Estime de soi et bonheur durable

Estime de soi et bonheur durable

L’estime de soi est composée de plusieurs paramètres, d’une par l’amour de soi, et la confiance en soi qui sont souvent des sujets de coaching et d’accompagnement et d’autre part l’image de soi, qui fait le coeur de l’activité des conseillers en image. Je ne vais pas aborder ces sujets, très intéressants par ailleurs que j’ai déjà  traités en leur temps dans de nombreux articles. J’aimerai un peu prendre de la hauteur dans cet article et traiter du rapport que nous entretenons avec notre estime de soi. Tout d’abord, je vais traiter des sources de la génération d’une estime de soi fluctuante et qui nous envoie dans la souffrance.

HexaflexTout commence par l’idée que nous avons de qui nous sommes vraiment. Je vous ai parlé de ACT dans de précédent article avec son Hexaflex. En regardant le schéma ci-contre vous pouvez apercevoir une notion qui s’appelle « Soi comme contexte ».

Soi comme contexte est le soi observateur, que vous pouvez découvrir en observant que vous pouvez TOUT observer ! Oui, vraiment tout, et même vos pensées ! Même le fonctionnement de votre mental, c’est une partie de vous qui est indépendante du contexte. Elle permet l’émergence des contingences diverses comme vos pensées, vos émotions et sentiments.

Je vais vous résumer en quelques points les différences entre une estime de soi fluctuantes en fontion des évènements et une estime de soi plutôt stable.

Estime de soi variable
(en fonction des sensations ressenties.)

  1. Croire que les pensées construisent « qui je suis » (Moi je… Ego) 
  2. S’identifier à nos réussites et nos échecs.
  3. Dépendre des circonstances extérieures 
  4. Dépendre des émotions, et des sensations éphémères
  5. S’accrocher à l’agréable et au plaisir. et éviter la douleur

Estime de soi stabilisée
(indépendante des sensations)

  1. S’identifier au moi observateur et considérer que c’est le contexte qui permet l’émergence de l’ensemble des expériences vécues.
  2. S’identifier à son potentiel et à ses vertus.
  3. Ne pas dépendre des évènements extérieurs. Avoir la foi en son identité.
  4. Vivre une profonde paix intérieure empreinte d’immobilité et de vie qui a du sens.
  5. Présence authentique, inaltérable, et qui ne souffre d’aucun manque.

En lisant les 2 encadrés ci-dessus. Vous pouvez retrouver avec le soi-comme-contexte la matrice ci-contre.

J’ai décris dans d’autres articles comme l’utiliser… Pour se donner une vie pleine de sens. Vous piuvez toucher du doigt que contraireme,nt à ce que l’on dit souvent ce n’est pas parce qu’on manque de confiance en soi qu’on agit pas mais parce qu’on manque d’estime soi ! (Voir article précédent, sur le sujet).

Alors ? Vous voulez rencontrer votre soi-comme contexte ?  Il suffit de méditer … Mais c’est toujours aussi compliquer pour certains…. N’oubliez pas les maitres mots : Confort et se ficher la paix !

Vous voulez être accompagner… Incrivez aux séances du vendredi sur mon agenda…

C’est gratuiit pour mes patients, et c’est 10€ pour les autres à partir de la 2ème séance. Vous pouvez venir à Saint-Prix ou vous connecter en visioconférence…

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Estime de soi et bonheur durable

La motivation ? Encore ? Tu ne vas pas recommencer ?

Et si on parlait de la motivation ? Depuis le livre de Daniel PINK en 2011 qui s’intitule, « La vérité sur ce qui nous motive ». A-t-on vraiment progressé dans les entreprises ? Si je reprends les propos de Julia de Funès : « Le bonheur au travail est une hypocrisie managériale », alors que se passe-t-il ?

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=mH6r-7UzxGM&w=560&h=315]

Dans l’entreprise, peut-on prendre en charge le bonheur des salariés ? Je suis du même avis que Julia de Funès, là-dessus, finalement, il n’est pas possible de prendre en charge le bonheur de quelqu’un d’autre que de soi ! Le bonheur est vraiment une affaire personnelle. Ce qui me rend heureux est différent de ce qui rend les autres heureux et c’est normal, puisque je ne suis pas les autres. Alors imaginez dans une entreprise de 3000 personnes, il y a près de 3000 définitions du bonheur individuel.

Bien sûr il y a des points communs dans la perception de chacun au bonheur. Déjà, pour commencer, il est nécessaire de savoir se mettre au présent de temps en temps, qui est une compétence individuelle. Qui peut s’apprendre, si on veut, mais encore fait-il le vouloir ? Ensuite, vivre en posant des actions qui nous rapprochent de ce qui est important pour nous au quotidien, ce que l’on appelle les valeurs personnelles ou directions de vie choisies (DVC) , en ACT, et cela dans chacun de nos domaines de vie, car les DVC sont contextuelles. Houla, ça se complique notablement, non ?

Alors ? Verdict ? Je crois réellement qu’elle a raison, les tenants de la psychologie positive ont beau mettre en place un contexte favorable au bonheur, c’est vraiment « Le bonheur si je peux » et non le bonheur, si je veux ! Arrêtons de culpabiliser les gens en leur leur disant « Tu as tout pour être heureux, alors ? Que fais-tu ? »

Vous vous rendez-compte ? Cela rejoint le discours des tenants de la loi d’attraction : « Il suffit de penser à la réussite, pour réussir »… J’ai longuement écrit là dessus, et j’ai affirmé mon désaccord, avec cette fameuse, fumeuse, loi, qui n’en est pas une !

Julia de Funès, dans ces discours, affirme plutôt qu’il faut cultiver d’une part, le sens, d’autre part l’autonomie et l’écoute, et la compréhension des salariés… Mais cela… Je l’ai déjà lu, et écrit…  En 2016 j’écrivais une série de 10 articles sur « Comment motiver qui ne l’est pas ? » où je recherchais comment faire naitre la motivation.

Mais si je reprends ce que j’enseignais, à mes élèves coachs, il y a plus simple comme approche en entreprise, il suffit de reprendre le cycle de la motivation 3,0 de Daniel Pink. (voir schéma ci-dessous)

Cycle de la motivation 3.0 V1.1
Nous y retrouvons dans ce cycle, le triptyque  :

Finalité – Autonomie – Maitrise

Et l’on y retrouve, la charpente du raisonnement de Julia de Funès quand elle défend, l’idée que l’entreprise perd ses ressources vives, parce que l’entreprise ne permet pas le développement de celles-ci.

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=f5lNn7J8jmU&w=560&h=315]

Et si les happyness officers de tout poil étaient remplacés par des architectes de l’organisation d’entreprise qui tenaient compte des ces principes simples ?

  • Si au lieu de mettre en place des baby-foot, et des constructions autour des Kaplas ou des Légos, on recherchait comment rendre l’autonomie aux salariés ?
  • Si au lieu de créer des process complètement fermés on travaillait sur la finalité de ceux-ci au plus proche des valeurs des salariés.
  • Si au lieu de faire des PowerPoints abscons, on recherchait comment capitaliser sur les erreurs de chacun ?

Pas facile ça, hein ? Au lieu de confondre bonheur et bien-être , et tomber dans ce piège du bonheur, les dirigeants d’entreprise pourraient se pencher sur les clés de la motivation. En commençant par eux-mêmes !

Finalement, la motivation est toujours au coeur du réacteur… Tu vois qu’il faut y revenir de temps en temps…

Le mois sans tabac me questionne

Je suis un fumeur abstinent, et je viens de passer la barre des 15 ans de sevrage. J’ai 61 ans, et je cours allègrement vers les 62… Allègrement ? NON !

Je viens de faire une EFR (exploration fonctionnelle respiratoire) car je sens encore un certain essoufflement dès le début d’un effort. Bien sûr en respirant en conscience, « à travers une paille », j’arrive à surmonter cet essoufflement sur la durée. Et maintenant je sais pourquoi, j’ai un une obstruction modérée, mais réelle des bronches. Il y a quelques années suite à une grippe, je me suis retrouvé à l’hôpital avec un masque et des inhalations…Des grosses peurs… Que c’était difficile de respirer !

 Je viens de faire un petit point sur ma situation actuelle, mais je propose un petit retour dans le passé… Ma relation avec la peur de mourir étouffé à commencé en 1968, j’avais 10 ans, avec la mort de mon grand-père, Pierre Ernest Edelein, Il est mort avec un emphysème, dû à une « longue maladie » provoquée par l’inhalation de gaz, à Verdun en 1916…

Que de cauchemars pour moi, et une véritable phobie de l’eau. La peur de mettre la tête sous l’eau… Difficile pour moi d’apprendre à nager. Puis un jour en Corse, j’avais 13 ans, mon cousin André Corbière, m’a prêté son masque et m’a soutenu pour « essayer » de regarder les poissons. Que c’était beau ! J’en ai oublié ma peur… Qu’elle joie que de plonger, la chasse sous-marine, les coraux, les poissons… Fini la phobie de l’eau… Par la bonne méthode de l’habituation.

Par la suite, à 18 ans, j’ai commencé à fumer… Et régulièrement, je voyais apparaitre un certain essoufflement, et le souvenir de ma peur revenait, par contre les souvenirs de la mort de mon grand-père, NON !

En 1995, je passe un contrôle de la médecine du travail, et il ressort que j’ai une forte diminution de ma capacité respiratoire, mais la vie que je même alors, emporte mes peurs… Et je ne réagis pas…

En 1996, je suis opéré pour mon cancer, l’opération se passe bien d’après les médecins, car le résultat est bon, mais le déroulement s’est très mal passé pour moi. Plus de 12heures sur la table d’opération, une anesthésie qui se passe mal, et qui finit bien. Un réveil dans l’horreur pour moi, avec une sensation d’étouffement et une violence inouïe, ressenti lors de la pose d’un cathéter sur voix directe qui se passe très mal… Pour moi c’est vraiment l’horreur, je suis victime d’un syndrome post-traumatique pendant des mois… J’ai peur de tout, un tas de phobies apparaissent… Dont la peur de la mort par étouffement, la claustrophobie, jusqu’à la phobie sociale…

Après ma formation de coach, je suis une formation en hypnose, et nous devons nous entrainer, et je travaille avec une coach, Valérie Pascal, qui devient mon compagnon de test. Elle m’accompagne sur ce chemin du retour vers la vie. Lors d’un voyage à Djerba, au bord de la piscine, Bernard Barel m’aide en pratiquant un recadrage en 6 pas, outil PNL, et je prends conscience que je veux arrêter de fumer. Cela se passe pendant l’été, 2004… Lors d’un stage d’approfondissement, en EMDR avec Monique Ruty, elle m’aide elle aussi par un accompagnement réussi… Qui débouche sur la mise en place d’un plan d’action…

Le 2 novembre 2004, je décide de quitter, ma maitresse, la cigarette, et je passe par des substituts nicotiniques, je fumais 2 paquets par jour à cette époque, voire un peu plus.

J’ai nage dans la nicotine, pendant quelques mois, et ça marche ! Je ne recommence pas … Finalement je pars sur le Camino de Santiago, et en revenant… Ma vie change… Je divorce. Je profite de ce moment, pour quitter toutes les personnes toxiques pour moi, Je me mets en indépendant… Je cherche où me poser… Enfin !

Je suis libre ! Je sais ce que je veux faire… Transmettre… En 2006, Je crée No Limit Coaching, après avoir rencontré mon épouse, Brigitte. En 2014, une alerte dont j’ai parlé au début de cet article, avec cette fameuse grippe… Dorénavant, je me vaccine tous les ans contre la grippe…

En 2017, mon frère m’annonce son emphysème, et sa BPCO (Brocho Pneumopatie Chronique Obstrutive)…. Je ne connaissais même pas ce truc ! Il est suivi par l’hôpital, et ne veut pas m’affoler, mais un jour c’est la crise ! Et il termine à l’hôpital suite à une crise très forte. Ma peur va-t-elle revenir ? Je vais le voir à l’hôpital, il est très faible, je le vois souffrir, je pense à mon grand-père… L’horreur est là… Il se blottit dans mes bras : « Pierre, je ne veux pas mourir… »

Moi non plus, je ne veux pas qu’il meure ! Je ne peux rien faire pour lui… Simplement, le calmer, le bercer, l’écouter… Le lendemain, il est intubé, et ventilé… Il va mourir quelques jours plus tard… Je suis abattu… Je suis révolté… Je vis mon deuil, et, avant-hier, j’ai rêvé de lui… Le message était clair au réveil… Comment aider mes enfants face à ce danger ?

Ma fille a arrêté de fumer, il y a quelques mois… Youpi ! Bravo ! Mais les autres ? Que leur dire sans réveiller, le vieux con, en moi … La colère est là, il ne voient pas qu’ils se font du mal… Comme moi je ne le voyais pas… J’ai arrêté de fumer, il y a 15 ans et les dégâts sont toujours là ! Bien sûr, si je n’avais pas arrêté, la BPCO aurait fait son oeuvre et je serai mort ! Aujourd’hui, je suis vivant et  je continue les exercices respiratoires, et je sais que mes bronches ne reviendront jamais comme au départ après 30 ans de cigarettes… Mais malgré tout ça… Aujourd’hui, je suis vivant… Sans mon frère… Mais moi je peux accompagner, ceux qui veulent s’arrêter de fumer… Je reste disponible, si mes enfants veulent en parler, pourquoi pas ? Comme une bouteille à la mer…

Et ma phobie dans tout ça ? Elle ne revient pas vraiment, quand je sens monter l’angoisse, je me pose… Je médite… Et je vis avec… Et vous ? Comment avez-vous fait pour vous arrêter de fumer ?

L’arnaque de la psycho quantique

Dans le magazine Cerveaux et psycho N°115 du mois de novembre 2019, un article de Yves-Alexandre Thalmann, a retenu particulièrement mon attention. Il y parle d’une arnaque qui monte, « La psycho quantique ». J’avais déjà abordé dans au moins deux articles les problèmes posés par la loi d’attraction, et les dégâts produits par un film comme « Le secret », alors que certains continuent de prospérer en profitant de la crédulité de ceux qui y croient . (Voir les articles Pleine conscience V/S Loi d’attraction ou Miser sur ses forces plutôt que sur la loi d’attraction.)

Dans cet article, l’e rédacteur dénonce l’arnaque tout ce qui s’appelle « psycho quantique » ou « code quantum », loi d’attraction et loi d’alignement ayant fait moins d’attrait, mais n’étant pas moins dangereuses…

J’aime bien quand un physicien nous explique pourquoi, le théorie quantique est tellement complexe que même des personnes qui s’y penchent pendant de nombreuses années sont encore déroutées par celle-ci. Et même Einstein n’y a pas souscrit, en disant « Dieu ne joue pas aux dés » alors que l’expérimentation a démontré son bien fondé, au niveau atomique toutefois… Et c’est là que le démonstrateur montre l’arnaque, elle est basée sur une hypothèse initiale qui n’est absolument pas démontrée : « Nous sommes tous liés puisque les électrons le sont »… Et de là, puisque les électrons peuvent être imbriqués, les esprits aussi. Et hop ! Voilà la pensée créatrice, et la transmission de pensées… Les arnaqueurs vont plus loin, et dans les films « The Rabbit Hole » (Le trou du lapin), et s’appuient sur la dualité « Onde – Corpuscule », c’est-à-dire le comportement d’une particule de lumière, qui peut se comporter comme une onde selon la manière dont on observe (Expérience fentes de Young) et de là… Ils en déduisent que la conscience forge le réel ! CQFD !

La mécanique quantique, étudie l’infiniment petit, le fonctionnement des particules… Et elle met en évidence un véritable hasard qui règne dans les tréfonds de la matière. Passer de cela à l’influence de la conscience sur l’ordonnancement du monde et associer cela au libre arbitre est un pas que franchissent allègrement les arnaqueurs  de la psycho-quantique…

C’est tentant, hein cette manière de faire … De penser que ce que je pense entraine, ce que je fais, ce qui entraine la réalité dans laquelle je vis… Savez-vous que ce n’est pas comme cela que ça marche ? N’avez-vous jamais pensé que vous aimeriez que la route soit dégagée, et vous avez pris votre voiture et… Vous vous êtes retrouvés dans les embouteillages… LOL. Et aussi, comment se fait-il que tous ces gens (les arnaqueurs du quantique) n’aient pas encore gagné au loto ? Ils vous diront, parce qu’eux n’y arrivent pas vraiment encore, mais ceux qui ont gagné, l’ont fait !

Bien sûr, et la marmotte, met le papier alu… (référence à une fameuse pub Milka)

Alors si vous entendez qu’un coach pratique la psychothérapie quantique,
prenez vos jambes à votre cou !

C’est une arnaque complète qui repose sur le fait que l’on peut faire dire tout et n’importe quoi à la mécanique quantique, discipline extrêmement ardue dont le gourou en question ne connait probablement pas les bases, bien qu’il les explique avec aplomb sur FB et Youtube, sans avoir testé, ni de loin, ni de près, celle-ci sur le mode expérimental et utilisant des phrases comme « Nous les scientifiques » ou « mes collègues ont affirmé » alors que ces fameux collègues, ne sont que son imagination… J’aime bien aussi les expressions comme « Dans la communauté scientifique, nous pensons que… »

Si cela ne faisait pas tant de dégâts, je pourrais presque en rire ! Et un rappel vers la pub Milka…

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=_Qg3Rk-B09o&w=560&h=315]