Panorama du bien-être en entreprise

Panorama du bien-être en entreprise

PierreJ’ai visité le salon sur le bien-être en entreprise qui s’appelle Vitaelia.

Les exposants étaient au RDV, avec des offres de conciergerie d’entreprise, de restauration sur place, de massages assis, divers acteurs autour de l’ergonomie du poste de travail et des locaux. Et une multitude d’offre de coachs, consultants et formateurs sur la gestion du stress, la méditation, la sophrologie. Il y avait des offres autour de l’organisation de « team-building » et autre incentives.

Je me suis aperçu que notre offre d’accompagnement autour de l’appreciative inquiry n’est pas encore à la mode chez les coachs, et que l’implantation de la psychologie positive a encore beaucoup de chemin à faire.

Bien-sûr il y a avait des éditeurs avec leur best-sellers. Mais…

Où sont les dirigeants de PME annoncés dans la brochure de présentation ? Si le bien-être en entreprise est sur toutes les lèvres des journalistes et dans les sites WEB des grandes entreprises. On peut constater que le bien-être en entreprise n’est pas encore entré dans la PME comme une priorité. Et pourtant les grands groupes, les multinationales y viennent.

Pourquoi d’après-vous ? Simplement par altruisme ? Ce ne sont pas des Bisounours, voyons ! Parce que elles veulent un meilleur positionnement sur le marché. Parce qu’elles veulent plus de performance ! Parce qu’elles veulent augmenter leur rentabilité et … Elles se sont aperçu que pour avoir une place sur le marché, il faut :

  • Une belle intégration de l’entreprise dans le paysage économique et politique qui permet une meilleure pénétration du marché
  • Que l’entreprise véhicule une image de véritable acteur sociétal qui donne envie de mieux connaître les produits de l’entreprise
  • Que les salariés soient les premiers promoteurs de l’entreprise. Et qu’un salarié qui fait la promotion de sa boite est vraiment le meilleur vecteur de notoriété locale. ce qui facilite les recrutements de qualité.
  • Et parce qu’un salarié heureux travaille mieux et ne fait pas du présentéisme (voir mon article à ce sujet)
  • Parce qu’on ne peut investir sur les salariés que si ils sont fidèles or l’époque est plutôt axées sur les mercenaires.

Alors ? Pourquoi les patrons de PME, ne considèrent pas le bien-être en entreprise comme une priorité ? Et si nous allions, leur demander ? Personnellement, il m’arrive lors des réunions de mon club d’entreprise de le demander, et la réponse est toujours la même : « La priorité est de conserver (ou de développer) nos marchés ! Le bien-être ce sera plus tard ! Je n’ai pas le temps pour ça »

Etonnant non ? 

Cela me fait penser à un marcheur qui devrait faire 5000 KM et qui me dirait : « Le confort de mes pieds ? Je verrai cela que j’arriverai, pour l’instant… je souffre et c’est normal »
(Voir mon article à ce sujet : No Pain No Glory)

Croyez-vous que ce soit à cause de la croyance qu’il faut souffrir pour gagner ? Ou bien simplement parce que ce ces patrons raisonnent à courte vue ? Comme si ils ne devaient faire que 10 KM et non 5000 KM. Car effectivement, marcher pendant 10 KM avec des chaussures qui font souffrir c’est « supportable », même si c’est inconfortable, alors que, marcher 5000 KM c’est « IMPOSSIBLE ! »

Préparer l’avenir c’est d’abord se focaliser sur l' »IMPORTANT ». Certains dirigeants d’entreprise (et aussi de pays d’ailleurs) devraient y penser plus souvent.  Au fait pour vous qu’est-ce qui est IMPORTANT ? Pour moi c’est la route vers mon capital le plus précieux …. LA CAPITAL BONHEUR.

 

Le PSG champion ? Oui mais … Le bonheur là-dedans ?

Le PSG champion ? Oui mais … Le bonheur là-dedans ?

gooooooooalJe viens de lire un article sur l’équipe ce matin. Avec deux titres très caractéristiques de l’ambiance dans ce sport, et dans beaucoup d’autres d’ailleurs.

  • Titre 1 : La PSG fait la fête à moitié
  • Titre 2 : Paris, un sacre très mou

Pourtant si je regarde ce qui s’est passé effectivement :

  • Le PSG est champion de France deux jours avant la fin du championnat
  • Le PSG n’a pas perdu de match à domicile depuis novembre 2012 et c’est donc la première défaite à domicile de la saison en ligue 1
  • Le PSG à perdu seulement 3 matchs dans la saison actuelle
  • Le PSG peut encore être la meilleur équipe, en nombre de points, de tous les championnats. Le record est détenu par Lyon en 2005 avec 84 points. Le PSG a 83 pts aujourd’hui (nombre de points obtenus par le PSG l’an dernier). Donc, il suffit au PSG de gagner UN seul match pour passer devant (ou 2 match nuls)

Vous pouvez vérifier cela sur http://www.psg.fr/fr/News/201001/Calendrier-Resultats
Cela corrobore, complètement les constations faites par la psychologie positive.

  1. Le bonheur n’est pas seulement lié à la performance et au résultat. Mais à la tension générée pour atteindre ce résultat.
  2. On s’habitue au plaisir et il ne génère plus autant de bonheur quand il se répète. cela devient « habituel » et donc il ne faut pas confondre le plaisir et le bonheur.

Vous vous rendez-compte ?
Ce club est le meilleur club du championnat de France. Il est en passe de devenir le meilleur club, en terme de résultat, du championnat de France. Et simplement, parce qu’il perd un match à domicile dans l’année, la fête est gâchée ?
La semaine dernière Guingamp a gagné la coupe de France et … Ce fut une explosion en Bretagne ! Alors ? Pourquoi cette différence ?
Combien de personnes suivent cette route dans leur vie ? Il sont habitués à la réussite. Des résultats fantastiques aux examens. Une place enviée et souvent enviable dans leur profession. Un conjoint de rêve (homme ou femme), compréhensif, aimant et attentionné. Des enfants, qui sont sans problèmes. Et … Ils se font chier. (Et oui c’est vraiment le mot !)
6a00d834209e6353ef01538fc332d6970bCombien de personnes imaginent et espèrent être à leur place, pour avoir le plaisir et l’argent et la beauté et la réussite et… En fin de compte, courent après le bonheur vers une perfection, qui une fois atteinte, les emmerde.
Souvenez-vous des voitures de course très puissantes en formule 1 qui gagnaient TOUTES les courses. En prétextant que cela devenait dangereux pour les coureurs et les spectateurs, et d’ailleurs cela était vrai, la fédération des coureurs automobiles, a limité la puissance des voitures, pour laisser plus de place au « talent » des pilotes. Et il ont de ce fait, relancé l’intérêt des compétitions. Pour la natation ? Même combat avec les maillots. Pour le football aujourd’hui on a vu apparaître la nouvelle notion de fairpaly financier en 1995 pour contrer les déficits abyssaux des clubs, en matière de finance. Pour « la morale » dixit Platini. En fait cela, pourrait bien aller dans le sens de redonner, un sens à tout ça, sous peine de votre les championnats de foot perdre de leur intérêt. Mais cela n’est pas stricto sensu, légal, au dire de certains avocats qui considèrent cette limite comme un frein illégal aux investissements car ce serait une atteinte au droit communautaire de la concurrence (SIC). On le voit nous naviguons dans un potage pas très clair où la confusion la plus totale règne.
Alors quelle solution à tout cela ? Et si nous changions nos lunettes et la méthode d’accès à notre information ? Et si nous nous tournions résolument vers les résultats de la psychologie positive ? Vous voulez une idée de livre pour comprendre mieux le problème ? L’apprentissage de l’imperfection

Pour finir cette citation qui illustre bien notre manière de voir le monde :
« Il n’y a que deux façons de vivre sa vie; penser que rien n’est un miracle ou penser que tout est un miracle »
Albert Einstein

 
 

Est-ce que la psychologie positive peut aider les pessimistes ?

Est-ce que la psychologie positive peut aider les pessimistes ?

6a00d834209e6353ef0168ebf54e29970cC’est une vraie question que je me suis posée ce matin, en regardant mon écran. Je me suis connecté à Facebook et là, je vois un lien vers un article proposé par un de mes amis. (Petite digression : Sur Facebook chaque personne que avec qui j’établis un lien est une personne que je connais, et avec qui j’échange réellement. Ce n’est pas simplement une « liste sans valeur pour moi ». C’est peut-être pour cela que la liste n’atteint pas les 150 membres…). C’est un article sur le bonheur des Danois : « Pourquoi les danois sont-ils les plus heureux du monde ? » et le premier commentaire sur ce post était « Connerie habituelle plein de poncifs, sur le concept de « heureux » !!! Oui comme les couleurs se discutent depuis la nuit des temps, puisque très personnel !! »

Et voilà tout est dit en une phrase : Si des gens sont heureux c’est une connerie ! Pas besoin de savoir ce que les danois entendent par « Bonheur »… le bonheur c’est « personnel » ! Ben voilà … Pourquoi étudier le bonheur finalement ? Cette personne par son commentaire balaye d’un revers de la main  toutes les études faites sur le sujet. Les universitaires qui planchent depuis des années sur le sujet sont tous des C…

Pourtant quand on lit l’article on comprend bien que c’est la présentation d’un livre où une Danoise explique selon ses propres critères comment se fait-il que les danois soient les plus heureux du monde. Tout le mon de sait que ce livre est « partial » et orienté pour expliquer les raisons d’un bonheur constaté. Ah oui ce bonheur il est quand même constaté par un enquête « mondiale » alors ? Où est le problème ?

La grande différence entre un optimiste et un pessimiste vous la connaissez ?

  • Un pessimiste, qui rencontre une difficulté pense qu’elle va se reproduire et que c’est structurel. Par contre le bonheur c’est le hasard est c’est conjoncturel
  • Un optimiste, qui rencontre une difficulté pense qu’elle ne va pas de reproduire que c’est conjoncturel. Par le bonheur est structurel et reproductible.

Comment voulez-vous que le dialogue puisse s’établir entre eux ?

Les pessimistes justifient leur état en se disant « pragmatiques » et traitent les optimistes de rêveurs dangereux ! Ont-ils tort ? Pas tout le temps, car certains optimistes invétérés ne sont pas réalistes du tout. Et il y a la fameuse confusion entre « pensée positive » et « psychologie positive »

D’ailleurs certains journalistes chroniqueurs (euses) de France Inter vont même jusqu’à railler la psychologie positive la réduisant à la méthode Coué (qui soit dit en passant n’est pas complètement nulle en soit !)

Et si comme hypothèse on ne cherchait pas à donner la définition du bonheur mais simplement dire que « le bonheur c’est quand je me sens heureux ». Et chacun pourrait simplement par une introspection régulière se poser la question suivante « En faisant ce que je fais maintenant, là, immédiatement, à combien suis-je heureux sur une échelle de 1 à 10 ? »… Et prendre note de cela… On dessinerait alors progressivement, sa propre définition du bonheur… Puis il suffirait de changer les contours de ce que l’on veut augmenter, pour augmenter sa perception globale du bonheur. C’est simple comme… Une véritable introspection quotidienne… Et finalement, peut-être que la vraie question est : « Et si j’étais réellement moi-même, qu’est-ce que je ferais ?« .

Personnellement j’ai pris à mon compte la question suivante : « Et que ferait l’amour à ma place ?« 

L’expérience vécue en conscience est la réalité.

L’expérience vécue en conscience est la réalité.

Vous connaissez Mihaly Csikszentmihalyi ? Pas facile à prononcer comme nom hein ? J’ai trouvé sur le site http://fr.forvo.com/ cette prononciation.

Finalement c’est plus facile quand on l’écoute sur cet enregistrement. Entrainez-vous !

IMG_6820Cela éclaire ce dont je voulais vous parler aujourd’hui : « C’est l’expérience vécue consciemment qui est la réalité pour chacun » . (Milahly Csikszentmihalyi)

Epictète qui a vécu au 1er siècle après J.C. disait « Les hommes ne sont pas effrayés par les choses, mais par la façon dont ils les voient« 

Et Pascal (1623-1662) lui disait « Nous ne vivons jamais, mais nous espérons de vivre; et, nous disposant à être heureux, il est inévitable que nous le soyons jamais. »

Certains ne vivent d’ailleurs qu’en attendant un éventuel paradis que leur promet leur religion (Voir les religions dîtes du livre). D’ailleurs, certains iront même jusqu’à nier ce que j’ai écrit plus haut en me disant la réalité n’est pas de ce monde mais dans le prochain, celui qui est après la mort. Bah… Si cela leur permet de vivre heureux. Heureux ? Justement c’est la vraie question, que nous nous posons tous. Comment être heureux ? C’est quoi le bonheur ?

La psychologie positive étudie cela en profondeur, et fait de grands progrès. Comme souvent d’ailleurs quand la méthode scientifique est appliqué à un domaine, celui-ci progresse très rapidement… ou reste à l’écart car non soluble dans la science, il n’est que rarement accessible, à l’homme.

La psychologie positive, va dans le sens de la réconciliation avec les voies initiatique ou le vécu est essentiel, mais par un chemin différent. C’est passionnant que de s’apercevoir que les philosophes ont pu accéder à ces connaissances simplement par leur vécus personnels. Sans avoir à leur disposition, une armada de chercheurs et d’étudiants. Et c’est passionnant que de s’apercevoir que la science, à mis tant de temps à se mettre à la recherche du bonheur, qui est pourtant la chose que TOUT le monde recherche finalement.

Nous sommes éduqués en pensant que le meilleur est « à venir » … Ce sera plus tard que nous serons heureux… Le travail et la soumission aux lois nous apportera « la bonne vie ».  Cela permet à certains hommes peu scrupuleux de nous manipuler, pour nous promettre que le bonheur sera là demain (voir les diverses religions, et les divers partis politiques…). Tout tient dans les promesses « d’avenir meilleur ». Comme quand nous étions jeunes.

Nous confondons, la recherche du plaisir et la recherche du bonheur. Or la recherche du plaisir est inscrite dans nos gênes. Il suffit donc pour les diverses cultures de se servir de ces deux écueils pour « piloter » les humains. Cela s’exprime par : « Le bonheur viendra demain et en attendant laissons nous piloter par le plaisir immédiat »

Or cela ne fonctionne pas pour la quête du bonheur !

Pour aller vers le bonheur il est nécessaire de savoir « cueillir l’authentique plaisir de la vie » c’est à dire vivre des activités autotéliques (expériences optimales) indépendamment des impératifs du corps et des contraintes sociales.

Pas facile cela ? Hein ? C’est ce que Tal Ben Shahar appelle des objectifs « auto-concordants« 

Pour cela il est nécessaire d’élever notre niveau de conscience et cela passe par … La pratique quotidienne de la méditation consciente !

Et attention au piège de la formalisation de cette méditation, qui ne répond pas forcement à l’objectif initial qui est la « libération de l’esprit ».

Combien de techniques sont devenues des dogmes et des pratiques rigides qui se sont complètement éloignées de l’objectif en asservissant l’esprit qui voulait se libérer. Il est nécessaire donc d’expérimenter et savoir régulièrement arrêter la pratique et regarder le marcheur qui marche… On rejoint ici la nécessité de l’altérité pour l’observation de sa propre indépendance.

C’est bizarre ça hein ? Pour être libre, j’ai besoin du lien à l’autre. On rejoint ici l’essence du coaching.

Allez c’est assez pour aujourd’hui… A suivre 😉