Valstartan !? J’ai les tempes qui battent !

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En 1996, je découvre un beau matin par une rectoragie que je suis atteint d’une polypose génétique, qui a dégénéré en cancer… J’en perds mon colon, mon rectum et beaucoup de mes illusions sur la vie et la sécurité qu’assure notre mode de vie.

Les années passent et je m’adapte comme je peux à ma nouvelle situation, je change de vie et de métier. Progressivement le stress lié au choc initial se dissipe dans les méandres de ma mémoire. J’aime ma nouvelle vie, je suis handicapé, mais je me suis adapté. je suis ce que l’on appelle un TIH (travailleur indépendant handicapé).

Les dommages collatéraux du cancer et des changements vécus sont nombreux comme je l’ai expliqué dans d’autres de mes articles. Un des changements vécus presque de manière concomitante, ces mon hypertension qui apparait à cette époque. Y a-t-il une relation de cause à effet ou simplement est-ce un hasard ? Allez savoir…

Depuis cette époque donc depuis 1996, je prends une molécule qui s’appelle valstartan dans un médicament qui s’appelle TAREG 160. Puis les années suivantes je reste avec ce médicament qui convient parfaitement à mon état, et j’ai une tension de jeune homme de 13/7… « Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles » comme dirait Candide, fidèle adepte de Leibniz à travers Pangloss…

En 2006, un changement se profile à l’horizon… Je passe sous valstartan, générique, du laboratoire Biogaran. Là, je pense comme beaucoup d’entre nous, c’est normal, et cela permet de baisser le cout des frais de santé… Ça va dans le bon sens…

Sauf qu’en septembre lors du renouvellement, le pharmacien me dit, Biogaran est en rupture de stock, donc voici le Valstartan que nous avons, Arrow Labs, et je me dis bon c’est pareil.  La molécule active est là, pourquoi pas ?

Ce matin j’écoute la radio et j’entends sur France Inter : « Le valstartan, contient des substances cancérigènes, il est donc retiré des pharmacies, prenez contact avec votre médecin. »

Je prends immédiatement RENDEZ-VOUS avec mon médecin pour lundi prochain, et je m’en vais lire sur internet le pourquoi du comment de la bécane à Jules, et je lis sur le site de France bleu… Que les laboratoires concernés sont (la liste) et dans la liste je trouve le mien de labo… Arrow Labs… Mince ! Mais je lis aussi Biogaran et j’apprends que la rupture de stock est due à un premier rappel des médicaments concernés, et c’est pour cela que je n’ai pas eu mes « Biogaran » … Aïe…

Et ça fait combien de temps que ça dure ? Il y a une alerte maintenant, mais depuis combien de temps je prends des substances « possiblement cancérigènes » ? Là je sens mes tempes qui tapent très fort, encore le cancer ? Merde alors ! Je vais mourir un jour, mais je ne suis pas pressé et le cancer, je connais déjà… Si je pouvais éviter de recommencer, ce serait mieux, je pense, non ?

Je sens monter en moi l’angoisse ! Mon cerveau me sert des pensées comme :

  • Et ça recommence !
  • Je n’ai vraiment pas de chance !
  • Et pourquoi toujours sur moi ?
  • J’ai peur de recommencer à souffrir ! J’ai envie en fuir… De frapper sur la table…
  • Je sens mon corps tout entier qui se révolte…

Alors je me pose, j’arrête de bouger… Et je commence une méditation qui s’appelle « espace de respiration pour faire face »… « C’est comme ça maintenant ! » « L’avenir sera ce qu’il sera, je verrai bien » « j’ai en moi les ressources pour que ça aille »…

Je me pose. Qu’est-ce qui dépend de moi ? De prendre RENDEZ-VOUS avec mon toubib… C’est fait ! Il ne faut pas arrêter le traitement, car sinon je peux en mourir. Donc je continue à prendre cette merde en attendant mieux… On verra lundi, ce n’est pas en 3 jours que je vais déclarer un cancer, et même si c’était le cas… Que puis-je y faire maintenant ?

C’est une situation très inconfortable… mais finalement je le savais au fond de moi, non ? Quand on fabrique des médicaments dans des pays qui ne respectent pas les droits de l’homme, et où les humains sont traités comme du bétail, que puis-je attendre d’autre ? Nous voulons faire des économies sur le dos de notre humanité… Les baskets fabriquées par des gamins qui ne peuvent pas aller à l’école… Les gens qui veulent toujours des prix plus bas, sans regarder les conséquences de ces baisses de prix… On tire les prix vers le bas et … On mange de la merde ! On fabrique de la merde… Et finalement on détruit notre planète. Alors on peut me traiter de Bobo avec mes idées de commerce de proximité, de déplacements réduits ou des covoiturages, le vélo ou l’agriculture bio…

Je persiste et signe. Il ne faut pas sacrifier notre santé, notre planète pour une simple histoire de coût… Vous croyez que le bonheur c’est de gagner beaucoup d’argent ? Ou de vivre entouré d’amour ?

Dans vivre entouré d’amour, il y a VIVRE et AMOUR…

Bien sûr nous avons besoin d’un minimum de revenus… Et cela c’est le rôle de la solidarité entre « HUMAINS » … Bouuhhh encore un mot qui perd son sens devant « MONNAIE »…

Le monde est-il sérieux ? Mon angoisse est tombée… Je verrai mon toubib et je vais continuer l’enquête … Depuis combien de temps c’est le B… avec cette molécule ? Et je vais vous apprendre l’espace de respiration pour faire face gratuitement, si vous voulez.


Inscrivez-vous au prochain groupe de méditation en visioconférence et/ou sur place pour mercredi prochain…. (5 décembre 2018) …
sur http://agenda.carnicelli.fr

 
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Non la dépression n’est pas réservée aux faibles !

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La dépression est une maladie extrêmement courante en France actuellement. L’INSERM estime que 25% des Français vivent au moins un épisode de dépression dans sa vie et en 2010 au moins 7,5% des personnes de 15 à 85 ans ont déclaré un épisode de cette maladie. Alors qu’en pensez-vous c’est courant ou pas ? Vous vous rendez compte que 1 Français sur 5 est concerné dans sa vie !

Le risque le plus important de la dépression est le suicide et celui-ci augmente avec les rechutes… Il est multiplié par 21 par épisode de dépression… Et chaque personne qui a eu un épisode de dépression à un risque de rechute très important, jusqu’à 5 rechutes en moyenne dans le monde. Il existe des protocoles de prévention de la rechute comme MBCT (la thérapie basée sur la pleine conscience) qui est plutôt efficace, et je reviendrai dessus dans un prochain article.

Aujourd’hui je vais juste aborder l’impact de l’entourage du dépressif sur sa guérison et sa capacité à surmonter la maladie.
J’entends souvent ces phrases :

  • Il s’écoute trop c’est pour cela qu’il ne peut pas s’en sortir.
  • Il manque de volonté
  • Il est faible

Est-ce fondamentalement faux ? Non bien sûr… Mais il ne faut pas confondre déprime et dépression… Dans la dépression il y a une notion de durée des symptômes (au moins 15 jours) et il y a une identification des symptômes qui peut être aidée par le Questionnaire de Beck, par exemple.
Mais comment ça arrive ? Est-ce réservé aux faibles ?
NON ! Il y a des causes multiples qui ont pu être identifiées :

  • Le stress : Les risques psychosociaux sont un des facteurs déterminants dans beaucoup de cas, mais pour les récidives, nul n’est besoin de ces facteurs.
  • La génétique : Et oui nous ne sommes pas égaux devant le risque
  • Les facteurs toxiques : Alcool, tabac, autres drogues
  • Les facteurs sociaux : le grand écart entre cultures, les stress religieux
  • Les facteurs somatiques : hormonaux, hypothyroïdie, Maladie (VIH, Hépatites)
  • Les troubles psychiatriques associés : TAG, TOC, schizophrénie
  • Les troubles de la personnalité : dépendante, schizoïde, antisociale
  • Et tous les accidents de la vie : Deuils mal vécus, séparation, divorce, violences conjugales

Alors il n’y a que les faibles ? Vous êtes surs ?
Combien ai je vu de ces ténors du commercial, ou ces chefs d’entreprises qui « ont réussi » se retrouver dans cette maladie.
Vous vous croyez à l’abri parce que vous réussissez dans la vie professionnelle ?
Savez-vous que le burnout guette tout particulièrement ceux qui sont le plus méritants dans les entreprises ? Ce sont les plus « battants », les plus engagés qui risquent le plus … Sont-ils faibles pour autant ?
Il est étonnant que dans notre pays la dépression soit vue comme « une maladie de faibles qui ne touche que ceux qui s’écoutent trop »… Il serait de bon ton de ne pas s’écouter !
Et bien si ! C’est justement cela qui fausse les choses… Il est de bon ton de commencer à s’écouter justement… Prendre le temps de… prendre le temps de s’écouter. Une fois malade la volonté ne suffit plus… Aider son organisme à entretenir un bon niveau de sérotonine, c’est plus qu’une question de volonté, pensez-y !
Vous connaissez le piège du bonheur ? Vous connaissez la thérapie d’acceptation et d’engagement (ACT) ? Non ? Alors lisez, un peu, d’autres articles sur ce sujet… Ce blog en est plein. 🙂
Voici une petit vidéo que je trouve très éclairante que j’ai trouvé sur Youtube … Amusez-vous bien…

 [youtube https://www.youtube.com/watch?v=e9dZQelULDk]

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Qui paye le poids du handicap ?

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Vous connaissez mon engagement pour permettre l’intégration du handicap en entreprise, puisque vous liez, bien sûr, mes articles à chaque publication… 😉 Ok, Ok, Ok… J’arrête de rêver ! Comme diraient mes enfants, je sors ! LOL

Je reviens aujourd’hui sur cet engagement et ses corollaires. J’ai passé dernièrement un examen, pour valider mes connaissances sur le sujet, de l’intégration du handicap en entreprise et garder le contact avec la réalité de sa perception. Alors je l’ai mis en image « à la une » sur cet article. J’ai passé un bon moment, à répondre aux questions, à lire les documents, à faire les études de cas… Une belle aventure que je conseille à tous ceux qui veulent gagner en efficacité dans l’accompagnement de l’intégration du handicap en entreprise. Après cette introduction un peu longue, je m’en excuse, je vous propose de visite les méandres du handicap, ensemble, à travers une aventure que je viens de vivre cette semaine.

Je me suis inscrit à un stage de validation des compétences d’animation des protocoles MBCT (dit niveau 2, ou confirmé), car je ne suis que débutant et j’ai besoin de cette confirmation pour m’inscrire dans l’annuaire de l’Association de Développement du Mindfulness, dite « ADM » et pouvoir donc publier mes stages MBCT dans cet annuaire et d’autres… Ce stage est en résidentiel dans le Morvan, et donc j’ai du réserver mon hébergement.

À titre indicatif voici les tarifs d’hébergement, qui ne sont pas trop chers pour une pension complète quoi que…

  • Chambre triple : 77.44/jour, 309.76/séjour
  • Chambre double : 88.44/jour, 353.76/séjour
  • Chambre individuelle : 110.44/jour, 441.76/séjour

C’est vrai que ce n’est pas gratuit, bien sûr… Or je suis handicapé… Vous connaissez mon handicap ? Un peu ? Maintenant, n’est-ce pas ? Après avoir lu mes articles précédents… je vais résumer,  le problème actuel.

Je me lève pour aller aux toilettes 3 fois (les bonnes nuits) à 10 fois (les nuits d’enfer) avec une moyenne à 5-6 fois par nuit pour aller aux toilettes… Et prendre une douche dans le meilleur des cas, quand c’est possible, ou à la bonne franquette, avec du papier hygiénique et le lendemain, dans ce cas, je ne peux plus marcher, car je suis complètement brulé entre les fesses !

Donc je pourrai ne pas tenir compte des autres et prendre une chambre triple… Après tout s’ils ne dorment pas c’est leur problème… Moi je me lève et je vais aux toilettes quand j’en ai besoin! Mais je ne réagis pas comme cela… 🙁 Alors je prends une chambre individuelle pour ne pas déranger les autres… Et je paye 132 € de plus parce que je suis handicapé et que je tiens compte du confort de mes collègues…

Hier, je me demandais, mais est-ce normal ? Mon handicap, ne nécessite pas une chambre individuelle, mais mon handicap, qui n’existe que parce que je suis en société le nécessite, qui doit compenser le handicap ? À priori et selon la définition du handicap, c’est bien la société qui doit le faire… Et, bien sûr, elle ne le fera pas ! Je me contente de payer… C’est la double peine ! Je suis handicapé, et je paye un supplément, car je suis handicapé…

Il y a encore du boulot pour que le handicap soit réellement pris en compte dans notre société, ne croyez-vous pas ? Vous avez des pistes pour améliorer cela ?

 
 
 
 
 
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La méditation ? Ce n’est pas très sexy ton truc !

La méditation ? Ce n’est pas très sexy ton truc !

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Lors d’un repas avec mon épouse et ma cousine, un soir où nous échangions sur nos professions respectives, j’explique à ma cousine que j’utilise surtout une thérapie comportementale et cognitive de 3e génération, c’est à dire qui s’appuie sur la méditation de pleine conscience.

Ma cousine est infirmière, et me dit connaitre la sophrologie, l’hypnose, mais pas réellement la pleine conscience, et la question arrive : « C’est quoi la méditation de pleine conscience et ça sert à quoi ? »

Et moi de lui servir la définition de Jon Kabat-Zinn (1994) : « La pleine conscience consiste à porter intentionnellement attention aux expériences internes (sensations, émotions, pensées, états d’esprit) ou externes du moment présent, sans porter de jugement de valeur. » Bon, OK, mais ça sert à quoi d’observer les expériences internes et externes du moment présent ? Je lui réponds : « Ben, quand tu as mal au moins tu sais que tu as mal ! Tu peux percevoir les choses telles quelles sont ! »

Et Brigitte et Nathalie me répondent : « C’est pas très sexy, ton truc ! Tu ne dois pas beaucoup attirer de clients ? Non ? » J’en suis resté sans voix pendant quelques instants…

C’est qu’elles ont raison ! Ce n’est pas sexy, mon truc ! Quand tu as mal, tu sais que tu as mal … Tu crois que ça attire du monde dans ton cabinet ça ? J’avais déjà abordé ce sujet dans un précédent article au sujet des dangers de la méditation. Effectivement, ce n’est pas très vendeur que présenté comme cela. Car les arguments pour les autres techniques sont eux très « vendeurs »…

Par exemple : « Avec l’hypnose évitez la douleur sans effort » ou « Avec, TIPI vous vous libérez de vos phobies sans effort, naturellement et en moins de 10 minutes… »
Aïe, J’ai du boulot, là !

Si je commence à expliquer les fondements de ACT… Et la matrice … Je m’éloigne de la phrase-choc qui va rendre vendeur, MON TRUC, comme elles disent… Et même avec un schéma (voir ci-contre) ?

matrice-client-nuea4Si je dis le piège justement de vouloir « éviter » la douleur ? Alors là je me fais lyncher par la plupart des gens… Bien sûr, je me mets dans l’hypothèse de vouloir « vendre » la méthode et non en m’adressant à la personne qui est devant moi dans le cabinet et qui souffre, car elle a essayé tout le reste qu’elle sait que cela ne marche pas sur le long terme… Qu’il faut toujours recommencer. Car même avec les méthodes miracles… Quand on les a essayées, on sait que dans la durée cela ne marche pas… Cela revient ailleurs et autrement, mais cela revient ! En attendant, mon truc n’est pas sexy… Car avant de venir me voir, ces personnes ont été voir les méthodes plus vendeuses…

Pourtant que je montre ce graphique à quelqu’un, il me dit … Je n’y comprends rien ! LOL (mort de rire)… J’en conclus que mon truc est clair comme du jus de boudin, et c’est peut-être pour cela que ce n’est pas sexy… Bon allez je montre mon  crobard…. (graphique en langage courant)

Courbe_douleur_0

C’est vrai qu’il est bizarre ce dessin… C’est une courbe qui compare la douleur entre deux types de personnes qui ont été soumises à la même épreuve.
L’épreuve : On envoie une impulsion électrique, à intervalle régulier à la personne testée. L’impulsion électrique est douloureuse, mais non létale, bien sûr !

Courbe verte : C’est la courbe de la douleur du méditant. On peut s’apercevoir que la douleur suit exactement la courbe de l’impulsion électrique… Sans modification pour les 4 premières impulsions (sur ce graphique)

Courbe rouge : C’est la courbe de la douleur d’un non-méditant. On peut s’apercevoir sur cette courbe.

  1. Que la douleur persiste après l’arrêt de l’impulsion.
  2. Que la courbe monte moins haut la première fois,
  3. mais progressivement monte plus haut que dans le cas du méditant.
  4. Que la douleur arrive avant l’impulsion par anticipation.
  5. Que globalement la douleur va monter en permanence sur cette courbe.

Conclusion :

  • La méditation ne modifie que peu la perception de la douleur, elle rend plutôt le stimulus à sa réelle amplitude et donc même peut paraitre amplifier la perception du méditant par rapport au non méditant, un peu comme un antalgique masque la douleur, le manque de conscience de la réalité masque celle-ci.
  • Par contre la douleur n’est plus anticipée et le stress accompagnant l’anticipation disparait.
  • De même que le souvenir de la douleur ne perturbe pas le méditant, alors que le non-méditant va observer un phénomène de rumination… (Si vous voulez approfondir cette recherche, vous pouvez voir une étude faite sur ce site)

1ère tentative:

La méditation ne réduit pas la douleur, mais elle agit sur sa perception en supprimant l’angoisse de l’anticipation , et le stress de la rumination post-traumatique.
Par cette action elle va permettre à la personne de trouver plus de zones de paix, et de stabilité dans sa vie.
La personne pourra alors apprendre à se recharger par elle-même, pour affronter les difficultés de la vie.

Et là ? Il me faut un bon marketeur pour rendre le produit sexy …. Ou il me faut des idées…

2e tentative :

Avec la méditation on ne vous promet pas une vie sans problème,
mais plutôt d’apprendre à construire une vie pleine de sens,
malgré les problèmes qui sont normaux dans la vie.

C’est toujours long… Et ça marque de sexy, vous ne trouvez pas ? Vous avez des idées ? Personnellement je pense que ce n’est pas sexy, c’est vrai, mais c’est diablement efficace comme truc !

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14 ans déjà que j’ai arrêté de fumer.

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Aujourd’hui c’est la date anniversaire de l’arrêt de la cigarette dans ma vie ! Déjà 14 ans que la cigarette et moi avons séparé nos routes. En effet, le 2 novembre 2004, je décidais d’arrêter de fumer. Nous avions décidé cela de concert, mon épouse d’alors, Christine et moi. J’ai acheté des patchs en pharmacie, quelques « Nicorettes » et une boite « d’inhaleur », qui était une capsule contenant de la nicotine, à percer, avec un genre de fume-cigarette adapté, et qui se tenait dans la bouche à l’usage, en cas de besoin. Dans chaque capsule se trouvait une dose de nicotine pour la journée… Et hop ! Je me suis arrêté, de manière définitive. Facile, non ?

En fait ce ne fut pas si simple. J’avais auparavant, testé l’acuponcture, sans effet sur moi apparemment… L’hypnose qui n’avait manifestement pas suffi… mais chaque essai, me rapprochait de cet essai-là, qui lui, a réussi, au-delà de mes espérances, puisque je n’ai jamais recommencé à fumer.

Il faut se reporter à l’époque où je fumais. Cela faisait 30 ans que je fumais et ma dose quotidienne était plus proche de 2 paquets que de 1 paquet… J’avais regardé sur le paquet et il me fallait les plus gros patch de l’époque dosée à 30 mg + 1 inhaleur (10mg) et quelques Nicorettes… Pendant le premier mois, je supprimais les Nicorettes que j’avais du mal à supporter… Je n’aimais pas le… À la fin du premier mois, je passais aux patchs de 20 mg… Et je continuais avec mon inhaleur quotidien dosé à 10mg qui en plus de m’apporter ma dose supplémentaire me permettait d’avoir un « truc dans la bouche »…

Le mois suivant je passais à 10 mg par patch + 1 inhaleur de 10 mg… Le mois suivant Patch de 5 mg + 1 inhaleur de 10 mg… Le mois suivant patch de 5mg + 1 inhaleur de 5 mg… Cela fait 5 mois… Et là nous décidons de divorcer avec mon épouse… Elle reprend la cigarette… Moi, non… Je souffre en silence, mais pas de cigarette ! Ce fut un moment très difficile… Je repassais au patch de 10 mg + Inhaleur de 5mg… Puis je repassais à patch de 5mg le mois d’après + Inhaleur de 5 mg pendant 2 jours… Puis la semaine d’après l’inhaleur me dura toute la semaine… Le mois suivant plus de patch… L’inhaleur de 5 mg dure toute la semaine, puis 2 semaines jusqu’à ce que je le mange complètement ! LOL

Si vous comptez bien cela fait maintenant plus de 8 mois que je suis en sevrage… J’ai toujours de temps en temps des envies… Je ne fume plus et je suis à cette époque parti sur le chemin de Saint-Jacques où j’abandonne l’inhaleur… Je marche pendant quelques mois… Et quand je reviens, je me retrouve dans une maison, où l’odeur m’est insupportable, car ma future ex-épouse fume de plus en plus…

Je pars chez mon frère puis je rencontre mon épouse actuelle qui ne fume pas ! OUF !
Est-ce fini ? Eh bien non ! Je ne fume pas, mais de temps en temps j’ai des cauchemars ou je me vois en train de fumer… Est-ce que ça va durer longtemps ? Oui…

Progressivement j’ai retrouvé l’odorat et le gout… je découvre le gout des plats que je fais… Et je découvre la vraie odeur des choses… Le métro devient difficile à supporter, les ascenseurs avec des odeurs corporelles difficiles à supporter… Mais j’ai retrouvé l’odeur de la forêt après la pluie, l’odeur des roses blanches de notre jardin… La douce odeur de la cheminée… Des gâteaux… Je replonge dans la vraie vie. J’ai retrouvé mon souffle et je peux faire des choses que je ne croyais plus possibles… Et malgré mon handicap, quand celui-ci ne m’empêche pas de marcher je peux monter un col.. Lentement mais surement ! Quel pied !

Surtout je n’ai plus les mots de tête terrible qui me clouaient au lit sans raison… Plus de bronchites qui durent…

Et aujourd’hui ? 14 ans après ?

  • Je ne supporte toujours pas bien l’odeur du vieux mégot… Je n’aime pas l’odeur des cigarettes ou de la pipe… Par contre l’odeur de miel d’un bon Cohiba (cigare) est toujours aussi attirante pour moi…
  • Des cauchemars ? Très rarement… J’en ai fait un hier parce que c’est la date anniversaire … Mais je n’en avais plus fait depuis un an…
  • Quand on me demande si je suis fumeur, je réponds toujours oui… je suis fumer abstient depuis 14 ans…

Reprendre une cigarette ? NON, mais je pense bien que je recommencerai à fumer le cigare quand j’aurai passé les 80 ans ! Un petit cigare de temps en temps … Dans 20 ans … Nous verrons j’aurai peut-être changé d’avis… Va savoir Charles ?

Alors, le mois sans tabac c’est maintenant ! J’ai entendu cela à la radio… Aujourd’hui avec ACT je pense que ce serait plus facile d’arrêter que ce que j’ai vécu… Car finalement quand je me suis arrêté, sans le savoir, j’ai pratiqué une partie de la Thérapie d’Acceptation et d’Engagement. Je me suis connecté à une de mes valeurs… « Pouvoir être un soutien pour mes enfants. »

Et pour cela il faut être VIVANT !

Si j’avais rajouté à cela, la notion d’acceptation… Et la pleine conscience associée… Mais je ne peux pas refaire le chemin… Si vous voulez je peux vous y accompagner, pourquoi pas ?

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