Cohabiter sur le Camino

Cohabiter sur le Camino

Durant les précédentes années j’ai remarqué que les cyclistes et les marcheurs cohabitent avec plus ou moins de bonheur.

crédentialeNous revenons, d’une belle ballade sur le Camino (Chemin de Compostelle) par la voir de l’Abbaye de Beauport, c’est à dire de Paimpol à Nantes. (Voir la crédentiale ci-contre pour les étapes).

Pendant ces étapes nous avons longé le canal de Nantes à Brest quelques temps, où nous avons voyagé côte à côte avec des cyclistes, que nous croisions où qui nous doublaient.

Plusieurs fois j’ai cru que mon palpitant s’arrêtait sous la surprise des ces rencontres. Alors, j’aimerai rappeler quelques règles qui permettent de vivre le chemin ensemble dans de bonnes conditions.

  1. canalCourtoisie :
    Un petit bonjour, un petit salut, un sourire… Facile, pas cher et tellement agréable à recevoir.
  2. Priorité au piétons (règle absolue sur les GR)
    Cela implique que messieurs et mesdames les cyclistes, oubliez la course si vous êtes sur ces chemins ! Ne mettez pas en danger votre vie et la vie de ceux que vous rencontrez;
  3. Avertir que l’on arrive avec son avertisseur (grelot, sonnette, klaxon…)
    Lorsque vous arrivez derrière un piétons qui marche, n’attendez d’être sur lui pour lui « beugler » dans les oreilles : « PARDON ! » ou autre mot comme « ATTENTION ! » ou je ne sais qui… Personnellement cela me fait sursauter et je crie ! un Grand « AAAAHHHHHHRRRRGGGG !!!! » qui peut vous faire sursauter, voire tomber, c’est déjà arrivé…
    Ne faites pas peur aux gens qui marchent en rêvant ou en méditant…
    Avertissez que vous arrivez … C’est plus cool…
  4. Ne doublez pas un piéton sans l’avoir prévenu… Un écart est possible, voire suite à un gratouillis … quand on a une canne dans la main… Celle-ci peut se mettre dans vos rayons ! Ce serait dommage pour tout le monde !

Bien sûr cet article ne veut pas faire le procès des cyclistes, et je ne parle pas des règles de priorité en ville… Il suffit de consulter le code de la route… Et un rappel :

Le trottoir est une zone réservée au personnes « non véhiculés » à l’exception des personnes à mobilité réduite (PMR), bien sûr ! 🙂 Et donc !Ce n’est pas le dessin d’une piste cyclable qui donne priorité aux cyclistes ! (En tout cas en France…)

Amis cyclistes, amis piétons, Buen Camino, et Ultreïa… Dans la joie et dans la bonne humeur 😉

Et ils se disputèrent pour le reste de leur vie…

Vivre, c’est difficile, parce que la vie est problème. Vivre seul peut paraître encore plus difficile, parce que la vie est problème. Mais alors, vivre à deux ?

Vous connaissez des gens qui n’ont pas de problèmes dans leur vie ? Moi non ! ou plutôt si j’en connais, mais ils sont au cimetière, ou alors ils sont uniquement dans mon imagination, et donc ne sont pas plongés dans la vie. Car la vie est problème.

D’ailleurs la maman de Forest Gump disait toujours « La vie, c’est comme une boîte de chocolats, on ne sait jamais sur quoi on va tomber. »
[youtube https://www.youtube.com/watch?v=S0LjJ08uWm0&w=560&h=315]

Et notre cerveau est vraiment calibré pour cela. C’est une véritable « machine à régler les problèmes« . Il passe son temps à ça. D’ailleurs, on en est arrivé à une époque à mesurer l’intelligence à notre capacité à régler les problèmes… Que ce soit les problèmes cognitifs, émotionnels, musicaux… Et aujourd’hui on continue avec les 9 types d’intelligence :

  1. L’intelligence Logico-Mathématique. …
  2. L’intelligence Verbo-Linguistique. …
  3. L’intelligence Spatiale. …
  4. L’intelligence Intrapersonnelle. …
  5. L’intelligence Kinesthésique/Corporelle. …
  6. L’intelligence Interpersonnelle. …
  7. L’intelligence Musicale/Rythmique. …
  8. L’intelligence Naturaliste…
  9. L’intelligence existentielle (certains mettent en doute son existence … LOL)

Mais pour toutes ces intelligences la manière de la mesurer c’est notre capacité à résoudre les problèmes… Mince alors… Nous ne serions que des machines à régler les problèmes, alors ? Certaines personnes en arrivent même à croire qu’ils ne seront heureux que quand ils auront réglé tous les problèmes de leur vie… mais cela les amène à… leur tombe … Car la vie est problème…

Essayez l’exercice suivant : Ecrivez sur une feuille de papier la description d’une journée de rêve et faites en même temps la division suivante : 100/10,27

Vous n’y arrivez pas ? Pas facile de faire les deux en même temps hein ? Et si vous ne faisiez pas la division ? ce serait plus simple ? Oui, hein ? Voilà une idée… Et si vous ne régliez pas TOUS les problèmes pour écrire une journée (ou une vie de rêve ? Ça changerait quoi dans votre vie ? Et si vous vous focalisiez que sur ce qui est important ? (voir article sur le sujet)

Mais si cela est difficile quand on est seul, imaginez pour un couple… Pire encore… un couple avec des enfants !

Personnellement, je crois que les personnes qui écrivent des contes de fées, qui terminent par : « Et il se marièrent, ils eurent beaucoup d’enfants et furent heureux pour le reste de leur vie. »Ben, je crois que ces gens-là… Ils ne se sont jamais mariés, n’ont pas eu d’enfants ou sont atteints d’une maladie dégénérative du système nerveux et qu’ils ont oublié…

Tous ceux qui l’ont fait savent :

  1. Le prince charmant pue des pieds
  2. La princesse charmante a une haleine de chacal au réveil
  3. Les enfants, ça pue, c’est dégelasse et ça empêche les parents de vivre.

Vous trouvez que j’exagère ? Oui un peu, mais à peine !

Ne parlons pas des enfants pour l’instant. Simplement de la vie à deux. Vous connaissez des couples qui ne sont pas d’accord qui discutent ferme le bout de gras, voire qui peuvent se disputer ? Oui ? C’est normal !

La vie est une série d’accommodements entre ce que je veux et ce que j’ai… Plus il y a d’acteurs et plus la distance entre les deux se crée. Donc, nous allons négocier… Vous connaissez la femme parfaite ? Non ? Et l’homme parfait, à part moi, bien sûr ? (Et vous, peut-être  ?)  Non ? Vous ne les connaissez pas ? Alors vous allez vivre avec une personne imparfaite pendant des années ? Il va donc falloir négocier… Et quelquefois ce sera l’affrontement, pourquoi pas ?

Mais vous connaissez des couples qui sont toujours d’accord ? Ah… bon, alors parlons-en, deux minutes… Ce sont des couples qui évitent d’aborder les sujets difficiles… Ils peuvent essayer de la faire pendant toute leur vie… Et ça peut marcher s’ils meurent jeunes… Mais sinon… Au moins l’un des deux va rester sur sa faim… Et ne sera jamais heureux… même s’il ne le reconnaît pas.

Les études scientifiques sur le sujet prédisent qu’un couple qui dure est un couple qui a un rapport de 5 événements positifs pour  1 évènement négatif. Ce rapport peut changer d’un couple à l’autre et être de 9 à 1 ou 3 à 1, mais une chose est sûre, le nombre d’évènements positifs est supérieur au nombre d’évènements négatifs.

Une dispute pourquoi pas ? La violence, jamais ! Mais alors deux disputes, ou trois ou plus… C’est normal… tant qu’il y a plus de points d’accord… De mots gentils, de gratification, d’amour quoi !

Et c’est là que l’on peut agir assez facilement dans notre vie… Mon épouse ronfle ? Oui, mais cela ne m’empêche pas de ronfler alors où est le problème ? Nous ronflerons ensemble. Combien de fois, est-ce que je lui montre mon amour par jour ? Deux fois ? J’ai droit à une dispute alors ! yes !

On peut en rire… Mais vous combien de choses positives vivez-vous dans votre couple dont vous êtes à l’origine ? 1, 2, 3 ou plus ? La dernière fois que vous avez parlé d’amour ? C’est quand ? Vous attendez quoi pour être heureux dans votre couple ? Que l’autre change ? Et vous que faites-vous ?

Bien sûr dans cet article, je n’aborde pas le cas des manipulateurs, de la violence conjugale… mais là nous serions dans un fonctionnement pathologique du couple et là… Il est urgent de consulter… Et si nos désaccords n’étaient que la preuve que nous sommes vivants et honnêtes l’un envers l’autre ? Plutôt que de cacher les problèmes sous le tapis… Si on passait l’aspirateur de temps en temps ?

Prendre du temps pour échanger, pour prendre nouvelles de notre couple, de la vie de l’autre, et si je m’intéressais à cet être imparfait avec qui je vis au quotidien ? Vous croyez que je parle de qui ? De l’autre ou de vous ? Cherchez et vous trouverez !

Moi en attendant je vais partir en vacances à ma princesse charmante, je vais marcher sur les chemins de Compostelle. Marcher avec son conjoint ? C’est l’épreuve la plus gratifiante qui soit pour un couple… Soit il survit et c’est vraiment magique, soit il se sépare… Pour l’instant nous marchons ensemble à pied, avec notre sac à dos depuis 14 ans… Et pour pouvoir continuer à nous disputer jusqu’à la fin de nos jours, nous accumulons les points positifs.

À bientôt.

Nos villes petites et moyennes sont en danger.

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Depuis deux ans avec Brigitte, nous cheminons sur la voie de Vézelay, chemin de Saint-Jacques de Compostelle. Les chemins de Compostelle en France sont définis par le bien 868 de l’UNESCO, et nous nous sommes dit que cela pourrait peut-être protéger les villes traversées en favorisant le commerce comme nous l’avons constaté en Espagne.

Eh bien non ! Les petites villes et même les villes moyennes se meurent ! Le commerce disparait, et nous avons constaté que les commerces sont à vendre dans les centres-ville. Plus de bouchers, charcutiers, boulangers, cordonniers qui disparaissent. Même les cafés, qui sont les derniers à partir, ferment… Que c’est triste que de marcher dans ces villes où vous voyez le lierre envahir les façades et les devantures de magasins définitivement fermés. Bien sûr il reste quelques cafés ou hôtels dont les propriétaires sont surtout des « plus de soixante ans », et la retraite est proche…

Ce matin, j’entendais sur France Inter parler du livre, « Le jour où les zones commerciales auront dévoré nos villes » de Franck Gintrand. Et ce que j’ai entendu a conforté nos constatations ! Les zones commerciales vident les commerces dans un rayon de 20 à 30 km autour d’elles ! Il est urgent de prendre conscience de cette désaffection des centres-ville, à cette époque où l’ont parle de diminuer nos déplacements… Diminuer la consommation d’essence… Or la loi de 2008, votée sous Sarkozy, permet à des supermarchés d’acheter des terrains pas chers… Et le seul moyen d’interdire la construction de ces supermarchés, est l’argument écologique, or ces supermarchés pratiquent le green washing à tout va et se défendent de provoqué des problèmes environnementaux. Et ils peuvent s’installer sans autre forme de procès ! Et bien sûr c’est la compétition entre les villes pour avoir « sa zone commerciale » car sinon c’est la mort des villes autour ! Mais dans les désagréments environnementaux on ne prend pas en compte, la disparition des commerces de centre-ville… Qui vont eux-même provoquer des centaines d’aller-retours pour « faire les courses »…

Alors, ce petit message est un cri de détresse… Nous tuons notre beau pays, en laissant s’installer les zones commerciales de manière anarchique

Et que font les politiques ?  RIEN ! Alors qu’il suffirait de rendre l’installation de ces zones très onéreuses en usant de taxes à l’installation, par exemple, et pour baisser l’intérêt de ces zones commerciales, ou de revenir sur la loi de 2008…

Alors on se bouge, ou on regarde mourir la France et ses villes petites et moyennes

Prenez un bâton, et des chaussures de marche, et allez cheminer dans nos campagnes, vous verrez la France qui meurt…

Quel dommage ! Quelle tristesse !

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Cohabiter sur le Camino

Le bonheur est un chat !

AyaQu’est-ce que le bonheur ? Il m’est arrivé de me poser cette question et vous avez pu vous en apercevoir en lisant les articles de ce Blog dans la catégorie #Bonheur. Je dois dire qu’aujourd’hui je ne me pose plus cette question. Aujourd’hui quand le bonheur passe à ma portée et qu’il prend le temps de s’arrêter près de moi, je le caresse avec gourmandise. Car le bonheur à le poil doux et soyeux ! Et aujourd’hui je sais pourquoi il est si difficile à définir, à attraper, à comprendre, car le bonheur est un chat !

Il passe à côté de vous silencieusement et ne se fait pas remarquer, si vous n’êtes pas pleinement à l’instant présent. Le bonheur n’est pas bruyant sauf quand il a faim ! Il vous empêche de dormir quand vous ne l’avez pas nourri. Il vient se frotter les moustaches sur votre visage et vous lèche de sa langue râpeuse ou bien vous mordille le nez ! Si vous essayez de l’attraper et qu’il ne veut pas, il vous déchiquette la main ou le visage… C’est un carnage.

Il est toujours où vous ne l’attendez pas, et jamais où vous croyez sauf pendant sa sieste où il se prélasse au soleil… Quand il veut sortir et que vous lui ouvrez la porte, il va rester là, pendant tout un temps, à se décider de sortir, et vous allez vous impatienter… Vous connaissez çà ? Bien sûr ! Et plus vous serez impatient et plus il sera lent !

Alors vous l’avez reconnu ? Il est là ! Dans le présent… À côté de vous… Le bonheur est un chat et un chat est toujours dans le présent.

Le passé est uniquement dans votre tête, avec son cortège de regrets, de jugements et de remords ; et bien sûr, ses ruminations ! Le futur est uniquement dans votre tête, avec son cortège de peurs et d’interrogations ; et bien sûr ses ruminations ! Et comme vous pouvez le remarquer, les ruminations sont dans votre tête au passé et au futur…Chat2

Mais le bonheur est un chat et un chat est au présent… Le chat n’est pas dans votre tête, il est là à côté de vous, au présent. Pour le rencontrer, il faut sortir de votre tête ! Il faut s’évader de votre boite crânienne pour rencontrer le chat. Vous ne savez pas faire ? La médiation de pleine conscience vous montre un chemin, vers la liberté…

Rencontrez le chat… C’est ce que je vous souhaite … Et comme Alice au pays des merveilles, il restera peut-être au bout du bout le sourire du chat du Cheshire pour vous accompagner sur la route… Sourire

Souvenez-vous que le chemin est derrière vous comme l’écrit Antonio Machado : « Caminante, no hay camino… » C’est à vous de le tracer… Vous voulez que je fasse quelques pas avec vous ?
 
 
 

Comment motiver qui ne l’est pas ? (3/10)

Comment motiver qui ne l’est pas ? (3/10)

Chaussure PierreNous allons continuer la visite sur la route de la création de motivation. Souvenez-vous dans les deux précédents articles déjà j’abordais ce sujet. Faire naitre la motivation pour un de nos patients avec qui tout semble bloqué.

Le dernier article traitait de la définition d’un objectif, cet article va traiter de la taille de l’objectif.  Souvent j’entends les coachs, et moi le premier en son temps, dirent « Ayant des objectifs assez grands pour ne pas les perdre de vue » en paraphrasant Oscar Wilde, qui lui parlait des rêves. Cela est valable quand la motivation existe, même sous forme de braises. Mais quand la motivation n’est pas au rendez-vous ?

FAIRE DE PETITS PAS

Imaginez que je vous dise : « Nous allons faire 5000 km ensemble… Nous partons demain. »

Oui ! Vraiment comme cela sans préparation ! Vous vous sentez mal ? Cela vous semble irréaliste. Et pourtant … Il y a 11 ans je marchais moi-même vers un chemin comme cela. Je suis parti du jour au lendemain, seul, avec un sac trop chargé, et sans préparation.Le premier jour cela était bien, puis est arrivé le 2e jour, puis le troisième et là, les souffrances, sont apparues… Une terrible souffrance liée au fait que je suis parti trop vite, sans préparation, j’ai fait mes premières étapes au rythme de 30 km par jour. J’ai failli abandonner… Puis je me suis arrêté chez le médecin qui m’a fait des infiltrations et dit. Arrêt total 3 jours, et après soyez doux avec votre corps…

Je suis reparti au bout de ces trois jours, en marchant un pas après l’autre… En faisant d’abord de petites étapes puis de plus en plus grandes… Des petits pas… Puis des enjambées plus grandes… Jusqu’à marcher 40Km par jour… Et j’ai fini mon périple de 500km en 5 mois…

Comment mange-t-on un éléphant ? La réponse est « Par morceaux ! »

Si l’objectif est trop grand, pourquoi ne pas le découper en petits objectifs qui eux seront faciles !  Eh oui l’idée n’est pas de choisir celui qui me plait le plus, mais parmi ces objectifs qui me plaisent lequel est le plus facile?

Chaque réussite alimente la motivation. Il vaut mieux 10 petites victoires et 3 petits échecs que 1 grande victoire et 3 petits échecs. La taille importe peu ! Ce qui compte dans les réalisations c’est le nombre de victoires.

Quand vous posez à votre patient la question suivante : « Sur une échelle de 0 à 10 ou 0 représente « il n’y a aucune chance que je fasse cela » et 10 « Je ferai cela quoi qu’il arrive »… Si la réponse est inférieure à 7 … Changez d’objectif ! Choisissez un objectif plus modeste.

 
 
 

Les semelles de mon épouse (Suite)

Les semelles de mon épouse (Suite)

6a00d834209e6353ef014e8bdf349f970dSuite à l’article d’hier « Les semelles de mon épouse » j’ai reçu un certain nombre de remarques par email ou sur les réseaux sociaux et je vous en remercie, beaucoup. Et comme je l’ai indiqué hier il y a une suite à cet article que voici.
En fait il y a deux suites dont une autre que vous aurez dans les jours à venir. 🙂
C’est Dallas ! Cette histoire de semelles qui n’en fini pas. Mais contrairement à Dallas où les méchants sont les véritables héros, ici c’est les gentils qui sont les héros. Ben oui, La journée de la gentillesse c’était hier !
Alors venons en au fait. Hier le véritable problème de mon épouse avec le podologue, n’était pas un réel problème lié au podologue, comme vous l’avez remarqué mais un problème lié à certaines de ses croyances. Et c’est souvent notre cas à tous. Nos croyances se justifient par l’expérience.
Quelle est la croyance qui la bloquait dans ce cas ? Elle l’a clairement identifié cette croyance : « La critique est vue comme « négative » par la plupart des gens et donc quand je critique le podologue ou plutôt son travail) je me mets en situation de conflit avec lui. »
Elle a recadré depuis cette croyance : « La critique du travail du podologue n’est pas une agression envers le podologue même. Mais c’est une invitation à améliorer la situation pour les prochaines fois. Cela va être bénéfique pour le podologue est lui permettre de rendre un meilleur service à ses clients. Et cela va permettre à elle-même d’avoir des semelles adaptées. »
Les bonnes questions à se poser sont  :

  • Est-ce que ce que je vais dire est profitable à l’autre ?
  • Est-ce que ce je vais dire est profitable à moi ?
  • Est-ce que ce je vais dire est profitable à tout le monde ?

Et dans ce cas : « OUUUIIII » massif à toutes les questions. Il ne reste plus qu’à savoir le présenter à l’autre car la forme est aussi importante que le fond. dans notre communication. Et pour cela ma femme est TRES FORTE ! Communiquer et négocier sont en effet deux axes importants dans sa vie et son travail.
Cela me rappelle un échange que j’ai eu avec un de mes anciens élèves à propos d’une lettre anonyme qu’il a reçu.
Imaginez un peu que vous receviez une lettre venant d’une personne que vous connaissez avec une photo d’une tombe fleurie, sans aucun commentaire.

  • Réaction 1 : Cette lettre est une accusation de la part de l’envoyeur, m’accusant de ne pas entretenir la tombe de ma famille, alors que lui le fait ! L’absence de commentaire est clairement une attaque personnelle.
  • Réaction 2 : Cette lettre est une lettre pour me rassurer en me montrant que la tombe de ma famille n’est pas laissée sans entretien alors que je ne peux pas le faire. L’absence de commentaire est un signe de modestie de l’autre qui le fait sans quémander de remerciement.
  • Réaction 3 : … Soyez imaginatif, d’autres points de vue sont possibles…

La réponse donnée à cette lettre sera en fonction du point de vue ….  Une réponse est-elle nécessaire d’ailleurs ? Cela dépend du point de vue. Le recadrage de sens est le sujet du prochain Coaching autour du pot à Pontoise. Inscrivez-vous 🙂 Ce sera un repas très spécial !
Bientôt … Les semelles de mon épouse… Episode 3