Une demande qui n’en est pas une empêche la désactivation d’une phobie.

Une demande qui n’en est pas une empêche la désactivation d’une phobie.

tarentuleIl m’arrive de recevoir des appels de personnes qui veulent désactiver une phobie et qui m’ont trouvé sur l’annuaire des praticiens TIPI. Et la première question que je pose est : « Pourquoi voulez-vous désactiver cette phobie ? » Et là, je peux recevoir certaines réponses qui me poussent à refuser la séance. Par exemple, la demande contrainte, vous connaissez ? Non ? C’est assez finalement assez simple.  C’est quand la personne exprime une demande sous la contrainte de l’extérieur. Vous voulez quelques exemples ?

Exemples de demandes contraintes :

  • Mes parents ont marre de cette situation. Ça ne peut plus durer.
  • Mes relations avec mon épouse se dégradent. Il faut que ça change.

Vous avez compris ? Ce type de demande ne fonctionne pas du tout ! Pour qu’une séance TIPI soit efficace et que la désactivation fonctionne, il est nécessaire que la demande vienne de l’intérieur. Que le bénéfice de la désactivation soit perçu consciemment et inconsciemment.

Alors les sauveteurs de tout poil, les habitués du triangle de Karpman (Sauveteur-Victime-Persécuteur), les types 2 de l’Ennéagramme qui veulent sauver le monde : « PERDEZ TOUT ESPOIR !!! » Vous ne sauverez pas les phobiques qui ne veulent pas sortir de leurs phobies.

Quand le bénéfice secondaire de la phobie est réellement important, la phobie s’enkyste et l’utilisation de TIPI est inutile.

Alors vous avez une phobie ? Vous voulez vous en débarrasser ? Vraiment ? Vraiment vraiment ? Pour vous ? Pour vous tout seul, veux-je dire ? OK vous pouvez me téléphoner pour prendre RV et nous verrons ensemble les modalités de la séance.

D’ailleurs avez-vous essayé la méthode TIPI « en situation » ? C’est gratuit ! Vous n’avez pas essayé ? Alors posez -vous la question ? Pourquoi voulez-vous désactiver cette phobie, et n’avez-vous pas essayé la méthode TIPI gratuite ? Ce n’est pas une question d’argent ! Alors ?

Étonnant, non ? Alors, regardez ce film … Il explique la méthode gratuite … « En situation… »

 [youtube https://www.youtube.com/watch?v=VA_lzL4m0-c]

Vous avez essayé et cela n’a pas suffi ? OK ! Alors, appelez-moi je peux vous aider maintenant. 🙂

Faut-il être handicapé pour coacher une personne en situation de handicap ?

Faut-il être handicapé pour coacher une personne en situation de handicap ?

Handicap-tousJ’ai aujourd’hui 2 activités professionnelles distinctes :

  • La psychologie (thérapie brèves) & le coaching
  • La formation (coaching, hypnose, ACT, Appreciative Inquiry)

Je vais, aujourd’hui  aborder spécifiquement la question du coaching qui se subdivise en deux publics distincts.

  • Les chefs d’entreprise de PME et ETI, voire les TOP management dans l’implémentation stratégique en entreprise que j’appelle aussi business coaching. Cette approche s’appuie sur les techniques tirées de la psychologie positive pour accompagner l’entreprise dans son ensemble, par exemple avec l’appreciative  inquiry.
  • Le monde du handicap, avec l’accompagnement des équipes par la sensibilisation des dites équipes, et l’accompagnement des personnes face au handicap acquis ou à l’accès à un emploi avec une approche innovante autour du sujet « savoir présenter son handicap et le gérer au quotidien. »

Hier je discutais avec une personne, qui travaille dans les services sociaux, à qui je disais, « C’est fou ! Je viens de rencontrer une dame que je vais accompagner, et le rapport s’est établi quasiment instantanément et nous avons décidé de travailler ensemble pour aller vers ses objectifs »

Et la discussion a vite tourné autour de l’établissement du rapport : « Comment fais-tu ? Pour établir le rapport si rapidement ? Est-ce parce que tu es toi-même handicapé que cela est plus facile ? »

Et j’ai donc réfléchi sur le sujet : « Comment établir le rapport avec son client ? »

Pour que le client veuille être accompagné par moi, il est nécessaire que ce client soit :

  • En sécurité avec moi
  • Avoir confiance dans mes capacités (crédibilité)
  • Se sentir écouté et compris
  • Pouvoir se projeter dans l’avenir avec et sans moi vers ses objectifs.

La question posée initialement était « Faut-il être handicapé pour accompagner un handicapé ? »

Et la question pourrait aussi « Faut-il avoir perdu son enfant pour accompagner une personne qui a perdu un enfant ? » Ou « Avoir un chien pour accompagner un propriétaire de chien?  » ou…

J’arrête cela devient ridicule !

Si je prends les 4 indicateurs précédents :

  • Pour que la personne se sente en sécurité : Il suffit d’avoir un code de déontologie, et mettre en place un cadre clair et accepté par les deux parties. J’ai dit « clair » et je veux dire « transparent » et « prévisible »,
  • avoir confiance en mes capacités (crédibilité) : je dois avoir une présentation claire (encore ?) et précise. Car ce qui se conçoit bien s’énonce clairement ! » (Voir Boileau)
  • Je passe directement à l’avenir : savoir utiliser les techniques de coaching d’implication, et de responsabilisation. Savoir soi-même se projeter dans l’avenir pour accompagner l’autre dans sa vision, sans interférer dans celle-ci. Cela s’apprend…
  • Et pour finir : se sentir écouté et compris ! Et c’est cela qui prime !


img_4180Pour établir un rapport
, il est nécessaire que la personne se sente écoutée et comprise. Bien sûr il y a la théorie, par exemple être formé à l’écoute active sans jugement (voir Carl Rogers). Il y a surtout le principal instrument que nous avons à notre disposition pour ressentir ce que l’autre ressent. Pour cela pour utilisons nos « neurones miroirs » que l’on appelle aussi neurones emphatiques. Mais ces neurones nécessitent d’être entraînés ! Et pour cela nous devons gravir un a un les échelons de l’échelle émotionnelle* en 7 niveaux  (que j’ai reproduit en fin d’article) : (voir mon article sur la frustration). Et le grand secret est LA !!!!!

Il faut développer sa capacité d’empathie !

Comment faire cela ? Il suffit de s’entraîner chaque jour… Répéter son entraînement, s’entraîner au lien. Savoir faire la différence entre l’empathie et la sympathie. Ce que l’autre ressent lui appartient ! Et, ce que je peux ressentir, grâce à mes neurones miroirs, me permet d’avoir une porte ouverte dans SON monde ! Suis-je capable de rentrer dans son monde « SANS LE JUGER » ?

Voilà la clé du rapport : l’empathie.

Bien sûr il est plus facile de ressentir chez l’autre quelque chose que je ressens chez moi. Mais le piège est alors « La projection de mon monde sur celui de l’autre » car inconsciemment, je vais comparer ! Et comparer c’est juger !

Alors faut-il être handicapé pour pouvoir accompagner des personnes en situation de handicap ?

La réponse est clairement : NON !!!! Même si cela semble plus facile initialement, cela est un piège ensuite ! Sans travail, un talent n’est rien qu’une sale manie (comme disait Brassens dans le mauvais sujet repenti).

Travaillez votre empathie pour établir le rapport… Synchronisation, écoute active, silence… Travaillez, prenez de la peine ! C’est le fond qui manque le moins pour paraphraser La Fontaine.

Vous pouvez vous entraîner avec moi, pourquoi pas ?

* Échelle émotionnelle

  1. Engourdissement
    Je n’ai pas conscience de mes sentiments. Pas de ressenti émotionnel.
  2. Sensation physique
    Je ne ressens pas l’émotion, mais l’impact physique sur moi (l’implication les conséquences). Exemple : les personnes, qui ont des migraines, de l’urticaire, le dos bloqué, ont nié leurs émotions, et ont une stratégie de dissociation par rapport à leurs émotions,or, celles-ci restent à ce moment là, au niveau inconscient. Avoir la même stratégie / dissocié en tant que coach pour les accompagner. Aujourd’hui tu as mal à la tête, imaginons que tu devrais ressentir une émotion à la place ce serait laquelle?
  3. Expérience primaire
    Être conscient des émotions sans être capable d’identifier, et donc pas capable d’en parler et de les comprendre. C’est souvent là que se situeront les personnes que l’on va accompagner.
  4. Différenciation
    Être capable de parler de ses sentiments et faire la différence. Avoir une vision claire des émotions.
  5. Causalité
    Perception de l’origine de cette émotion, de ce qui en est la cause.
  6. Empathie
    Aller vers les autres. L’empathie c’est être conscient des émotions des autres. Faire la différence entre l’empathie qui se situe au niveau de l’émotionnel : « Je me mets au même niveau que la personne pour pouvoir participer et interagir sur la relation » et la sympathie qui se situe au niveau du mental. L’empathie est la capacité à percevoir ce que l’autre ressent. Pour aimer vraiment et intensément, il est important de cultiver la capacité à s’identifier. Ce qui inscrit le couple dans la durée, c’est le partage émotionnel. Quand les échanges sont fluides, le mouvement est à l’intérieur, il n’a pas besoin d’être à l’extérieur. C’est une dimension très importante de l’intelligence émotionnelle. Elle demande à sortir de son égocentrisme, de ressentir sans juger. Dans tout ce qu’elle dit ou fait, une personne ne parle jamais que d’elle-même, de ses besoins et de ses attentes.
  7. Interactivité
    On est sensible à tout ce qui se passe. On est capable de ressentir les émotions qui sont tout autour de nous, dans notre équipe, comment les émotions interagissent ensemble et comment composer avec. Toutes ces émotions (ce que devrait faire tout excellent manager).
Formation de coach : « mais jusqu’où s’arrêteront-ils ? »

Formation de coach : « mais jusqu’où s’arrêteront-ils ? »

plongéeDepuis 2006 où j’ai créé l’école de coaching, No Limit Academy International, je me pose cette question: « Mais jusqu’où iront les marchands de formation de coach ? »… La plongée des prix vers le fond… la plongée de la durée vers l’instantané… Où s’arrêtera la course vers le fond…

Quand j’ai créé cette formation je la vendais 3500 € HT soit avec la TVA à 19,6% un montant de 4186 € TTC. Je n’étais pas parmi les plus chers plutôt même dans la tranche inférieure des prix. Aussi ai-je pu toucher du doigt que ce n’est pas parce que votre formation est bonne que vous la vendrez mieux. Mais il faut avoir un prix assez élevé pour vendre sa formation, car plus le prix est bas plus le client devint méfiant. Étonnant non ?

Alors j’ai fait évoluer la formation de coach, en y intégrant l’Appreciative Inquiry, puis d’autres techniques de la psychologie positive et j’en suis aujourd’hui à intégrer l’ACT, bien sûr sans perte de contenu. C’est-à-dire que la formation se « densifie ». J’avais même à une époque, intégré un module spécifique de vente du business coaching, et vendu la formation au même prix avec 4 séminaires en salle au lieu de 3, en y ajoutant 3 mois de formations… ce fut une erreur ! En effet les clients actuels veulent « tout et tout de suite » … Une formation de 9 mois ? NON !

J’ai donc fait machine arrière et je suis revenu à la formation de base sur 6 mois et la formation master sur 18 mois. Maintenant j’accompagne mes élèves à la suite de leur formation sur le terrain pour la vente. Cela est mieux perçu.

Aujourd’hui les formations de coach intègrent :

  • Les basiques de la relation de coaching
  • Les émotions
  • TIPI en situation
  • La psychologie positive en entreprise
    • l’appreciative inquiry
    • ACT
  • Le coaching d’équipe
  • Le team-building

Et bien d’autres choses (voir le programme sur le site de l’école) et le prix : 3500 € HT …. C’est comme le prix des allumettes, cela ne change pas ! Mais la TVA est passée à 20% aussi le prix à augmenté pour les particuliers, il est passé à 4200 € TTC soit une augmentation de 14€ en en 8 ans ! Et encore seulement à cause de la TVA. Avec donc 200heures de formation… des exercices en présentiel, un accompagnement et un suivi individualisé… Des visioconférences… Sans compter que maintenant nous avons cette formation en France et au Maroc pour le même prix ! Pourtant le nombre de stagiaires n’excède jamais les 16 stagiaires + les masters qui sont gratuits… Alors la rentabilité du système est faible ! Mais quand on aime, on ne compte pas, alors …

Mais ce matin je viens de voir une formation de PNL/Coaching à 65 € TTC… Et encore c’est une formation en ligne. Devenez coach/PNL vite fait ! Comment est-ce possible ?

Comment peut-on vendre à ce prix ce genre de formation ? On vous propose d’apprendre à faire des ancrages en ligne ! LOL… C’est un peu comme apprendre le vélo par correspondance… Comment peut-on aujourd’hui vendre des formations de coaching sans aucun exercice « en situation » ? Et à ce prix ?

Au secours ! Mais jusqu’où s’arrêteront ?

Voyages dans le temps : Pourquoi revenir vers le présent.

Voyages dans le temps : Pourquoi revenir vers le présent.

horlogeEn ce début d’année, j’ai l’humeur un peu mélancolique. Je revois passer mes souvenirs. Je vois passer les occasions ratées et je suis inquiet en contemplant mon futur. Est-ce que je ne serai pas en train de couver une dépression saisonnière, moi ?

Mélancolie, regrets, peurs… Et puis quoi encore ? D’abord la dépression saisonnière appelée aussi troubla affectif saisonnier est relativement bien identifiée aujourd’hui. Elle touche surtout des femmes et les jeunes individus, et l’équilibre hommes/femmes se régulerait avec l’âge. Cette affection toucherait moins les population à forte consommation de poisson et de vitamine D… D’où la luminothérapie et autres procédés que je vous laisse découvrir (Voir article Dépression saisonnière et un article en Anglais sur le sujet : Seasonal Affective Disorder (SAD): How To Fight The Winter Blues Effectively). La dépression saisonnière est caractérisée par des symptômes qui peuvent s’apparenter à ceux de la dépression :

  • Diminution d’énergie
  • Perte d’intérêt pour des sujets qui nous passionnent  habituellement
  • Diminution de la libido
  • Isolement
  • Ou augmentation du besoin de sucres et de féculents
  • Perte du sommeil ou hypersomnie

Mais pour parler de trouble saisonnier, il faut que ces troubles soient récurrents pendant au moins deux ans. Et moi… C’est environ, une journée par an au alentour de la mort de mon père ! Ben mince alors ! Ce n’est pas hivernal et paternel ! Ce n’est pas pareil 😉

C’est vrai que je profite souvent, de cette période de l’année, pour faire le point sur mon passé et me projeter vers mon futur. Et, en plus, avec mon profil 7 de l’ennéagramme (le généraliste, bon vivant, joyeux…) j’aime voyager dans le temps.

Les voyages dans le temps ont pourtant leurs dangers :

  • Quand je voyage dans le passé, je me connecte à ce que j’ai fait et ce que je n’ai pas fait. Je me connecte, aux occasions réussies et celles que j’ai manquées.Et surtout je me connecte à mon jugement. Je laisse la place à mon juge intérieur qui va regarder sans aucune compassion toutes mes actions.
  • Quand je voyage dans le futur, je me connecte à l’inconnu et à tout ce que je n’ai pas encore fait. Je me connecte à mes peurs. Je me connecte à tout ce que je ne connais pas et qui me rappelle que je ne suis pas forcément prêt à affronter l’avenir avec sérénité.

Je m’aperçois donc, que le passé est « jugements » et que le futur est « peurs ».  Alors que le présent lui est vierge ! Tout est possible… Pourquoi pas se connecter au présent ? D’ailleurs j’utilise bien cette méthode avec TIPI pour mes clients… Pourquoi ne pas le faire pour moi, aujourd’hui ?

Puissance de l’instant présent… YEP !

Mise à jour

Un cadeau dans l’été : Les araignées.

Un cadeau dans l’été : Les araignées.

IMG_7239Hier je voulais installer la lumière dans un sombre placard, dont je vous ai mis la photo en début d’article. En haut de ce mur il y a un trou qui permet de passer un fil que je vais relier au réseau principal de courant de la cave. Pour cela j’ai besoin de passer derrière ce mur dans un espace appelé « vide sanitaire ». Vous connaissez les vides sanitaires ?

C’est un endroit où personne ne va jamais et qui devient rapidement le paradis des araignées. Ca y est le mot est lâché : « Les araignées » !

Suite à un problème physique je suis incapable dans des conditions acceptables de passer sous le vide sanitaire aussi j’appelle à l’aide mon fils Valentin. Valentin est très serviable, et particulièrement gentil, et c’est vraiment une de ses caractéristiques principales. sa réponse ne fait aucun doute … Et bien si !

« Papa, je suis arachnophobe ! »  Pour info, l’arachnophobie est la phobie des araignées. Voir Wikipedia pour plus de détail

Je propose une solution. « Tu sais que je pratique Tipi, et je peux t’aider à désactiver cela. » et sa réponse ne se fait pas attendre. « Tu m’a dit qu’il fallait une expérience précise, présente à l’esprit. Et je n’en ai pas ! »

« Ben, voilà une bonne occasion non ? Mort de rire ! » et lui aussi de rire … Je te propose de faire passer devant toi ma canne de marche en faisant des moulinet… Cela détruira les toiles d’araignées puis tu passeras avec un projecteur puissant.. OK ? »

Alors, il se lance… Avec lenteur… Avec circonspection… doucement puis.. Il y arrive.

« BRAVO !!! Et merci Valentin… »

Le soir après le repas, mon fils vient me voir… « Papa, je sors quelques minutes mais avant peux-tu me faire un Tipi ? Car J’ai maintenant une situation ! (Sourire)« 

  • « OK ! On y va! »
  • « Ca va être long ? »
  • « Non 10 minutes max… »
  • « OK ! »

Et nous fîmes notre séance… Un succès ! Il ne reste plus qu’à vérifier cela à l’appui d’une expérience, et surtout, mon fils m’a fait confiance. Il m’a permis de l’aider et il m’a aidé, en retour, en me permettant d’avoir le 220V dans le placard… Un échange bénéfique pour les deux.

Voilà pourquoi je parle de cadeau, un vrai cadeau au coeur de l’été.

Merci à moi d’avoir osé faire appel à lui et d’avoir appris Tipi, merci aux araignées d’exister, et merci à Valentin pour sa gentillesse et sa confiance.

Sauvez ma fille : elle est agoraphobe mais… Elle ne peut pas venir ;)

Sauvez ma fille : elle est agoraphobe mais… Elle ne peut pas venir ;)

Foule– Bonjour Madame, donc, votre fille est agoraphobe ?
– Oui c’est cela !
– Et donc elle ne peut pas se déplacer ?
– Oui, car cela provoque chez elle des crises d’angoisse !
– D’accord, Elle ne peut pas de déplacer car cela provoque chez elle des crises d’angoisse. C’est bien cela ?
– Oui, exactement ! Alors, Monsieur, pouvez-vous l’aider ?
– Je ne sais pas madame.
– Ah !?
– Oui, je ne sais pas car il est nécessaire tout d’abord que je puisse m’entretenir avec elle, pour répondre à cette question. Puis-je lui parler ?
– Maintenant ?
– Oui, pourquoi pas ?
– Elle n’est pas là !
– Ah ? Elle ne peut pas venir car cela provoque des crises d’angoisse et elle n’est pas là ?
– Non, elle est sortie.
– OK, donc elle n’a pas de crise d’angoisse aujourd’hui ?
– Non, effectivement.
– Donc il y a des moments où elle n’a pas de crise d’angoisse ? C’est super ça !
– Oui…
– OK, pouvez-vous lui demander de m’appeler pour échanger sur sa phobie au téléphone ? Cela ne devrait nécessiter que quelques minutes.
– Vous êtes sûr ? Vous ne voulez pas venir ?
– Je suis sûr, Madame, je ne viendrai pas chez vous pour vous faire payer quoi que ce soit, c’est à dire mon déplacement et ma consultation, sans avoir eu d’abord un échange téléphonique avec votre fille.
– Cela va être difficile ! Ah, pourquoi d’après vous ?
– Parce qu’elle doit aller chez son père la semaine prochaine.
– OK, alors la semaine d’après ce sera possible.
– Oui, mais elle a l’école….
– Je comprends, cela semble très difficile que votre fille m’appelle, Madame, votre fille agoraphobe, passe son temps dehors de chez vous ? Et elle n’a pas de portable ? C’est cela?
– Non ! Elle a un portable.
– Super ! Alors elle peut m’appeler avec son portable ?
– Cela est possible, oui.
– Bien ! Alors j’attends son appel, puis je vous recontacte.

Que croyez-vous qu’il se passât suite à ce bel échange avec cette maman affolée ? Vous ne savez pas ? La fille ne m’a pas appelé ! Mais la mère m’a recontacté. Toujours affolée… Je vous raconterai dans un prochain billet, l’échange avec la maman. Allez… En quelques mots… Voilà le contenu :

– Bonjour, Monsieur, ma fille ne vous a pas appelé ?
– Non, Madame…
– …/…
– Et comment va-t-elle ?
– C’est bizarre… Ella va mieux ! Je n’y comprends rien. Mais… Elle m’a dit qu’elle vous avait appelé.. Ce n’est pas vrai ???
– Super, (Rire) votre fille a changé de pathologie ! De Agoraphobe, elle serait devenue, menteuse ? (Rire) Mais, dite-moi, menteuse, n’est pas une pathologie… Quoi que …
– (Rire)… Ou c’est cela…
– Et vous là dedans ? Comment allez-vous ?
– Je suis perplexe et angoissée…
– (Silence…) Donc vous m’avez appelé pour les angoisses de votre fille et maintenant que votre fille va bien… (Silence…) Vous êtes angoissée ? C’est cela ?
– (Silence) Non pas vraiment… (Silence) Mais …(Silence) Oui ! C’est cela vous avez raison !
– OK, donc j’ai une bonne nouvelle et… (Silence)
– Une mauvaise c’est cela ?
– Non pas vraiment et une autre bonne nouvelle…(Rire)
– (Rire)
– La première « votre fille n’est peut-être plus agoraphobe… Peut-être une histoire de bénéfice secondaire… Pourquoi pas ?
– … C’est quoi un bénéfice secondaire ?
– C’est un bénéfice inconscient qui justifie de garder un problème conscient …
– Ah ?
– Oui il y en a un certain nombre… 9 ou plus… Par exemple :
* l’excuse pour ne pas faire quelque chose,
* l’habitude car changer c’est « dangereux »
* l’exutoire, l’évitement,… etc..
* le pire c’est peut-être l’identité … Car le problème est ma raison d’être !
Vous voulez la deuxième bonne nouvelle ?
– Oui !
– Bien alors voilà, vous êtes avec moi au téléphone et vous avez un problème… La bonne nouvelle c’est que vous avez appelé la bonne personne pour vous aider !
– (Rire) Vous êtes un bon vendeur, non ?
– Ca dépend, vous êtes une bonne acheteuse ? (Rire)

Bilan de ce billet. La maman a découvert à ses dépends, que vouloir sauver l’autre malgré, lui ne fonctionne pas. (cf Triangle de Karpman) et moi … J’ai permis à cette dame d’économiser de l’argent sur une thérapie pour enfin s’occuper de son problème à elle, et de le dépenser dans un coaching personnel ! 😉

Car dans cette histoire… Qui a un problème ? La mère ou la fille ? La dame voulait un praticien TIPI, pour sa fille, et elle a trouvé un coach, pour elle !

Bien à vous