Quand être aidant ne nous aide vraiment pas…

Quand être aidant ne nous aide vraiment pas…

6a00d834209e6353ef013484b876dc970cVous êtes fort ? Vous êtes brillant ? Vous avez une position bien établie ? Vous vous croyez indépendant ? Et vous fréquentez des personnes qui vous admirent ? Vous vous croyez invulnérable ? Vous êtes dits « résilients » par ceux qui n’arrivent pas à sortir de leur trou ? Alors vous pouvez vous retrouver en danger de manipulation à l’insu de votre plein gré, comme c’est souvent le cas de la manipulation, d’ailleurs…

Je vais vous raconter une histoire vraie, mais je vais où je vais changer les noms des acteurs… C’est une histoire que j’ai vécue… Où que j’aurais pu vivre…

J’étais un étudiant brillant, avec des succès féminins innombrables, ou en tout cas que je n’ai pas compté en ce temps-là…

J’ai rencontré une fille, plus jeune que moi, et qui était belle, attirante et gentille. Elle était une de mes admiratrices. Elle était timide, réservée et très douce. Un jour où je travaillais, comme extra pour une soirée de l’armée… Eh oui, j’ai commencé à travailler très jeune pour pouvoir me payer mes études et surtout ma moto, et mes soirées… Donc ce soir là, elle était présente et restait sagement assise sur sa chaise en me regardant de temps en temps. Je finis par remarquer ses regards et à la fin de la soirée, je m’assis près d’elle pour échanger. Elle me fit beaucoup d’impressions de bien être, car elle me montrait à chaque échange son admiration… Nous sortîmes fumer une cigarette ensemble… Et elle se laissa embrasser. Un baiser d’abord timide, puis tendre et voluptueux…

La semaine suivante, elle me proposa de venir ranger mes affaires, et faire mon repassage, gracieusement… Car un certain laisser-aller me pourrissait la vie à cette époque… Et… Ce qui devait arriver… Nous eûmes une relation sexuelle… C’était super…

Ce fut super sur tous les plans pendant quelques mois, puis insensiblement… Elle me parla de SES problèmes… Sa mère, et son père avec un divorce difficile… Et je m’impliquais émotionnellement et dans ma vie… Je m’occupais de SES problèmes de manière de plus en plus pressante… Au point de prendre de la distance avec mon environnement, mes amis, ma famille… J’envisageais de partir avec elle. Je l’aidais à retourner chez son père… À 300 km de chez moi… Je pris un appartement pour me rapprocher d’elle… Je continuais mes études… Mais je n’y avais plus les réussites que j’ai connues… Tout commençait à se déliter autour de moi…

C’est alors qu’elle prit de la distance avec moi… Elle avait mal pendant nos rapports, ne prenait pas de plaisir… Elle n’avait plus envie de moi… Je souffrais, mais je persistais… Je continuais… À prendre soin d’elle, mais chaque jour était une souffrance, je ne lui plais plus ? Que faire pour lui plaire ? Que faire pour qu’elle retrouve le plaisir ?

Cette période fut très éprouvante pour moi au point que j’envisageais même de lui dire d’aller avec un autre que moi pour découvrir autre chose…

Un jour je décidais de continuer ma vie et partis sur Paris, seul… Pour continuer mes études, et préparer SA venue… C’est là qu’elle me quitta pour un autre… Quand elle vit que je n’étais plus sous SA coupe… Elle eut une aventure avec un autre… Elle me dit qu’avec lui au moins c’était bien ! J’ai beaucoup souffert… J’ai mis plus d’un an à m’en remettre…

Je ne pense toujours pas qu’elle était mal intentionnée… Elle avait besoin d’aide et avait vu que je pouvais l’aider… Alors elle m’a manipulé…

3 phases :

  1. Admiration et comblement de tous mes désirs. (Créer l’attachement)
  2. Focalisation sur ses problèmes personnels pour obtenir de l’aide. (Le retournement des rôles)
  3. Prise de distance pour maintenir le lien de dépendance. (La souffrance, voire la dépendance affective)

Et cela de manière consciente ou inconsciente ! Et ça marche !

Combien de personnes, est-ce que je rencontre qui sont dans ce modèle ? Hommes ou femmes…

Comment vivez-vous votre couple ? Si votre état émotionnel vous semble toujours négatif, ne pensez-vous pas qu’il a un danger pour vous ? L’amour peut-être une belle histoire, ou une vraie galère quand les jeux psychologiques s’en mêlent…

Vous croyez que vous allez aider l’autre à se réaliser ? Et si vous le laissiez le faire par lui même… Sans devancer ses désirs ? Vous connaissez le triangle de Karpman ? La victime révèle le sauveteur en nous… Ne prêtons pas le flanc au persécuteur…

Il est nécessaire d’écouter des émotions pour cela… Où en êtes-vous de la compréhension de vos émotions ?
 

Le consentement éclairé pour un bon accompagnement.

Le consentement éclairé pour un bon accompagnement.

matrice-client-nuea4Lorsqu’une personne se présente à mon cabinet pour que je l’accompagne une des premières questions est : « Vous avez fait l’effort nécessaire pour être ici avec moi. Vous avez pris un RV. Vous avez attendu le jour et l’heure de ce RV. Vous vous êtes organisé pour venir ici. Peut-être avez-vous déplacé des choses à faire. Peut-être que le fait d’être ici provoque en vous des émotions désagréables, telles que la peur, la honte, l’ennui. Peut-être aussi que vous préféreriez être ailleurs, par exemple à la piscine, ou au cinéma, que d’être ici. Et malgré tout cela vous êtes ici. Si vous êtes ici, c’est donc que cela vous semble important d’âtre ici. Peut-être espérez-vous quelque chose d’important pour vous en venant me voir. Pouvez-vous m’en dire quelques mots ? »

 Je pourrais aborder ici la notion de valeur, mais ce n’est pas le sujet de mon article. Ici je voudrais vous parler de la manière dont on va aborder la présentation de cette magnifique thérapie qu’est la thérapie d’acceptation/engagement.

 ACT  est une thérapie comportementale et cognitive de troisième génération qui s’appuie sur la pleine conscience. Elle ne promet pas de faire des miracles contrairement à ce que l’on peut lire dans certains livres qui vous promettent que vous pouvez obtenir tout ce que vous voulez à condition de penser de la bonne manière, avec ACT nous ne promettons rien de tel. Dans les livres de développement personnel, nous pouvons trouver deux catégories comme le dit Russ Harris, dans son livre, le choc de la réalité. La première catégorie vous dit que vous pouvez avoir tout ce dont vous rêvez dans la vie, si vous mettez dans la tête de l’obtenir. La deuxième catégorie vous dit que vous ne pouvez pas avoir tout ce que vous voulez, mais que cela ne vous empêche pas de mener une vie pleine et enrichissante. ACT est une thérapie qui est à classer dans la deuxième catégorie comme cet article d’ailleurs.

 Je suis toujours surpris que des gens puissent acheter la première catégorie de livres, moi aussi. Et pourtant en son temps moi aussi je me suis fait piéger, avant de prendre conscience que cette catégorie de livres était culpabilisante, par sa simple formulation, et que finalement, ceux qui obtenaient tout ce qu’ils voulaient, c’était ceux qui écrivaient ce type de livre. Si vous regardez la peu plus près la vie de n’importe quel être humain, qu’il s’agisse de Bill Gates,  de Marilyn Monroe, de Brad Pitt, deux Angelina Jolie, de personnes riches et célèbres, célèbres et influentes ou encore de jeunes athlètes, vous vous apercevrez que personne n’obtient jamais tout ce qu’il désire. Tout le monde peut connaître des frustrations, des échecs, la vieillesse s’ils ne sont pas morts avant, le rejet et la mort. Plus le fossé entre la réalité rêvée et la réalité vécue et grande et plus la frustration est grande, elle aussi. Quand ce fossé est petit, on peut avoir l’illusion que l’on peut le combler facilement. Mais plus le fossé s’élargit et plus nous risquons d’éprouver des difficultés à le faire.

 Je fais partie de la catégorie des gens qui ne vous promettront pas la lune et c’est peut-être pourquoi je n’attire pas les foules. On n’attire pas les mouches avec du vinaigre, bien sûr ( Sourire).

Lors de notre premier entretien, je vais souvent commencer avec mes patients ou mes clients par aborder la notion de désespoir créatif que je vous ai décrit dans un précédent article.

Cela fait je vais aborder la notion de consentement éclairé en indiquant la méthode que j’utilise de manière claire les limites de celle-ci ainsi que les performances avérées quand je les connais. Comme je l’indiquais au début de cet article ACT s’appuie sur la pleine conscience. Or la pleine conscience nous ramène au présent. Donc je vais expliquer à mon patient que nous allons nous appuyer sur les exemples des interactions que nous avons lors de nos entretiens de préférence à des exemples tirés de son passé.

Cette méthode s’appuie sur la FAP ( Analyse Psychologique Fonctionnelle) et m’oblige à être transparent sur nos interactions, avec la personne, qui se trouve en face de moi. Cela a mis, l’accompagnant que je suis dans une situation quelquefois désagréable, car je n’étais pas pas habitué à partager mes ressentis avec mes patients. Heureusement, ACT  met à notre disposition un outil remarquable de partage :  la matrice ( voir le schéma en illustration de cet article). Je partage avec mon client ma matrice, et celui-ci va naturellement tester le partage de la sienne avec moi. Cela le rassure de voir que je ne suis pas dans une position haute par rapport à lui, mais que moi, aussi j’ai mon intelligence  qui peut me jouer des tours.

J’ai appris à me tromper depuis tout petit, et vous ?

Puis je vais lui remettre, une lettre d’engagement sur laquelle nous allons indiquer ensemble les objectifs de son accompagnement et la méthode. Par exemple je vais indiquer sur cette lettre que nous allons utiliser des exemples tirés de nos interactions plutôt que des exemples tirés de ce qui s’est passé pendant sa semaine. Lui indiquer que dans la méthode je lui demanderai quelquefois de faire des exercices ou de ne pas les faire. J’en profiterai pour lui demander de préciser ce qu’il a compris de cette méthode.

Si vous êtes intéressés par un exemple de cette lettre, alors envoyez-moi un e-mail et je vous renverrai par retour un exemplaire de celle-ci.

 Belle et bonne journée à vous.

Comment la pratique de ACT m’a aidé face à un manipulateur.

Comment la pratique de ACT m’a aidé face à un manipulateur.

PerspactiveDepuis maintenant presque 2 ans complets, je vous parle de ACT et des indications pour diverses pathologies ou inconfort de la vie de tous les jours. Le principe est relativement simple. Il tient en un processus basé sur la pleine conscience, et une matrice très facile à utiliser. (Voir le schéma de la perspactive au début de cet article.)

L’idée est la suivante : tout d’abord, je ralentis pour observer, j’observe et je choisis de poser une action en direction de mes valeurs, même si cela provoque un inconfort pour moi. C’est à dire, je refuse d’aller vers mes évitements qui pourtant me permettent d’éviter un certain inconfort dans l’instant, mais vont m’éloigner de ce que je veux vivre vraiment !

Hier, j’ai pu toucher du doigt la puissance acquise par l’utilisateur de ACT que je suis. Comme vous le savez je suis en train d’arrêter la partie formation au Maroc, sauf pour l’instant à Rabat avec mon amie Bouchra. J’ai arrêté d’aller à Tanger. En parallèle j’arrête les formations de coachs, d’hypnose et de PNL en France, car je me concentre sur ma pratique de l’accompagnement avec mes patients et mes clients ainsi que sur l’intégration du handicap en entreprise. Donc, je recherche des personnes qui vont me remplacer, avec mes partenaires en formation, pour ne pas laisser tomber mes partenaires. je recherche aussi pour les clients qui me demandent ces prestations pour pouvoir les conseiller vers de bons formateurs, ou enfin vers des personnes que je considère comme telles. Cette démarche n’est pas toujours comprise par tous. Qu’est-ce que j’y gagne ? Et bien je reste connecté à mes valeurs au quotidien qui dans ce cas-là sont :

  • Aimer et savoir accepter l’amour des autres.
  • Contribuer au bien-être de ceux que j’aime (et j’aime beaucoup de monde)

Et simplement, cela, me fait déplacer quelques montagnes qui ne se raient jamais rencontrées. La semaine dernière je cherchais quelqu’un qui pouvait me remplacer dans les formations d’hypnose dont je vais assurer la dernière formation à Rabat, bientôt. Dans ce cadre je reprends contact avec un très bon formateur dans ce domaine, que je connais bien. Il se trouve que je ne l’ai pas contacté depuis longtemps, car la vie que je mène m’a entrainé ailleurs. Avec les études, mes reins qui me font c…, ma maman qui vieillit et qui a eu un incendie chez elle, mon frère qui réclame ma présence, mes nombreux enfants qui avancent résolument dans leurs vies avec plus ou moins de bonheur et de réussite, l’Association pour le Coaching Social, le démarrage de mon cabinet de Cergy… Et bien des choses que l’honneur et la décence m’invitent à taire. Enfin la vraie vie quoi …

Et je lui envoie un mail lui disant : « Comme tu le sais j’arrête les formations d’hypnose au Maroc, es-tu toujours intéressé par ces formations ? « 

Il faut que je vous précise que cette personne que je considère comme un ami, a été gravement malade il y a deux ans et a dû mettre entre parenthèses son installation au Maroc, et son partenariat. J’ai été le voir à l’hôpital dans sa salle « protégée » en mettant la combinaison qui va bien… Et un jour il est sorti de l’hôpital, je l’avais eu au téléphone la veille de sa sortie… Et depuis… Plus de nouvelles, et je ne vais pas vous expliquer à nouveau le maelstrom dans lequel je suis entré à mon tour sans lui dire d’ailleurs que j’y étais dans ce tourbillon.

Et voici sa réponse : « Je te remercie de prendre des nouvelles de ma « maladie », elle va bien. » J’ai remplacé volontaire le nom de sa maladie par le mot « maladie » pour garantir l’anonymat de cette personne que certains peuvent connaitre.

Et là j’ai écouté mes émotions. J’ai pris le temps d’accepter sa réponse. Il peut avoir toutes les raisons de répondre comme cela, et je ne connais sa vie de ces dernières années. Le plus simple pour moi aurait été pour éviter toute émotion négative de « couper les ponts » ou alors de me mettre en colère, mais alors j’aurai vraiment souffert.

Alors je me suis connecté à mes valeurs. Et ma réponse a été ma suivante.

« Je ressens de la colère, de l’ironie ainsi qu’une tentative de culpabilisation, dans cette réponse. J’ai été peiné de celle-ci, car je n’ai pas compris cette violence que j’ai ressentie. Je croyais que nous avions une relation amicale qui est une relation d’égal à égal et dans ce cadre, prendre des nouvelles l’un de l’autre est réversible. Je t’appelle pour prendre de tes nouvelles et la réciproque peut être vraie. Si tu l’avais fait, je t’aurais donné des nouvelles de mes reins… Et de ma vie qui a été compliquée, par exemple et peut-être que le lien n’aurait pas été coupé. J’ai essayé de renouer ce lien, qui me semblait valoir cet email. Tu as le droit de ne plus vouloir avoir de relation avec moi, pourquoi pas ? Il suffisait de le dire. La tentative de culpabilisation n’était pas nécessaire à notre relation. Quant à moi ce n’est pas le genre d’échange qui m’intéresse. Je te souhaite une bonne route pour la suite de ta vie, que je te souhaite heureuse. « 

Dans cette réponse, je n’ai pas refermé la porte. J’ai affirmé mes valeurs dans la relation et mes intentions. Je n’ai pas reçu de réponse et je n’ai vraiment pas envie de vivre une relation de ce type avec quelqu’un. Alors je préfère ne plus avoir de relation que de continuer comme cela.

Merci ACT !  Alors si on faisait le point ?

Avant ACT :

  • J’aurais ruminé
  • J’aurais peut-être culpabilisé
  • Je me serais mis en colère
  • J’aurai été désagréable à la maison
  • j’aurais peut-être eu du mal à dormir. (j’ai déjà vécu ça)
  • Je n’aurai pas clarifié la relation et cela ce serait reproduit.

Bien sûr, j’aurais pu avoir une  autre réaction, par exemple avec ma mère ou ma tante, je n’ai pas eu du tout la même réaction… J’ai simplement pardonné à celle-ci ce fonctionnement, car à partir de 85 ans (et plus)… Je laisse passer… LOL

Ah oui … Suite à ma réaction avec ACT :

  • J’ai ressenti de la fierté de ma réaction et j’ai augmenté mon estime de moi.
  • J’ai bien dormi.
  • J’ai échangé sur le sujet avec mon épouse et nous avons bien ri ensemble du chargement chez moi.
  • J’ai regardé cette rupture avec sérénité.
  • Je reste confiant en l’avenir.

Vous voyez ? ÇA MARCHE !

 

Les croyances se justifient par l’expérience.

Les croyances se justifient par l’expérience.

declaration posterEn décembre 2014 j’ai écrit un article sur « La conscience au quotidien : le piège des croyances » où j’ai abordé ce problème de la vie quotidienne par le biais d’un entremets à la noix de coco. Aujourd’hui je reviens sur ce problème par le biais du quotidien des déclarations autour de la « mode ». Certaines enseignes connues ont créé des lignes de vêtements pour certaines parties de leur clientèle. On y retrouve pêle-mêle des foulards, et des robes longues…

Pourquoi ces femmes sont-elles intéressées par ce type de vêtements ? En cherchant le pourquoi du comment j’ai trouvé deux arguments « massue » »: Parce que la femme serait une perle qu’il faut préserver précieusement » et « parce que  dont il faut cacher les attraits de la femme pour qu’elle puisse vivre en toute sécurité ».

Bon bon bon… Qu’en penser ? Que la femme et l’homme ne seraient pas égaux en face de la vie dans monde. Et pourquoi cela ? Parce que les hommes seraient des bêtes qui ne seraient pas capables de surmonter leurs pulsions.

Mais comment en sommes-nous arrivés là ?

Par ailleurs j’ai lu un texte de 1948 adopté par pas mal de pays dans le monde et même « ratifié » par d’autres dont je vous donne quelques parties (vous pouvez trouver l’intégralité de ce texte en suivant ce lien : « La Déclaration des droits de l’Homme« 

Article premier
Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.
Article 2
1. Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou de toute autre opinion, d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.
2. De plus, il ne sera fait aucune distinction fondée sur le statut politique, juridique ou international du pays ou du territoire dont une personne est ressortissante, que ce pays ou territoire soit indépendant, sous tutelle, non autonome ou soumis à une limitation quelconque de souveraineté.
Article 3
Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.
…/…
Article 18
Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu’en privé, par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites.

La question qui me vient immédiatement est la suivante : Et si la religion que la personne choisit restreint l’application de l’article 2 (voire l’article 1) ? Ben, alors quel est l’article qui prime ? Et là on en revient au début de mon article. Quand une religion affirme que en conclusion :

  • Les femmes doivent se cacher !
  • Les hommes sont tous des salauds de violeurs ! Et il faut protéger les femmes de leurs agissements en les cachant…

Quand depuis tout jeune on entend cela alors, la croyance que cela est vrai s’installe ! Et les habitudes liées à ces croyances perdurent… Remarquez que cela va plus loin que le port d’un voile, mais cela engendre une manière de penser globale. Souvenez-vous de mon article sur le fait que je suis un anti Mars-Vénus. La croyance que l’homme et la femme ne seraient pas égaux en droits et en devoirs parce que physiquement ils seraient différents. Et hop… Les salaires différent, les positions dans les poste de responsabilités sont inaccessibles … etc…

Vous comprenez donc qu’heureusement que l’Article 18 existe ! Et je vous renvoie à l’Article 23 pour l’égalité des salaires entre homme et femme….

Alors qu’en penser ? Pour ma part, je pense que c’est par l’observation, et en pleine conscience, qu’on peut commencer à réfléchir sur nos choix de vie. Mais ce n’est pas facile de faire la différence entre toutes les idées qui traversent notre esprit anarchiquement. Et pensez-vous que toutes les idées se valent ? Pour ma part non… Je pense que toutes les idées ne méritent pas le respect.

Cela me renvoie à une chanson qui a bercé ma vie. C’est une chanson de Michel Delpech « Wight is Wight » en 1969. Bonne route.

 [youtube https://www.youtube.com/watch?v=sJuFkpIYfUk]
 

L’expérience vécue en conscience est la réalité.

L’expérience vécue en conscience est la réalité.

Vous connaissez Mihaly Csikszentmihalyi ? Pas facile à prononcer comme nom hein ? J’ai trouvé sur le site http://fr.forvo.com/ cette prononciation.

Finalement c’est plus facile quand on l’écoute sur cet enregistrement. Entrainez-vous !

IMG_6820Cela éclaire ce dont je voulais vous parler aujourd’hui : « C’est l’expérience vécue consciemment qui est la réalité pour chacun » . (Milahly Csikszentmihalyi)

Epictète qui a vécu au 1er siècle après J.C. disait « Les hommes ne sont pas effrayés par les choses, mais par la façon dont ils les voient« 

Et Pascal (1623-1662) lui disait « Nous ne vivons jamais, mais nous espérons de vivre; et, nous disposant à être heureux, il est inévitable que nous le soyons jamais. »

Certains ne vivent d’ailleurs qu’en attendant un éventuel paradis que leur promet leur religion (Voir les religions dîtes du livre). D’ailleurs, certains iront même jusqu’à nier ce que j’ai écrit plus haut en me disant la réalité n’est pas de ce monde mais dans le prochain, celui qui est après la mort. Bah… Si cela leur permet de vivre heureux. Heureux ? Justement c’est la vraie question, que nous nous posons tous. Comment être heureux ? C’est quoi le bonheur ?

La psychologie positive étudie cela en profondeur, et fait de grands progrès. Comme souvent d’ailleurs quand la méthode scientifique est appliqué à un domaine, celui-ci progresse très rapidement… ou reste à l’écart car non soluble dans la science, il n’est que rarement accessible, à l’homme.

La psychologie positive, va dans le sens de la réconciliation avec les voies initiatique ou le vécu est essentiel, mais par un chemin différent. C’est passionnant que de s’apercevoir que les philosophes ont pu accéder à ces connaissances simplement par leur vécus personnels. Sans avoir à leur disposition, une armada de chercheurs et d’étudiants. Et c’est passionnant que de s’apercevoir que la science, à mis tant de temps à se mettre à la recherche du bonheur, qui est pourtant la chose que TOUT le monde recherche finalement.

Nous sommes éduqués en pensant que le meilleur est « à venir » … Ce sera plus tard que nous serons heureux… Le travail et la soumission aux lois nous apportera « la bonne vie ».  Cela permet à certains hommes peu scrupuleux de nous manipuler, pour nous promettre que le bonheur sera là demain (voir les diverses religions, et les divers partis politiques…). Tout tient dans les promesses « d’avenir meilleur ». Comme quand nous étions jeunes.

Nous confondons, la recherche du plaisir et la recherche du bonheur. Or la recherche du plaisir est inscrite dans nos gênes. Il suffit donc pour les diverses cultures de se servir de ces deux écueils pour « piloter » les humains. Cela s’exprime par : « Le bonheur viendra demain et en attendant laissons nous piloter par le plaisir immédiat »

Or cela ne fonctionne pas pour la quête du bonheur !

Pour aller vers le bonheur il est nécessaire de savoir « cueillir l’authentique plaisir de la vie » c’est à dire vivre des activités autotéliques (expériences optimales) indépendamment des impératifs du corps et des contraintes sociales.

Pas facile cela ? Hein ? C’est ce que Tal Ben Shahar appelle des objectifs « auto-concordants« 

Pour cela il est nécessaire d’élever notre niveau de conscience et cela passe par … La pratique quotidienne de la méditation consciente !

Et attention au piège de la formalisation de cette méditation, qui ne répond pas forcement à l’objectif initial qui est la « libération de l’esprit ».

Combien de techniques sont devenues des dogmes et des pratiques rigides qui se sont complètement éloignées de l’objectif en asservissant l’esprit qui voulait se libérer. Il est nécessaire donc d’expérimenter et savoir régulièrement arrêter la pratique et regarder le marcheur qui marche… On rejoint ici la nécessité de l’altérité pour l’observation de sa propre indépendance.

C’est bizarre ça hein ? Pour être libre, j’ai besoin du lien à l’autre. On rejoint ici l’essence du coaching.

Allez c’est assez pour aujourd’hui… A suivre 😉