsque j’essaye de parler de QVT (Qualité de vie au travail) avec ces mêmes chefs d’entreprise qui veulent des salariés motivés, souvent ils me disent « oui, mais » c’est bien gentil tout ça, mais ce n’est qu’un effet de mode. Il existe déjà une réglementation sur les RPS (Risques psychosociaux) et nous sommes à jour avec le DU (Document unique)… Le reste c’est du bolduc autour du cadeau que nous faisons déjà à l’état !

Eh bien non ! Ce n’est pas du Bolduc. C’est une nécessité… Vous voulez avoir des salariés motivés, pensez QVT, il est nécessaire de penser bien être sinon… Vous allez perdre vos salariés motivés. Dommage non ?

Alors penser investissement et motivation, c’est bien normal. Penser à entretenir la force vive que sont ces fameux salariés engagés est primordial.

Vous voulez qu’on en parle autour d’un petit déjeuner ou lors d’une visioconférence que j’organiserai spécialement pour vous ? Pourquoi pas ?

 

Comment motiver qui ne l’est pas ? (10/10)

Comment motiver qui ne l’est pas ? (10/10)

rappelAujourd’hui c’est le dernier article de cette série. Déjà 10 jours, que j’ai commencé cette série ? Que le temps passe vite ! Avec-vous mis en place certaines des stratégies que je vous ai présentées ? Oui ? Et avez-vous continué dans cette voire où commencez-vous déjà à oublier vos buts initiaux ?

STRATÉGIE 10 : UTILISER DES RAPPELS

Il est tellement facile, pour notre patient d’oublier ses buts. Il est possible pour l’aider de lui faire écrire son but sur un papier, qu’il emportera avec lui. Le patient peut écrire des messages sur des post-its collés sur les murs, des rappels sur son ordinateur.

Peut-i utiliser son téléphone portable pour recevoir des SMS chaque jour ? Vous pouvez utiliser un programme comme Auto-SMS qui va envoyer chaque jour un rappel par SMS à votre patient. Ou alors vous pouvez passer par un site spécialisé comme MobytFR. C’est le site que j’utilise pour envoyer des rappels à mes patients pour les consultations.

Il est possible de faire des exercices répétitifs, par exemple des exercices de respiration de pleine conscience de 10 minutes, immédiatement après les petits-déjeuners, ou le diner. Cela va permettre d’éviter les occupations en forte concurrence.

Comment motiver qui ne l’est pas ? (9/10)

Comment motiver qui ne l’est pas ? (9/10)

IMG_7321Aujourd’hui, c’est jour de fête ! J’ai dans la tête le poème de Victor Hugo que j’ai appris étant plus jeune… Cela commence par : « Pluie ou brouillard, il faut qu’il sorte. Il faut qu’il aille, car les petits enfants ont faim… » Aujourd’hui, jour de Noël, il n’y a pas de brouillard, la pluie n’est pas encore arrivée et les petits enfants ont pris leur petit déjeuner. Tout est calme dans la maison et je vais écrire le neuvième chapitre de notre voyage vers la naissance de la motivation.

STRATÉGIE 9 : S’ASSURER DU SOUTIEN.

On ne gravit pas l’Himalaya tout seul. Nous avons besoin d’un camp de base. Mieux le soutien social est extrêmement motivant. Le patient peut-il trouver un inconditionnel?  Un ami, un membre de sa famille ou un voisin, avec qui il pourra partager ? Montez un club de supporter personnel, même si ce club est limité à UNE personne seule. Quelqu’un avec qui faire son exercice, ou son travail ?

Une stratégie qui est simple, à énoncer. Mais n’oubliez pas que ce n’est qu’une stratégie parmi les 10 que nous propose Russ Harris.

À demain, et Joyeux Noël pour tous les lecteurs qui font la fête. Bon bout d’an pour les autres en entendant, le réveillon du jour de l’an.:)