Performance ? Vous avez dit performance ?

Performance ? Vous avez dit performance ?

Influence Compétences - Challenge sur l'état émotionnelDans le milieu du coaching où j’évolue depuis près de 20 ans maintenant, j’entends souvent parler de performances. Et il y a de la performance à tout les étages du coaching ! Tellement de performances d’ailleurs que certains en arrivent à utiliser le coaching avec des personnes « à l’insu de leur plein gré » comme diraient certains sportifs.

Et on en arrive à de la manipulation de base pour arriver à ses fins avec ses collaborateurs, avec ses partenaires et pourquoi pas avec ses enfants. « Mais c’est pour leur bien ! »  Car bien sûr c’est toujours pour leur bien que l’on veut que les autres changent, n’est-ce pas ?

Je veux que mes collaborateurs soient heureux pour augmenter leur performance ! Bouh… Cela a tendance à me révulser au plus haut point. Et je ne suis pas le seul, manifestement comme j’ai pu le constater lors d’échanger avec mes amis coachs. HEUREUSEMENT ! Sinon je changerais de métier très rapidement.

Quand la performance devient la conséquence du bonheur et que le but est le bonheur, alors je suis partant.  Quand la performance devient le but et que le bonheur devient le moyen utilisé alors je ne veux plus avancer. Et pourtant ce n’est pas si différent n’est-ce pas ?

Je vais prendre un autre exemple : « J’ai décidé d’être heureux parce que c’est bon pour la santé » une citation de Voltaire. Or on peut constater que la santé est un facteur négligeable du bonheur. Alors que la plupart des gens s’imaginent que pour être heureux il faut être en bonne santé. J’ai d’ailleurs écrit un article à ce sujet, très controversé, mais tellement étudié par la psychologie positive. Ce n’est pas la santé qui compte, mais la perception que nous en avons.

Je vais ici faire un rappel pour ceux qui connaissent les études sur Flow, il n’y a rien de nouveau, pour les autres… Regardez la courbe ci-contre. (Dans l’illustration de cet article – en haut de l’article – si vous cliquez dessus elle s’agrandira)

Vous pouvez constater que l’état de flow s’obtient en augmentant le challenge et les compétences. Challenge fort et compétences fortes nous permettent de rentrer dans le flow et là… TOUT est possible ! Challenge sans compétence = Anxiété … Voilà la source de beaucoup de stress….

Performance ? Vous avez dit performance ? Et si cela passait par là ?

Personnellement e me suis aperçu que mes patients et clients pratique ACT avec d’autant plus de plaisir qu’ils ont compris le jeu, qu’ils se le sont approprié et que le challenge, c’est à dire la capacité à changer et d’autant plus grande. Et là… Il n’y a pas photo.

Dans notre vie, souvent nous ne passons pas à ce niveau, car nous évitons « l’entrainement »… Et si nous allions nous entrainer … Pas forcément longtemps, mais souvent… Je vais de ce pas aller méditer quelques instants… Tandis que le jour décline doucement sous le ciel plombé de Saint-Prix.

 

La simplicité et la pleine conscience

La simplicité et la pleine conscience

P_20160419_163410Aujourd’hui j’aimerai aborder avec vous ce qui fait la différence entre les TCC de 3e génération et les autres thérapies comportementales. La grande différence est l’introduction de la pleine conscience dans la pratique thérapeutique.

Mais comment intégrer celle-ci facilement dans notre vie ?

Vous avez tous entendu parler de la méditation de pleine conscience. Vous aimez cela ? Personnellement j’aime cela et effectivement j’y vois beaucoup d’intérêt. Mais cela n’est pas aussi « évident » pour tout le monde.

  • Tout d’abord il faut son espace de méditation avec son assise (ou non si vous pratiquez la méditation en marchant) ou vous avez un coussin de méditation (ou un siège adapté où vous êtes installé confortablement, mais pas avachi)
  • Puis il faut « du temps » pour la pratique… Entre 10 et 30 minutes par séance (voire une heure, pourquoi pas ?)
  • Et enfin les effets de cette pratique ne se font réellement sentir qu’au bout d’un certain temps de pratique assidue.
  • Pour les débutants une guidance est nécessaire (mais pas indispensable)

Introduire la médiation de pleine conscience (ou un autre type de méditation) dans notre vie c’est introduire dans celle-ci une certaine ascèse qui n’est pas toujours facile à mettre en place dans notre monde sous l’emprise de la vitesse de l’économie, de l’information, du quotidien.

Et si on commençait par introduire la pleine conscience dans notre vie de manière plus « souple » d’abord faire des exercices de pleine conscience courts et faciles à mettre en place. Puis on verra plus tard comment introduire la méditation de pleine conscience.

Bien entendu pour mettre en place un processus, quel qu’il soit il est nécessaire d’âtre en conscience de la nécessité pour nous de le faire (nécessité ou envie d’ailleurs). Cela nécessite d’être conscient pour mettre en place le processus.

Or la méditation de pleine conscience vise justement à notre mettre en conscience. Bouuuhhh est-ce que tout est perdu ? NON !

Commençons par faire de petits pas faciles, car « tout grand voyage commence par un premier pas ». Et si on commençait aujourd’hui ?

Comment construire ses propres exercices de pleine conscience ?

Je vous propose de commencer par comprendre les 3 phases d’un exercice de pleine conscience vu par ACT (au quotidien). Fondamentalement la pleine conscience commence par l’observation !

1) Observer X

Observons X (X étant ce que vous voulez. Par exemple

  • votre main…
  • Ou une fleur…
  • Ou l’eau de la douche qui coule sur votre corps…
  • Ou la mastication d’un fruit
  • ou la danse d’un insecte autour des fleurs du jardin

2) Laissez aller vos pensées

Cette phase est très souvent présente dans les exercices élaborés. Au début nous n’en avons pas besoin puis… On introduire cette phase.

Ceci est un exercice de défusion cognitive par excellence. Vous observez vos pensées qui passent, un peu comme on observe passer des voitures dans la rue… Apprendre à ne pas monter dans chaque voiture qui passe.

3) Laissez vos émotions être ce qu’elles sont…

Cette phase est aussi optionnelle. Elle introduit la notion d’acceptation. Apprendre à accepter ce qui est et non vouloir ce qui pourrait être.

Vous voulez apprendre à créer vos propres exercices ? Alors, surveillez ma page Facebook, je vous y invite régulièrement, à découvrir au cours d’une fin d’après-midi sympa comment faire. (http://www.facebook.com/pcarnicelli) ou suivez la formation ACT avec moi j’en anime une, bientôt, à Paris et à Rabat. (Voyez le calendrier)

En attendant, je vous offre ce petit MP3 tiré d’un exercice de Russ Harris : L’observation de la main (avec ma douce voix … LOL) : 

Les croyances se justifient par l’expérience.

Les croyances se justifient par l’expérience.

declaration posterEn décembre 2014 j’ai écrit un article sur « La conscience au quotidien : le piège des croyances » où j’ai abordé ce problème de la vie quotidienne par le biais d’un entremets à la noix de coco. Aujourd’hui je reviens sur ce problème par le biais du quotidien des déclarations autour de la « mode ». Certaines enseignes connues ont créé des lignes de vêtements pour certaines parties de leur clientèle. On y retrouve pêle-mêle des foulards, et des robes longues…

Pourquoi ces femmes sont-elles intéressées par ce type de vêtements ? En cherchant le pourquoi du comment j’ai trouvé deux arguments « massue » »: Parce que la femme serait une perle qu’il faut préserver précieusement » et « parce que  dont il faut cacher les attraits de la femme pour qu’elle puisse vivre en toute sécurité ».

Bon bon bon… Qu’en penser ? Que la femme et l’homme ne seraient pas égaux en face de la vie dans monde. Et pourquoi cela ? Parce que les hommes seraient des bêtes qui ne seraient pas capables de surmonter leurs pulsions.

Mais comment en sommes-nous arrivés là ?

Par ailleurs j’ai lu un texte de 1948 adopté par pas mal de pays dans le monde et même « ratifié » par d’autres dont je vous donne quelques parties (vous pouvez trouver l’intégralité de ce texte en suivant ce lien : « La Déclaration des droits de l’Homme« 

Article premier
Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.
Article 2
1. Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou de toute autre opinion, d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.
2. De plus, il ne sera fait aucune distinction fondée sur le statut politique, juridique ou international du pays ou du territoire dont une personne est ressortissante, que ce pays ou territoire soit indépendant, sous tutelle, non autonome ou soumis à une limitation quelconque de souveraineté.
Article 3
Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.
…/…
Article 18
Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu’en privé, par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites.

La question qui me vient immédiatement est la suivante : Et si la religion que la personne choisit restreint l’application de l’article 2 (voire l’article 1) ? Ben, alors quel est l’article qui prime ? Et là on en revient au début de mon article. Quand une religion affirme que en conclusion :

  • Les femmes doivent se cacher !
  • Les hommes sont tous des salauds de violeurs ! Et il faut protéger les femmes de leurs agissements en les cachant…

Quand depuis tout jeune on entend cela alors, la croyance que cela est vrai s’installe ! Et les habitudes liées à ces croyances perdurent… Remarquez que cela va plus loin que le port d’un voile, mais cela engendre une manière de penser globale. Souvenez-vous de mon article sur le fait que je suis un anti Mars-Vénus. La croyance que l’homme et la femme ne seraient pas égaux en droits et en devoirs parce que physiquement ils seraient différents. Et hop… Les salaires différent, les positions dans les poste de responsabilités sont inaccessibles … etc…

Vous comprenez donc qu’heureusement que l’Article 18 existe ! Et je vous renvoie à l’Article 23 pour l’égalité des salaires entre homme et femme….

Alors qu’en penser ? Pour ma part, je pense que c’est par l’observation, et en pleine conscience, qu’on peut commencer à réfléchir sur nos choix de vie. Mais ce n’est pas facile de faire la différence entre toutes les idées qui traversent notre esprit anarchiquement. Et pensez-vous que toutes les idées se valent ? Pour ma part non… Je pense que toutes les idées ne méritent pas le respect.

Cela me renvoie à une chanson qui a bercé ma vie. C’est une chanson de Michel Delpech « Wight is Wight » en 1969. Bonne route.

 [youtube https://www.youtube.com/watch?v=sJuFkpIYfUk]
 

Savoir présenter son handicap et le gérer au quotidien

Savoir présenter son handicap et le gérer au quotidien

Handicap-tousLes mois se suivent et, quelquefois, se ressemblent. Les années succèdent aux années et le changement tarde à venir en ce qui concerne les mentalités. Souvent nous restons dans les starting-blocks sans jamais rien changer. Prêts à partir et pourtant nous restons là.

En ce qui concerne le handicap, les gouvernements successifs se sont heurtés à cette dure réalité.

Bien-sûr tout le monde est plein de bonnes intentions pour les pauvres handicapés mais les normes sont trop difficile à mettre en oeuvre et aujourd’hui où est la priorité ? D’abord le chômage ? D’abord le réchauffement climatique ? D’abord la lutte contre le terrorisme ? et ensuite ? le handicap ? Quand ? Jamais ! C’est évident… Non ?

Comment-çà, non ? NON ! Ce n’est pas si évident que ça… Et si on commençait à changer les choses en changeant de niveau logique ? Si on commençait à regarder du côté des handicapés eux-mêmes ?

Parce que vous croyez quoi ? Que le handicap c’est les autres ?  J’ai écrit un article le 8 août 2014 qui est toujours d’actualité. (Vous pouvez le lire en suivant le lien). dans cet article j’écrivais :

Lors de mes derniers accompagnements, j’ai souvent rencontré, d’abord, la remarque : 

« Mais cela sert à quoi de savoir présenter son handicap ? Moi je n’en parle pas ! Cela évite de faire peur aux autres et surtout aux employeurs… » 

Eh bien cela est FAUX : « Ne pas en parler c’est justement faire peur aux employeurs… Vous avez quoi à cacher ? » Savoir présenter son handicap est un moyen de montrer sa capacité d’adaptation et de présenter les avantages réels que nous avons en tant que travailleur handicapé. 

A la fin du compte, les personnes accompagnées reconnaissent : « Je suis plus à l’aise face aux autres, et je sais quoi répondre quand on me questionne au lieu d’essayer de noyer le poisson, et finalement mettre tout le monde mal à l’aise. »

Pour éviter cela j’ai créé un stage de 2 jours suivi de 1 mois de coaching qui s’appelle : « Savoir présenter son handicap et le gérer au quotidien »

Ce stage est particulièrement adapté aux personnes qui sont dans la situation suivante :

  • J’ai un handicap et je n’ose en parler.
  • J’ai un handicap mais pourquoi demander la RQTH ? Ca ne sert à rien !
  • J’ai un handicap et je n’ose pas demander la RQTH (reconnaissance de travailleurs handicapé)
  • Je viens d’avoir ma RQTH et je ne sais pas comment en parler à mon employeur
  • Je dois intégrer un nouveau poste et je ne sais pas comment en parler ?
  • J’ai des problèmes de communications avec mes collègues et je suis handicapé.
  • Je ne sais pas comment utiliser ma carte de priorité
  • On ne me laisse jamais une place assise dans le métro.
  • Je me dispute aux caisses de supermarché.
  • J’ai peur d’aller au travail
  • Je suis angoissé qu’on aborde le sujet du handicap.

Vous êtes dans un de ces cas ? Vous connaissez quelqu’un qui est dans ce cas ?

Ce stage est particulièrement adapté à votre cas ! Vous voulez en savoir plus ? Quand suivre le stage ? Où le suivre ? Comment le financer ?

pierre@carnicelli.fr ou appelez-moi au 09 82 44 44 12