Je me débarrasse de ma phobie… Si je veux !

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Comme vous le savez, pour ceux qui lisent mes articles régulièrement (et je sais que parmi vous il y a des assidus à ces petits RENDEZ-VOUS que sont mes articles, et je les remercie de leur présence que je sens derrière leurs écrans) je suis me suis penché sur l’accompagnement des phobies depuis des années.

Tout d’abord un petit rappel sur ce qu’est une phobie : « Une phobie est une distorsion cognitive d’une réalité vécue. », c’est-à-dire que nous avons déformé un souvenir pour en faire un épouvantail personnel. Et dit comme cela, il semblerait que ce soit une action volontaire ? Eh bien NON ! Ce n’est pas volontaire.

Naturellement quand nous vivons un évènement désagréable nous cherchons soit à fuir, soit à combattre. Mais comment combattre le passé ? Le passé n’est pas là ! Alors souvent nous cherchons à éviter que cela se reproduise et nous augmentons l’importance du désagrément,  naturellement, comme si cela pouvait justifier plus facilement pour notre mental la raison de cet évitement. C’est le début de la phobie…

Nous voulons éviter à tout prix que cela se reproduise, et nous mettons en place toutes une série de stratégie d’évitement. Et cela nous pénalise dans la vie. Mais… tout plutôt que de revivre cet évènement désagréable. Progressivement, entre le fait initial et notre réalité intérieure, il n’y a aucune commune mesure, c’est ce que j’appelle la distorsion cognitive de la réalité.

Pour pouvoir se débarrasser de la phobie, il n’y a qu’un moyen vraiment efficace à long terme c’est de remplacer la perception initiale par une nouvelle perception, de faire un recadrage de sens. Mais ce n’est pas si facile que ça. Parce qu’on a peur, vraiment peur ! Et cette peur est « RÉELLE » même si le danger ne l’est pas !

Alors quand on nous demande « mais ça va durer longtemps ce cirque ? » ou « Tu sais la petite bête n’a jamais mangé la grosse » dans le cas d’une phobie des guêpes ou des araignées… Notre réaction peut-être démesurée ! Et nous allons, agir en dépit de tout ce qui est important pour nous. Combien de personnes, refusent le repas avec des amis, parce c’est à l’extérieur et qu’il y a des guêpes potentiellement… « En plus elles sont particulièrement agressives cette année ! »… Comme si on savait que l’année dernière elles étaient gentilles… Mon oeil ! Ou bien … « Je suis allergique au venin de guêpe! » … « Ah, tu t’es fait piquer au moins 2 fois pour dire ça ? La première fois pour déclencher le processus, et la deuxième fois pour le voir ? » … « Non, jamais, mais je suis sûre de ça, car il y a des cas dans la famille » … « Ah ? Mais tu es ma fille non ? Qui dans la famille ? » … LOL, je ris … Mais les personnes concernées ne rient pas elles ! C’est grave ! Leur vie devient un enfer rythmé par leur phobie… Et cela peut aller jusqu’à un enfermement sur soi… Une phobie sociale, ou une agora phobie… Avec tous les impacts négatifs sur l’entourage et la famille.

1) Alors j’ai commencé par la PNL avec le désactivation d’ancre et la double dissociation. Mais le résultat n’est pas réellement probant à long terme, et le nombre de séances peut devenir important pour obtenir un résultat. La technique est simple, et je reste convaincu que le résultat tient beaucoup de l’effet placebo…

2) L’hypnose avec toutes les métaphores associées, et là aussi, le résultat s’il est plus probant à court terme, s’inscrit rarement dans la durée, et les rechutes sont nombreuses. D’ailleurs beaucoup des mes clients on d’abord testé l’hypnose, puis sont venus me voir ensuite au bout d’un certain temps et après une « rechute ».

3) Je me suis formé à TIPI (régulation émotionnelle) et j’ai beaucoup pratiqué cette technique, vous avez vu combien d’articles j’ai écrits à ce sujet. J’ai commencé à utiliser TIPI en 2012. Aujourd’hui, le bilan est mitigé. Ce n’est pas que la technique ne fonctionne pas. Elle fonctionne, que ce soit la « régulation autonome » ou « le revivre » sensoriellement. Mais … Il y a un, mais, très important. Les personnes qui ont appris la régulation émotionnelle en autonomie, ne la pratiquent jamais ou vraiment très rarement. Car ils n’y pensent pas en cas de phobie ! Et le revivre sensoriellement ne fonctionne que si la personne veut réellement « revivre » (j’en ai parlé dans un précédent article), car il y a toujours cette envie d’évitement dans le cas de la phobie, qui peut-être là. La régulation émotionnelle fonctionne bien dans les cas d’émotions négatives à réguler, mais pour les phobies… Je reste convaincu que ce n’est pas la meilleure technique aujourd’hui.

4) Depuis que j’utilise la TEVR (Thérapie par Exposition à la Réalité Virtuelle), c’est à dire un an environ, j’ai des résultats probants et inscrits dans la durée. Il n’y a pas de « revivre sensoriellement ». Dans cette technique les personnes sont immergées dans une réalité virtuelle où elles vivent… une nouvelle expérience accompagnée par un thérapeute. Le principe est comme pour la PNL. Une question d’ancrage, ou un ancrage négatif est remplacé par un ancrage positif. Une petite victoire, apprendre à respirer en action… tester les stratégies d’affrontement au problème et sans risque réel ! Et ça marche bien ! En 3 à 5 séances voire 6 … Je n’ai pas d’exemple où plus de séances ont été nécessaires, pour un excellent résultat. Il reste un  problème : « Il faut que la personne veuille venir ! » Puis qu’elle veuille mettre le casque de réalité virtuelle…

Pour que la personne accepte de mettre le casque, il faut d’abord que nous ayons établi une véritable alliance.

Cela peut même passer par l’intermédiaire du conjoint certaines fois. Par exemple:

Il est arrivé qu’une patiente vienne me voir pour une « agoraphobie » et comme souvent c’est le cas c’est son conjoint qui l’a accompagnée. Et elle a voulu que celui-ci assiste à l’entretien. J’ai accepté, car il me semblait que sa demande était vraiment importante pour elle. Durant le premier entretien clinique, j’ai pu déterminer que je vais utiliser ACT, et la TEVR.  Durant l’entretien suivant, je lui ai proposé le casque de réalité virtuelle et elle a tout fait pour éviter cela. Elle a travaillé sur sa respiration , la pleine conscience. Et elle est repartie avec un exercice de cohérence cardiaque (respiration)… La fois suivante… Elle n’avait pas du tout fait les exercices et m’a raconté un cas précis, de déclenchement de la phobie… J’ai tenté de faire un « revivre sensoriellement », car j’avais tout ce qu’il faut… Elle a évité le « revivre » …. J’ai à nouveau proposé le casque … et j’ai regardé son mari qui ne bougeait pas au fond de la pièce, mais il avait les yeux brillant d’intérêt pour la méthode… je me suis adressé directement à lui… Vous voulez tester ? Il sautait de joie ! Oui, bien sûr… « J’ai la phobie du vide, j’aimerais bien tester ! » Il a mis le casque et je l’ai envoyé en hauteur… pendant 10 minutes en haut d’un immeuble… où il s’est approché du bord en tremblant… mais il l’a fait ! Il était très heureux ensuite d’avoir vécu cela… La séance d’après elle a mis le casque et nous avons pris ensemble le métro… CQFD… Il fallait qu’elle soit en confiance sur le processus pour le tester…

Et vous ? Vous qui avez une phobie… Elle vous gêne vraiment ? Vous connaissez l’histoire du chien du vieux monsieur  ? (j’en parle dans cet article) Qu’est-ce que vous attendez ? Venez tester la TEVR ça marche bien !

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Face à la liberté nous avons besoin de sens !

Face à la liberté nous avons besoin de sens !

vous-etes-iciUne patiente me disait au détour d’une consultation. « Vous savez que pour la religion a été une bouée de sauvetage. Sans elle je serais aujourd’hui en prison ou pire. »

Cela a tourné dans ma tête comme beaucoup de choses que je reçois de mes contacts avec mes semblables. Bien sûr que je les écoute, et bien sûr que j’en fais quelque chose. Et dans le cas présent au lieu de me dire, simplement : « Foutaises… Ces religiosités qui nous enferment dans une prison, dont je me suis échappé. »

Je me suis dit : « Face à la liberté que j’ai acquise en me libérant de la religion comment se fait-il que je ne sois pas tombé dans la délinquance ? Ou dans le l’extrémisme ? Ou dans l’addiction ? Comme le font certains jeunes aujourd’hui… » Et la réponse que j’ai trouvée c’est dans mes valeurs ! Bien sûr… Mais pas si évident pour tout le monde, semble-t-il… Le mot religion vient du latin « religare » c’est ce qui relie… ce qui relie dans la religion ce sont, les valeurs transcendantes, les rituels qui sont des passages du profane au sacré…

D’après l’article sur ce sujet dans Cerveaux & Psycho de ce mois (Octobre 2018) : Placés face au « vertige de la liberté », les jeunes ont trois options : fuir dans l’addiction (sexe, drogue, jeux vidéos…), dans l’extrémisme (religieux, ou politique), ou resacraliser nos (leurs) valeurs. La troisième option seule, évite la destruction.

Comme vous pouvez le voir je propose un petit changement dans la formulation, pour mettre leurs valeurs à la place de nos valeurs puisque d’après moi, les valeurs sont toujours quelque chose qui renvoie à l’individu… et non au groupe… (Voir les articles sur les valeurs sur ce blog)…

C’est pourquoi ACT permet de redonner tout son sens à notre vie en nous reconnectant à nos valeurs intrinsèques. Mais quid des personnes qui ont perdu leurs valeurs de vue ? Et bien les praticiens ACT peuvent les aider à les retrouver, si ces personnes veulent sortir du trou et lâcher leur pelle ! (Voir article).

Vous connaissez l’histoire du vieux chien ? Un jour un vieux monsieur, est assis devant sa porte. Un petit voisin est là assis lui aussi. Le vieux chien du vieux monsieur, s’approche et se couche devant lui, sur une planche d’où sort un clou de quelques centimètres. Le jeune voisin s’affole. « Vous avez vu votre chien ? Il est couché sur un clou ! » Le vieux monsieur regarde le chien , puis le jeune et lui dit « Il ne bouge pas ? » Le jeune lui répond « Non ! Mais… » Le vieux lui coupe la parole « Ben, c’est qu’il n’a pas assez mal ! ».

Cette histoire est terrible… Pourquoi voulez-vous aider quelqu’un qui n’a pas besoin de vous ? Est-ce que cela nous empêche, à nous les parents, de comprendre ces mécanismes en oeuvre, et d’aider nos enfants à trouver leurs valeurs ? Mais, nous les parents, sommes nous au clair avec nos valeurs ?

La liberté de penser est une voie très difficile, et nous avons besoin de sens pour assumer cette liberté!

J’adore ce paradoxe qui n’est qu’apparent ! À bientôt…

 

Face à la liberté nous avons besoin de sens !

La prison de l’immédiateté.

horlogeDernièrement, je participais à un repas d’association où nous échangions sur l’actualité de chacun. Et je parlais des deux jours magnifiques de la semaine dernière où j’ai médité pendant plus de 14 heures dans le silence. Une méditation très intense, où la position à genoux sur mon zabuton tout confort et mon tabouret à la bonne hauteur m’a semblé quelquefois, tellement dur… Ne rien faire, seulement observer l’instant présent c’est très fatigant quand on n’est pas habitué de le faire si longtemps d’un coup.

À côté de moi, un jeune médecin racontait son actualité du jour.

– Vous vous rendez copte ? Ma mère est partie de la maison pour faire ses courses au supermarché d’à côté sans son téléphone. Et elle n’est rentrée chez elle, qu’au bout de trois heures, sans prévenir.  Et, impossible de la joindre sur son portable, car elle l’avait laissé chez elle. Or elle a à la maison, mon grand père de 90 ans, qui va très bien, mais il était très inquiet et il a appelé, toute la famille, dont moi. Lorsque ma mère est rentrée, je lui ai demandé, « Tu t’es aperçue que tu avais oublié ton téléphone ? Quand ? Elle m’a répondu, « oui quand je suis arrivé au supermarché. »

Alors, là je lui ai passé une soufflante ! Tu aurais dû revenir! Tu ne te rends pas compte ? Tu aurais pu avoir un problème ? Elle n’a pas compris… C’est incroyable, hein ? dit-il en me prenant à témoin… Je lui demandais alors … mais ta mère, elle a quel âge ? 62 ans ! Ce n’est plus tout jeune…

Je n’ai pas pu m’empêcher de rire … « Ben elle n’a que 2 ans de plus que moi… J’ai 60 ans… » – oui, mais elle a eu un cancer ! « Ben, moi aussi, et alors ? Je suis obligé de prévenir mes enfants, si je veux aller me promener avant de faire mes courses ? Je n’ai pas de compte à rendre à mes enfants que je sache… » – oui, mais toi, tu n’as pas à garder ton père… « Ben moi, j’ai ma belle-mère qui vit seule, à 86 ans, à côté de chez moi, et qui fait des crises d’allergies… Et alors ? » Je dois être en prison pour ça ? »

– Oui, mais toi ce n’est pas pareil si elle a un problème … Là je l’ai interrompu… « Si elle a un problème, elle appelle d’abord le 15 ! Puis moi… Ton grand-père peut faire pareil non ? Il existe des téléphones qui font cela sur simple pression d’un bouton… Il a été capable d’appeler toute la famille, donc il peut appeler le 15 en cas d’urgence… Tu m’as dit qu’il va bien… C’est incohérent, ton inquiétude… »

Finalement, il a fait la tête et et resté convaincu que j’avais tord et que je ne comprends rien… Sa mère, À LUI, n’a pas le droit de partir de chez elle, sans téléphone !

6a00d834209e6353ef0163005f19a9970dEt là, je suis resté, très pensif, sur notre prison de l’immédiateté. Quand j’étais plus jeune, il n’y a pas si longtemps, je n’avais pas de portable. Il y avait des cabines publiques. Il fallait avoir des pièces…Et quand ma première épouse est morte, j’ai été mis au courant par téléphone le matin… Bien après la découverte du décès… Ma belle-mère de l’époque a fait au plus vite… Je ne lui en ai pas voulu. Mais , si je l’avais su avant, cela aurait changé quoi ?

Et vous ? Faites une rapide introspection, quel est votre rapport avec le téléphone ? C’est un outil pratique ? Ou finalement une prison ? À une époque, on s’envoyait des lettres… Aujourd’hui… Tu te fais engueuler, quand tu oublies ton portable !

J’ai déjà écrit un article sur le tempstalitarisme… (Totalitarisme du temps) … C’est de plus en plus d’actualités… Et si on remettait les choses à leurs places… Parce que je suis une personne-ressource pour mes proches, je suis en prison ? Être un aidant, c’est finalement une prison ? Vous vous rendez compte de la pression que l’on met sur les aidants ?

Et au-delà de ça. Les enfants, avec le fil à la patte du téléphone, prisonniers de leurs copains et copines… « Si tu ne réponds pas immédiatement c’est que tu ne m’aimes pas ! »

Chacun choisit sa prison, mais, est-ce en pleine conscience ? Va savoir Charles ?
 

Testez gratuitement Divan pour 3 séances

Testez gratuitement Divan pour 3 séances

Capture d_écran 2018-09-06 à 08.10.44Pendant ce mois de septembre, où la reprise n’est pas encore complète pour certains d’entre-nous, ou bien pour d’autres la reprise s’est faite dans la douleur, je vous propose de vous accompagner avec ACT (thérapie d’acceptation et d’engagement), qui est une TCC de 3ème génération qui s’appuie sur la pleine conscience, et cela gratuitement, sur le sujet de votre choix, pendant 3 séances d’une heure avec l’application « Divan » qui est une application de visioconférence spécialisée dans le suivi thérapeutique.

Gratuitement ? « Donc il y a un loup derrière cette offre ! » se disent les complotistes… N’est-ce pas ?

Eh bien, je vais vous décevoir et vous conforter « en même temps » à la Macron (Sourire). Il n’y a pas de piège, pas de coût caché, si vous êtes équipé d’un smartphone, vous pouvez profiter de cette offre. Pour cela il faut vous inscrire avant le 30 septembre 2018 en suivant le lien ci-dessous :

https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSdeaqyZ_07Q2lhDJbWKNjrB6VGtiqprMqUbXl23WObCqyv9eg/viewform?usp=pp_url

Et moi j’y gagne quoi ? Eh bien moi aussi je teste ! Je teste l’application en « réel » et cela me permet de gagner en compétence. Alors vous voulez jouerle jeu ?

Bien entendu, je ne pourrais peut-être pas assurer tous les accompagnements, si les inscriptions sont très nombreuses. Je vous répondrai quoiqu’il arrive, pour vous indiquer la suite que je donne à votre inscription, en fonction de mes possibilités.

Remarque sur Divan

Divan est une app spécialisée en thérapie psychologique qui respecte la loi européenne de Protection des Données qui est en vigueur depuis mai 2018. Toutes les communications sont cryptées et le traitement des données est en accord avec les droits ARCO (Accès, rectification, annulation et opposition).

Vous pouvez télécharger l’application Android ou IOS…