Comment se connecter à tes consultations en visioconférence, Pierre ?

Depuis la semaine dernière, j’ai du réorganiser mon activité en face du corona virus, car je fais partie des personnes à hauts risques et qui sont en véritable danger de mort, car je suis atteint d’une BPCO (Broch Pneumopathie Chronique Obstructive) au stade II, c’est-à-dire entre 20% et 50% de perte de ventilation… C’est une maladie qui touche les fumeurs et qui est tellement insidieuse que beaucoup de fumeurs ne le savent même pas ! (Vous savez la petite toux du matin du fumeur…). Et je cumule avec le fait que je suis de plus 60 ans, malade des reins, avec de l’hypertension et de l’obésité ! Je coche toutes les cases…

J’entends souvent, mais ce n’est pas plus grave qu’une grippe… Bien sûr, mais la dernière grippe, m’a envoyé aux urgences et depuis je me vaccine ! Alors que là …. Pas de vaccins… Alors je me protège… Et j’évite la socialisation quand c’est possible, puisque je ne suis pas très loin de zones où il y a déjà des morts (certains de mes patients sont de Mery. sur Oise… Bouuuuhh)… Bon je ne vais pas me plaindre outre mesure… J’ai pris des mesures !

Seront-elles suffisantes ? Nous verrons, mais au moins j’aurai faire ce que je peux.

  • Consultations uniquement en visioconférence. (téléconsultation)
  • Formation uniquement en visioconférence
  • Groupe de soutien à la méditation uniquement en visioconférence.
  • Faire mes courses de manière préférentielle au drive.
  • Annulation de- ma participation aux salons
  • Annulation de ma participation au mariage de mon neveu à Munich
  • J’ai demandé à mes petits enfants de ne pas venir me rendre visite.

Bien entendu, j’ai mes gants jetables quand je suis obligé de toucher des choses qui viennent de l’extérieur de chez moi. J’ai quelques masques pour les visiteurs qui passent me voir. Je me lave les mains, et je nettoie les surfaces touchées par ceux-ci. Je n’ai que très peu de gel hydroalcoolique donc je me lave les mains…

C’est vraiment bizarre, j’ai l’impression de vivre dans un roman genre « l’armée des 12 singes » de Terry Gilliam avec Bruce Willis, ou un livre genre « Le fléau » de Stephen King. Cela me fait beaucoup rire !

Celui qui rit moins, c’est mon agenda Doctolib, car beaucoup de mes patients, ne prennent pas de RENDEZ-VOUS, car la visioconférence leur fait peur !

Ils pensent que c’est moins efficace :

  • Ben, non c’est tout aussi efficace, même mieux, car derrière son écran le patient se sent en sécurité et souvent il se livre plus facilement.
  • On gagne le temps de transport
  • Pas besoin de se faire accompagner….

Effectivement, je ne peux pas utiliser la TEVR (Thérapie par exposition à la réalité virtuelle), ni EMDR (enfin moi je ne sais pas le faire en visioconférence (peut-être est-ce possible?)

Ils pensent que c’est difficile à utiliser, ou qu’ils sont mal équipés pour le faire  :

Je leur propose donc de tester gratuitement ! Comment ça ?

En 15 minutes (max 30 min) , je vous aide à installer le programme, à le paramétrer et à le tester avec moi en direct. Comme cela vous pourrez sans aucun problème prendre RENDEZ-VOUS… Ça vous tente ? Il suffit de prendre RENDEZ-VOUS avec moi, en m’appelant sur mon portable le matin au 06 75 25 34 42.

Si vous n’arrivez pas à me joindre, laissez un message et je vous rappelle.

Où placez-vous votre bonheur ?

Pour commencer cet article de fin d’année, vous pourrez remarquer que le titre ne demande pas « où est le bonheur ? », mais bien « où placez-vous votre bonheur ? »

Dans ce titre le terme « votre » sous-entend que le bonheur est « personnel », et que chacun d’entre nous peut avoir un bonheur différent, en fonction de qui nous sommes. Mais ce titre va plus loin, car il exprime votre pouvoir sur ce fameux bonheur puisque c’est vous, qui le placez, quelque part et donc il dépend de vous, d’une certaine façon, puisque c’est vous qui choisissez votre conception de celui-ci et où il se trouve finalement. J’en ai déjà un peu parlé dans un précédent article sur l’estime de soi.

Dans l’Alchimiste, Paolo Coehlo, nous raconte le périple de quelqu’un qui part en voyage à la recherche du bonheur, et qui finalement le trouve près de chez lui. Et donc, il semblerait que le bonheur soit quelque part près de soi, voire même en soi. Dans la la philosophie bouddhiste, on retrouve une notion qui semble confirmer cette approche, et elle précise que l’impermanence interdit que le bonheur soi à l’extérieur de soi. On retrouve cela dans Wikipedia :  « Anitya, « non-éternité » ou plus généralement l’impermanence, est selon le bouddhisme l’une des trois caractéristiques ou trilakshana de toute chose. Selon Gautama Bouddha, l’attachement aux choses impermanentes s’avère être la cause de la souffrance, dukkha, car ce qui est impermanent ne peut être satisfaisant. »

En discutant avec une de mes amies dernièrement, je l’entends dire : « Oui, mais c’est trop facile de dire ça ! » cela voudrait dire que les événements extérieurs ne sont pas source de vrai bonheur, mais ils peuvent nous éloigner de celui-ci de manière durable… Et nous voilà repartis dans face à la notion d’impermanence, en effet, si tout change pourquoi pas l’état d’éloignement du bonheur…

La question que je me suis posée, face à la longévité, c’est que la vie étant une succession d’états dont certains sont irréversibles, si le bonheur dépend exclusivement des circonstances alors, dans certains cas, l’accès au bonheur serait interdit pour la suite de notre vie.

Je vais prendre ici un cas qui peut tous nous toucher, l’altération définitive de notre santé, suite à la prise de produits qui détériorent celle-ci, ou suite à une maladie qui ne peut être guérie, mais seulement soignée à vie, voire un accident qui nous laisse avec une perte de l’usage d’une parie de notre corps. je vais donner des exemples ici :

  1. Fumer, qui modifie de manière irréversible le fonctionnement de notre cerveau, face à la nicotine et autres produits addictifs. Un fumeur ne redevient jamais un non-fumeur, mais peut rester un fumeur abstinent. De plus la cigarette peut provoquer une BPCO qui jamais ne disparaîtra jamais (voir le site de l’ISERM) et qui peut nous conduire à une perte d’autonomie, voire la mort, comme dans le cas de mon frère.
  2. L’hypertension artérielle, qui apparait un jour et ne disparait jamais… Et qui peut aller, vers l’AVC, et la mort pourquoi pas.
  3. Un rein (ou plusieurs) qui devient dysfonctionnel et ne se répare jamais, avec des conséquences qui peuvent aller jusqu’à la dialyse, voir la mort.
  4. Le cancer qui détruit un organe, qui sera enlevé et qui ne repoussera jamais, comme par exemple le colon, l’utérus, ou même un poumon… Et qui peut lui aussi nous conduire à la mort.
  5. Un accident de voiture, qui nous fait perdre un bras ou une jambe voire plus…
  6. Bien sûr, je ne cite pas ici toutes les possibilités, qui sont des plus nombreuses de rester avec une perte de moyens…

Pour ma part, j’ai avec les années cumulé les problèmes, dont certains sont liés à mes comportements et d’autres à des causes non maitrisées.

Allez, hop …

  1. J’ai commencé à fumer à 18 ans et j’ai arrêté 30 ans après… en (2004)… Donc … BPCO stade II dite modéré (VEMS – Capacité respiratoire comprise entre 50 et 80%)… Exercices physiques et réhabilitation respiratoire obligatoire à vie… et vaccination anti grippale obligatoire, et une grande attention en hiver, pour moi…
  2. Hypertension artérielle depuis 2004 donc traitement à vie à base de Startan… et mesure régulière de ma tension.
  3. Problème rénal, et donc anti-inflammatoires interdits, et traitement à vie… Plus d’autres joyeusetés comme les coliques néphrétiques, où je sais ce que la douleur veut dire…
  4. Cancer du côlon en 1996 avec colectomie totale (colon et rectum), rétablissement de la continuité quelques mois plus tard, avec une diarrhée permanente et très liquide… Donc je vais à la selle entre 24 et 32 fois par jour avec tous les désagréments qui vont avec… 3 à 4 levers par nuits… Douleurs et brulures entre les fesses associées… Et mon colon ne repoussera jamais, car ce n’est pas la queue d’un lézard…

Est-ce que cela va durer ? J’espère bien ! Et pourtant je sais que cela ne peut que se dégrader avec l’âge. 😉 Alors les circonstances sont-elles favorables à un bonheur sans nuage ? Quand y aura-t-il l’alignement des planètes favorables à l’émergence du bonheur ? Je peux vous donner la réponse sans être grand clerc et ça, c’est clair : « jamais ou toujours »… Les deux réponses sont bonnes ! C’est juste une question de choix. Comment je construis mon bonheur ? Et, où est-ce que je le place ?

  • Si j’attends que le bonheur arrive des circonstances, ce sera : … Jamais !
  • Si je décide de donner du sens à ma vie, et de vivre ce qui est vraiment important pour moi, ici et maintenant, ce sera : …. Toujours !

D’ailleurs, en rédigeant cet article, vous savez ce que je fais ? Je construis un instant de bonheur… Et je le partage avec vous.. Merci la vie de me donner ce choix, en cette date anniversaire de la mort de mon frère Jean… Déjà un an que nous a quitté. Alors ?

Est-ce que c’est facile de dire que le bonheur est nôtre et que c’est uniquement une question de choix ? NON, mais est-ce que c’est facile dans notre vie de faire ce qui est vraiment important pour soi ? NON plus car cela nécessite d’être en pleine concience de nos choix. C’est pour cela que j’anime ce stage début janvier… Nos valeurs, il n’y a que cela qui soit vraiment auto-concordant… (C’est à dire, qui ne dépend que de nous)

Je vous souhaite un magnifique passage vers l’année 2020. À l’année prochaine !
Construisez votre bonheur là où il pourra durer,
C’est dans votre coeur que ça se place et pas ailleurs !

 
 

Cohabiter sur le Camino

Cohabiter sur le Camino

Durant les précédentes années j’ai remarqué que les cyclistes et les marcheurs cohabitent avec plus ou moins de bonheur.

crédentialeNous revenons, d’une belle ballade sur le Camino (Chemin de Compostelle) par la voir de l’Abbaye de Beauport, c’est à dire de Paimpol à Nantes. (Voir la crédentiale ci-contre pour les étapes).

Pendant ces étapes nous avons longé le canal de Nantes à Brest quelques temps, où nous avons voyagé côte à côte avec des cyclistes, que nous croisions où qui nous doublaient.

Plusieurs fois j’ai cru que mon palpitant s’arrêtait sous la surprise des ces rencontres. Alors, j’aimerai rappeler quelques règles qui permettent de vivre le chemin ensemble dans de bonnes conditions.

  1. canalCourtoisie :
    Un petit bonjour, un petit salut, un sourire… Facile, pas cher et tellement agréable à recevoir.
  2. Priorité au piétons (règle absolue sur les GR)
    Cela implique que messieurs et mesdames les cyclistes, oubliez la course si vous êtes sur ces chemins ! Ne mettez pas en danger votre vie et la vie de ceux que vous rencontrez;
  3. Avertir que l’on arrive avec son avertisseur (grelot, sonnette, klaxon…)
    Lorsque vous arrivez derrière un piétons qui marche, n’attendez d’être sur lui pour lui « beugler » dans les oreilles : « PARDON ! » ou autre mot comme « ATTENTION ! » ou je ne sais qui… Personnellement cela me fait sursauter et je crie ! un Grand « AAAAHHHHHHRRRRGGGG !!!! » qui peut vous faire sursauter, voire tomber, c’est déjà arrivé…
    Ne faites pas peur aux gens qui marchent en rêvant ou en méditant…
    Avertissez que vous arrivez … C’est plus cool…
  4. Ne doublez pas un piéton sans l’avoir prévenu… Un écart est possible, voire suite à un gratouillis … quand on a une canne dans la main… Celle-ci peut se mettre dans vos rayons ! Ce serait dommage pour tout le monde !

Bien sûr cet article ne veut pas faire le procès des cyclistes, et je ne parle pas des règles de priorité en ville… Il suffit de consulter le code de la route… Et un rappel :

Le trottoir est une zone réservée au personnes « non véhiculés » à l’exception des personnes à mobilité réduite (PMR), bien sûr ! 🙂 Et donc !Ce n’est pas le dessin d’une piste cyclable qui donne priorité aux cyclistes ! (En tout cas en France…)

Amis cyclistes, amis piétons, Buen Camino, et Ultreïa… Dans la joie et dans la bonne humeur 😉

Valstartan !? J’ai les tempes qui battent !

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En 1996, je découvre un beau matin par une rectoragie que je suis atteint d’une polypose génétique, qui a dégénéré en cancer… J’en perds mon colon, mon rectum et beaucoup de mes illusions sur la vie et la sécurité qu’assure notre mode de vie.

Les années passent et je m’adapte comme je peux à ma nouvelle situation, je change de vie et de métier. Progressivement le stress lié au choc initial se dissipe dans les méandres de ma mémoire. J’aime ma nouvelle vie, je suis handicapé, mais je me suis adapté. je suis ce que l’on appelle un TIH (travailleur indépendant handicapé).

Les dommages collatéraux du cancer et des changements vécus sont nombreux comme je l’ai expliqué dans d’autres de mes articles. Un des changements vécus presque de manière concomitante, ces mon hypertension qui apparait à cette époque. Y a-t-il une relation de cause à effet ou simplement est-ce un hasard ? Allez savoir…

Depuis cette époque donc depuis 1996, je prends une molécule qui s’appelle valstartan dans un médicament qui s’appelle TAREG 160. Puis les années suivantes je reste avec ce médicament qui convient parfaitement à mon état, et j’ai une tension de jeune homme de 13/7… « Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles » comme dirait Candide, fidèle adepte de Leibniz à travers Pangloss…

En 2006, un changement se profile à l’horizon… Je passe sous valstartan, générique, du laboratoire Biogaran. Là, je pense comme beaucoup d’entre nous, c’est normal, et cela permet de baisser le cout des frais de santé… Ça va dans le bon sens…

Sauf qu’en septembre lors du renouvellement, le pharmacien me dit, Biogaran est en rupture de stock, donc voici le Valstartan que nous avons, Arrow Labs, et je me dis bon c’est pareil.  La molécule active est là, pourquoi pas ?

Ce matin j’écoute la radio et j’entends sur France Inter : « Le valstartan, contient des substances cancérigènes, il est donc retiré des pharmacies, prenez contact avec votre médecin. »

Je prends immédiatement RENDEZ-VOUS avec mon médecin pour lundi prochain, et je m’en vais lire sur internet le pourquoi du comment de la bécane à Jules, et je lis sur le site de France bleu… Que les laboratoires concernés sont (la liste) et dans la liste je trouve le mien de labo… Arrow Labs… Mince ! Mais je lis aussi Biogaran et j’apprends que la rupture de stock est due à un premier rappel des médicaments concernés, et c’est pour cela que je n’ai pas eu mes « Biogaran » … Aïe…

Et ça fait combien de temps que ça dure ? Il y a une alerte maintenant, mais depuis combien de temps je prends des substances « possiblement cancérigènes » ? Là je sens mes tempes qui tapent très fort, encore le cancer ? Merde alors ! Je vais mourir un jour, mais je ne suis pas pressé et le cancer, je connais déjà… Si je pouvais éviter de recommencer, ce serait mieux, je pense, non ?

Je sens monter en moi l’angoisse ! Mon cerveau me sert des pensées comme :

  • Et ça recommence !
  • Je n’ai vraiment pas de chance !
  • Et pourquoi toujours sur moi ?
  • J’ai peur de recommencer à souffrir ! J’ai envie en fuir… De frapper sur la table…
  • Je sens mon corps tout entier qui se révolte…

Alors je me pose, j’arrête de bouger… Et je commence une méditation qui s’appelle « espace de respiration pour faire face »… « C’est comme ça maintenant ! » « L’avenir sera ce qu’il sera, je verrai bien » « j’ai en moi les ressources pour que ça aille »…

Je me pose. Qu’est-ce qui dépend de moi ? De prendre RENDEZ-VOUS avec mon toubib… C’est fait ! Il ne faut pas arrêter le traitement, car sinon je peux en mourir. Donc je continue à prendre cette merde en attendant mieux… On verra lundi, ce n’est pas en 3 jours que je vais déclarer un cancer, et même si c’était le cas… Que puis-je y faire maintenant ?

C’est une situation très inconfortable… mais finalement je le savais au fond de moi, non ? Quand on fabrique des médicaments dans des pays qui ne respectent pas les droits de l’homme, et où les humains sont traités comme du bétail, que puis-je attendre d’autre ? Nous voulons faire des économies sur le dos de notre humanité… Les baskets fabriquées par des gamins qui ne peuvent pas aller à l’école… Les gens qui veulent toujours des prix plus bas, sans regarder les conséquences de ces baisses de prix… On tire les prix vers le bas et … On mange de la merde ! On fabrique de la merde… Et finalement on détruit notre planète. Alors on peut me traiter de Bobo avec mes idées de commerce de proximité, de déplacements réduits ou des covoiturages, le vélo ou l’agriculture bio…

Je persiste et signe. Il ne faut pas sacrifier notre santé, notre planète pour une simple histoire de coût… Vous croyez que le bonheur c’est de gagner beaucoup d’argent ? Ou de vivre entouré d’amour ?

Dans vivre entouré d’amour, il y a VIVRE et AMOUR…

Bien sûr nous avons besoin d’un minimum de revenus… Et cela c’est le rôle de la solidarité entre « HUMAINS » … Bouuhhh encore un mot qui perd son sens devant « MONNAIE »…

Le monde est-il sérieux ? Mon angoisse est tombée… Je verrai mon toubib et je vais continuer l’enquête … Depuis combien de temps c’est le B… avec cette molécule ? Et je vais vous apprendre l’espace de respiration pour faire face gratuitement, si vous voulez.


Inscrivez-vous au prochain groupe de méditation en visioconférence et/ou sur place pour mercredi prochain…. (5 décembre 2018) …
sur http://agenda.carnicelli.fr

 
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Qui paye le poids du handicap ?

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Vous connaissez mon engagement pour permettre l’intégration du handicap en entreprise, puisque vous liez, bien sûr, mes articles à chaque publication… 😉 Ok, Ok, Ok… J’arrête de rêver ! Comme diraient mes enfants, je sors ! LOL

Je reviens aujourd’hui sur cet engagement et ses corollaires. J’ai passé dernièrement un examen, pour valider mes connaissances sur le sujet, de l’intégration du handicap en entreprise et garder le contact avec la réalité de sa perception. Alors je l’ai mis en image « à la une » sur cet article. J’ai passé un bon moment, à répondre aux questions, à lire les documents, à faire les études de cas… Une belle aventure que je conseille à tous ceux qui veulent gagner en efficacité dans l’accompagnement de l’intégration du handicap en entreprise. Après cette introduction un peu longue, je m’en excuse, je vous propose de visite les méandres du handicap, ensemble, à travers une aventure que je viens de vivre cette semaine.

Je me suis inscrit à un stage de validation des compétences d’animation des protocoles MBCT (dit niveau 2, ou confirmé), car je ne suis que débutant et j’ai besoin de cette confirmation pour m’inscrire dans l’annuaire de l’Association de Développement du Mindfulness, dite « ADM » et pouvoir donc publier mes stages MBCT dans cet annuaire et d’autres… Ce stage est en résidentiel dans le Morvan, et donc j’ai du réserver mon hébergement.

À titre indicatif voici les tarifs d’hébergement, qui ne sont pas trop chers pour une pension complète quoi que…

  • Chambre triple : 77.44/jour, 309.76/séjour
  • Chambre double : 88.44/jour, 353.76/séjour
  • Chambre individuelle : 110.44/jour, 441.76/séjour

C’est vrai que ce n’est pas gratuit, bien sûr… Or je suis handicapé… Vous connaissez mon handicap ? Un peu ? Maintenant, n’est-ce pas ? Après avoir lu mes articles précédents… je vais résumer,  le problème actuel.

Je me lève pour aller aux toilettes 3 fois (les bonnes nuits) à 10 fois (les nuits d’enfer) avec une moyenne à 5-6 fois par nuit pour aller aux toilettes… Et prendre une douche dans le meilleur des cas, quand c’est possible, ou à la bonne franquette, avec du papier hygiénique et le lendemain, dans ce cas, je ne peux plus marcher, car je suis complètement brulé entre les fesses !

Donc je pourrai ne pas tenir compte des autres et prendre une chambre triple… Après tout s’ils ne dorment pas c’est leur problème… Moi je me lève et je vais aux toilettes quand j’en ai besoin! Mais je ne réagis pas comme cela… 🙁 Alors je prends une chambre individuelle pour ne pas déranger les autres… Et je paye 132 € de plus parce que je suis handicapé et que je tiens compte du confort de mes collègues…

Hier, je me demandais, mais est-ce normal ? Mon handicap, ne nécessite pas une chambre individuelle, mais mon handicap, qui n’existe que parce que je suis en société le nécessite, qui doit compenser le handicap ? À priori et selon la définition du handicap, c’est bien la société qui doit le faire… Et, bien sûr, elle ne le fera pas ! Je me contente de payer… C’est la double peine ! Je suis handicapé, et je paye un supplément, car je suis handicapé…

Il y a encore du boulot pour que le handicap soit réellement pris en compte dans notre société, ne croyez-vous pas ? Vous avez des pistes pour améliorer cela ?

 
 
 
 
 
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14 ans déjà que j’ai arrêté de fumer.

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Aujourd’hui c’est la date anniversaire de l’arrêt de la cigarette dans ma vie ! Déjà 14 ans que la cigarette et moi avons séparé nos routes. En effet, le 2 novembre 2004, je décidais d’arrêter de fumer. Nous avions décidé cela de concert, mon épouse d’alors, Christine et moi. J’ai acheté des patchs en pharmacie, quelques « Nicorettes » et une boite « d’inhaleur », qui était une capsule contenant de la nicotine, à percer, avec un genre de fume-cigarette adapté, et qui se tenait dans la bouche à l’usage, en cas de besoin. Dans chaque capsule se trouvait une dose de nicotine pour la journée… Et hop ! Je me suis arrêté, de manière définitive. Facile, non ?

En fait ce ne fut pas si simple. J’avais auparavant, testé l’acuponcture, sans effet sur moi apparemment… L’hypnose qui n’avait manifestement pas suffi… mais chaque essai, me rapprochait de cet essai-là, qui lui, a réussi, au-delà de mes espérances, puisque je n’ai jamais recommencé à fumer.

Il faut se reporter à l’époque où je fumais. Cela faisait 30 ans que je fumais et ma dose quotidienne était plus proche de 2 paquets que de 1 paquet… J’avais regardé sur le paquet et il me fallait les plus gros patch de l’époque dosée à 30 mg + 1 inhaleur (10mg) et quelques Nicorettes… Pendant le premier mois, je supprimais les Nicorettes que j’avais du mal à supporter… Je n’aimais pas le… À la fin du premier mois, je passais aux patchs de 20 mg… Et je continuais avec mon inhaleur quotidien dosé à 10mg qui en plus de m’apporter ma dose supplémentaire me permettait d’avoir un « truc dans la bouche »…

Le mois suivant je passais à 10 mg par patch + 1 inhaleur de 10 mg… Le mois suivant Patch de 5 mg + 1 inhaleur de 10 mg… Le mois suivant patch de 5mg + 1 inhaleur de 5 mg… Cela fait 5 mois… Et là nous décidons de divorcer avec mon épouse… Elle reprend la cigarette… Moi, non… Je souffre en silence, mais pas de cigarette ! Ce fut un moment très difficile… Je repassais au patch de 10 mg + Inhaleur de 5mg… Puis je repassais à patch de 5mg le mois d’après + Inhaleur de 5 mg pendant 2 jours… Puis la semaine d’après l’inhaleur me dura toute la semaine… Le mois suivant plus de patch… L’inhaleur de 5 mg dure toute la semaine, puis 2 semaines jusqu’à ce que je le mange complètement ! LOL

Si vous comptez bien cela fait maintenant plus de 8 mois que je suis en sevrage… J’ai toujours de temps en temps des envies… Je ne fume plus et je suis à cette époque parti sur le chemin de Saint-Jacques où j’abandonne l’inhaleur… Je marche pendant quelques mois… Et quand je reviens, je me retrouve dans une maison, où l’odeur m’est insupportable, car ma future ex-épouse fume de plus en plus…

Je pars chez mon frère puis je rencontre mon épouse actuelle qui ne fume pas ! OUF !
Est-ce fini ? Eh bien non ! Je ne fume pas, mais de temps en temps j’ai des cauchemars ou je me vois en train de fumer… Est-ce que ça va durer longtemps ? Oui…

Progressivement j’ai retrouvé l’odorat et le gout… je découvre le gout des plats que je fais… Et je découvre la vraie odeur des choses… Le métro devient difficile à supporter, les ascenseurs avec des odeurs corporelles difficiles à supporter… Mais j’ai retrouvé l’odeur de la forêt après la pluie, l’odeur des roses blanches de notre jardin… La douce odeur de la cheminée… Des gâteaux… Je replonge dans la vraie vie. J’ai retrouvé mon souffle et je peux faire des choses que je ne croyais plus possibles… Et malgré mon handicap, quand celui-ci ne m’empêche pas de marcher je peux monter un col.. Lentement mais surement ! Quel pied !

Surtout je n’ai plus les mots de tête terrible qui me clouaient au lit sans raison… Plus de bronchites qui durent…

Et aujourd’hui ? 14 ans après ?

  • Je ne supporte toujours pas bien l’odeur du vieux mégot… Je n’aime pas l’odeur des cigarettes ou de la pipe… Par contre l’odeur de miel d’un bon Cohiba (cigare) est toujours aussi attirante pour moi…
  • Des cauchemars ? Très rarement… J’en ai fait un hier parce que c’est la date anniversaire … Mais je n’en avais plus fait depuis un an…
  • Quand on me demande si je suis fumeur, je réponds toujours oui… je suis fumer abstient depuis 14 ans…

Reprendre une cigarette ? NON, mais je pense bien que je recommencerai à fumer le cigare quand j’aurai passé les 80 ans ! Un petit cigare de temps en temps … Dans 20 ans … Nous verrons j’aurai peut-être changé d’avis… Va savoir Charles ?

Alors, le mois sans tabac c’est maintenant ! J’ai entendu cela à la radio… Aujourd’hui avec ACT je pense que ce serait plus facile d’arrêter que ce que j’ai vécu… Car finalement quand je me suis arrêté, sans le savoir, j’ai pratiqué une partie de la Thérapie d’Acceptation et d’Engagement. Je me suis connecté à une de mes valeurs… « Pouvoir être un soutien pour mes enfants. »

Et pour cela il faut être VIVANT !

Si j’avais rajouté à cela, la notion d’acceptation… Et la pleine conscience associée… Mais je ne peux pas refaire le chemin… Si vous voulez je peux vous y accompagner, pourquoi pas ?

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